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Maïs
Le sujet de conversation demeure bien entendu la température. Le dôme de chaleur qui sévit au Québec est aussi bien présent au sud de la frontière. Des états américains ont atteint les 40 degrés Celsius et des degrés d'humidité très importants. Pourtant, en dépit de cette chaleur suffocante et de ce manque d'eau, le maïs ne réagit presque pas à la hausse. Quel est le message derrière une telle réaction? Certains analystes et producteurs mentionnent que le sol a été tellement bien arrosé ce printemps que les réserves d'eau peuvent supporter une telle chaleur. Ainsi, le maïs peut profiter des chauds rayons du soleil pour croître. Par contre, il faudrait que les nuits soient plus fraiches afin de permettre le repos des plants et aider à la pollinisation. Les cartes météos montrent des précipitations pour le weekend dans une bonne partie du Midwest. Il faut absolument que ces pluies touchent toutes les régions productrices sinon les baisses de rendement sont plus que probables.
Un analyste privé a modifié les rendements estimés à 156 boisseau/acre (versus 158.7 boisseau/acre). Si nous incorporons ce chiffre aux surfaces ensemencées et la consommation anticipée, les stocks de report devraient se situé à 644 millions de boisseaux, soit un ratio stock/utilisation de 4.8%.
La Chine a sorti un indicateur économique qui pourrait modifier l'humeur de certains investisseurs. L'indice industriel est en contraction (versus expansion) et atteint le plus bas niveau depuis les 28 derniers mois. Les économistes anticipent une croissance économique supérieure à 9%, ce qui est tout même inférieur aux années précédentes qui se situaient au-dessus de 10%. Les commodités réagissent cependant bien à ces mauvaises nouvelles encouragées surtout par des règlements possibles sur la restructuration de la dette grecque, mais aussi par un accord qui est à portée de main aux États-Unis sur la hausse du plafond de la dette. Le monde semble régler ses problèmes de dettes.... Par plus de dettes!
Le marché est situé sur la tendance long-terme (1 an) et les supports se trouveraient autour de $6.70. S'il le contrat de décembre venait à briser ce niveau, il est possible que le marché veuille se diriger vers les $6.50. Si le marché rebondit encore une fois, les contrats de décembre voudront vraisemblablement essayer de traverser encore une fois les 7.00.
Bœufs
La chaleur fait son œuvre en faisant diminuer la consommation domestique. Par contre, plusieurs personnes commencent à discuter de la forte exportation des produits. Le marché a exporté plus de 35% plus de viandes cette année que l'an dernier à ce jour. Depuis les 2 dernières semaines, les exportations suivent un rythme nettement supérieur à la moyenne des derniers mois.
Par contre, les prix au comptant pour les bouvillons ne suivent pas cette demande mondiale. Les prix reculent cette semaine près de $109-110. Certains avancent même que les prix pourraient se situer plutôt vers les $108. Les prix des découpes ont fortement reculé : Choice en baisse de $2.66 à 178.24, les Select ont baissé plus modérément de $0.76 à $172.74.
Le marché se prépare au rapport du USDA demain : Cattle-on-Feed.
Le marché demeure sur ses supports autour de $109.85 sur les contrats du mois d'août. Avec des prix au comptant se situant près des contrats à terme, il est possible que les mouvements du contrat d'août soient limités. Par contre, le niveau technique de $108 semble attirant pour certains négociants qui pourraient le pousser jusqu'à ce niveau. Des pertes sont à prévoir, à moins que les facteurs externes positifs (embellies des bourses mondiales) viennent perturber la négociation.
Porcs
Malgré les rumeurs qui se font de plus en plus persistantes concernant la Chine, le marché n'a pu demeurer sur les niveaux près du $1 la livre sur les contrats du mois d'août. Les négociants ne peuvent se résoudre à négocier des prix supérieurs au prix au comptant en ce moment. La découpe ne montre aucun signe de vouloir progresser et le rythme des abattages semble en hausse.
Les importations de viande de procs de la Chine devraient passer de 6.4 millions de livres en 2010 à plus de 130 millions de livres cette année. Le pays devrait commencer à importer à partir du mois d'août et ce, jusqu'au mois de novembre. De plus, la Chine offre des incitatifs financiers aux producteurs chinois afin qu'il conserve plus de truies et qu'ils puissent augmenter le cheptel reproducteur.
Le prix de la découpe continue de faire surplace en grimpant de $0.13 pour se situer à $99.43. Le prix au comptant semble vouloir remonter, mais timidement. Le Lean Hog Index au 18 juillet se situe à $95.13 en hausse de $0.05.
Le marché s'est essoufflé encore un peu sur le sommet et prend le chemin de la baisse. Les abattages sont supérieurs à l'an passé et à la semaine dernière. Déjà cette semaine, le marché a abattu plus 40 000 porcs de plus que l'an dernier pour la même semaine. Malgré des poids de porcs qui vont en diminuant, la production demeure à un rythme supérieur. Il ne faut pas oublier que le dernier « Hog & Pig report » montrait une augmentation de production pour le mois d'août. Si ce n'avait était de la Chine, le marché du mois d'août serait vraisemblablement autour de $93.
