Nouvelle

Commentaires du matin - 2 novembre 2011

02 novembre 2011,

Bonjour à tous,
Voici le moment des inscriptions aux cours de l'ITA de St-Hyacinthe sur la mise en marchés des grains. Si vous désirez connaitre les fondamentaux des grains, le marché des contrats à terme et sa volatilité, comprendre les bases offertes par les marchands de grains, la contrepartie boursière et des stratégies de mise en marché des grains. N'hésitez pas à vous inscrire: Cours de l'ITA  Je voudrais citer un producteur qui m'a confié ceci : « C'est le meilleur $200 que j'ai investi depuis plusieurs années » Merci M. Benoit de cette remarque que je me permets d'écrire ce matin.

Maïs

Le maïs continue de surprendre les négociants par ra résilience contrairement au soya qui au moindre soubresaut économique flanche et retourne rapidement vers les creux des dernières semaines. Le maïs baissera seulement si l'économie mondiale se dirige vers l'abîme autrement il ne peut que demeurer stable ou monter dans le contexte que l'on a. Seul le rapport du USDA la semaine prochaine pourrait le faire changer de direction. Il est acquis que le maïs est remplacé dans plusieurs rations animales et que ce même blé est abondant partout sur la planète, mais le maïs demeure un ingrédient important dans plusieurs recettes animales, mais aussi industrielle. Dans bien des cas, il remplace le sucre granulé, il est la base dans plusieurs produits industriels et de plus l'éthanol ne cesse de surprendre par sa capacité à se retrouver dans nos réservoirs d'essence. Plusieurs personnes me demandent souvent : « Penses-tu que les américains cesseront de subventionner l'éthanol? » Peut-être, mais pas tout de suite! 2012 sera une année électorale aux États-Unis et qui oserait s'aliéner une partie de l'électorat agricole? Le USDA a beau diminuer les exportations, ou la consommation animale dans son rapport mensuel, les rendements diminuent plus rapidement faisant en sorte que les inventaires ne cesse aussi de diminuer pour l'an prochain.

Le seul point d'interrogation ce sont les récoltes abondantes dans les pays de l'ancienne République soviétique qui reprennent leur rôle de « grenier du monde » et prennent d'assaut les marchés d'exportations. Ils ont beaucoup de blé et du maïs cette année. Même en Europe, on a encore haussé la production récemment alors faut-il y voir une concurrence importante? Certains importateurs traditionnellement près des américains semblent acheter de ces destinations, c'est pourquoi le USDA diminue sans cesse les exportations de maïs américain. De plus, le Brésil qui normalement a terminé la saison d'exportation de fèves continue de fournir la Chine en cargos...

Je crois toujours à une hausse du prix jusqu'au printemps quand la récolte sud-américaine arrivera à maturité et que les intentions de semis américains seront connus. On prétend avoir déjà estimé que les ensemencements attiendront peut-être 95 millions d'acres pour l'an prochain. Si les rendements sont dans la moyenne des dernières années, ll est possible que les inventaires remontent jusqu'à 2 milliards de boisseaux et un ratio inventaire/utilisation à plus de 15%!

De plus, l'atteinte de la limite dans le bœuf hier a pu aider le maïs à remonter.

Le Mexique pourrait réviser sa production de maïs à la baisse pour 2011/12 de 3.5 millions. De plus, le pays semble augmenter au même moment les importations 600 000 tonnes par rapport au rapport du USDA en octobre.

Un mot concernant les bases québécoises, il est surprenant de voir un écart si large entre les acheteurs et les vendeurs. Certains prétendent avoir vendus du maïs à $225/tonne (Base à -0.50) alors que des acheteurs (producteurs de porcs) mentionnent avoir achetés du grain à $275/tonne (Base à +0.40). Est-ce dû à la volatilité des marchés des grains, à la devise canadienne ou aux fluctuations des prix de l'essence?

 

Bœuf

Le marché du bœuf fut un des rares à montré des signes positifs hier. Bien que la volatilité des bourses d'actions l'ait entrainé en baisse pendant l'ouverture hier, les acheteurs sont revenus dans le marché après avoir entendu que le prix au comptant au Nebraska se transigeait autour de $123 en hausse de presque $4 par rapport à la semaine dernière. Certains parlaient même de prix oscillant près de $125! De plus, la journée avait commencé avec des achats autour de $119 dans quelques états américains. Normalement, le prix du bœuf devrait connaitre un rallye saisonnier jusqu'en décembre, ce qui ne semblait pas le cas jusqu'à présent. De plus, on note une diminution sensible des abattages ce qui pourrait avoir incité des gens à parier que les prix pourront ainsi monter malgré les influences négatives de l'économie.

Le manque de vendeurs a aussi joué dans la montée d'hier. Les acheteurs se sont présentés sur les marchés, mais les vendeurs étaient relativement absents ce qui a poussé les prix nettement à la hausse. La baisse de la semaine dernière y est probablement pour quelque chose aussi. Les vendeurs ont probablement du racheter leurs positions afin de ne pas être pris à contrepied dans cette tendance haussière. Les rachats stop ont du s'enchaîner entraînant les prix à la limite.

De plus, le Japon a demandé de revoir certaines règles restreignant l'importations de viandes provenant du Canada et des États-Unis qui empêchaient la viande provenant d'animaux ayant 30 mois de vie et moins (la barrière permet seulement l'importation de viande provenant d'animaux ayant 20 mois et moins d'âge) de se retrouver dans le marché japonais. Si ce changement est approuvé, les deux pays pourraient exporter davantage de viandes au Japon dans les prochains mois.

Les découpes ont terminé leur journée mixtes avec une baisse des Choice ( -$0.56) et une hausse des Select (+$0.83).

Il est possible que le bœuf puisse reprendre une tendance haussière dans les prochains jours. Aujourd'hui il serait par contre important que la ligne baissière soit clairement brisée afin de rependre l'ascension du mois dernier et rejoindre $1.24.

 

Porcs

Les contrats à terme du porc ont été aidés par les prix du bœuf en fin de journée hier. Le porc se cherche une direction après avoir chuté la semaine dernière. Le prix au comptant continue de chuter tranquillement (Lean Hog index se situait à 91.12 en baisse de $0.78). La découpe aussi suit la tendance saisonnière : en baisse de $0.63 à $95.75. Les négociants attendant de voir si la baisse des prix pourra stimuler des ventes à l'exportation.

De plus, il semble que le rythme des abattages connus depuis les 3 dernières semaines pourrait commencer à ralentir. Mardi soir, on pouvait suspecter une baisse pour la semaine des abattages de l'ordre de presque 9000 porcs. On peut peut-être affirmer que les producteurs avaient devancé un peu les mises en marché depuis les dernières semaines surtout lorsqu'on constate les poids moyens des procs abattus qui semblaient demeurer un même niveau alors que normalement, les poids moyens auraient dus montrés des signes de hausses à cette période-ci. Le manque de porcs disponibles fait l'affaire des abattoirs qui semblent vouloir aussi réduire la production puisqu'elles semblent au prise avec des marges bénéficiaires sur le déclin. Voudront-elles protéger leurs marges? Elles ont suffisamment de viandes en réserve pour l'exportation à ce moment-ci.

 

 


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