Avis à tous. On vient de me proposer un nouveau produit de commercialisation : vente à prix ciblé. Exemple : vous avez un objectif de vente votre maïs en mars 2012 à $275 tonne, mais le prix aujourd'hui est situé à $245 (base n'est pas incluse dans le calcul ici). Vous pourriez donner un ordre à prix ciblé à $275 à votre marchand de grains pour une date précise. En contrepartie, celui-ci vous versera une prime (ristourne) dans les 72 h de votre commande (exemple $8 la tonne). Si le prix atteint votre objectif, vous livrez votre grain au marchand au prix convenu, sinon le grain demeure dans vos silos et vous conservez la prime reçue.
Je ferai un exemple réel dans un prochain commentaire.
Maïs
La température est idéale pour terminer les semis aux États-Unis, mais certains disent que le mal est fait. Une firme privée a estimée que les terres ensemencées en maïs atteindraient seulement 87.233 millions d'acres. Si les calculs du USDA demeurent ce qu'ils sont (rendement à 158 boisseau/acre, consommation, etc.), les inventaires finaux pourraient se retrouver a 173 milions de boisseaux pour l'an prochain. Par contre, il n'est pas dit que plusieurs producteurs n'essaieront pas de semer de nouvelles variétés dans les prochains jours afin de maximiser les rendements. Les prix du maïs pourraient inciter des producteurs à semer quand même du maïs même si les rendements ne sont pas exceptionnels. Les anticipations météorologiques convergent vers un mois de juin idéal pour la germination et la levée.
De plus, plusieurs nouvelles viennent affecter le niveau de prix des grains : 1) l'Europe attend de bonnes précipitations dans les prochains jours ce qui devrait augmenter le potentiel de rendements de certaines récoltes. Par contre, il semble que certains producteurs en France soient en train de récolter leur blé! 2) La Russie annonçait hier qu'elle vendra une quantité importante de blé sur les marchés internationaux et le prix semble jusqu'à $100 la tonne moins chère que les blés amércains. La Russie pourrait ainsi exporter plus de 5 millions de tonnes. L'Ukraine pourrait être dans une situation similaire si elle se retrouve avec une récolte record telle que prévue par certains analystes.
Le potentiel baissier du maïs demeure limité par ses fondamentaux (inventaires) et le début difficile des ensemencements.
Bœuf
Les facteurs externes sont venus rattraper le marché du bœuf. Une baisse de l'économie américaine et les baisses importantes des bourses sont venues perturber la négociation, malgré les bons mouvements de ventes de viande de bœuf des grossistes en début de semaine. Même les abattoirs semblent vouloir acheter tout ce qui disponible en terme de bouvillons afin de remplir des commandes.
De plus, les rumeurs concernant un abattoir du Nebraska qui devait fermer ses portes temporairement en raison d'inondation ont provoqué une chute des prix des contrats à terme. La direction de l'abattoir a mentionné que les rumeurs étaient sans fondement et que l'usine continuait d'opérer normalement. Les marchés sont revenus vers les prix d'ouverture créant ainsi de beaux signaux techniques d'achat.
Les prix au comptant se stabilisent et commencent timidement à monter dans certains états. Les prix de la découpe furent encore mixtes : Choice en hausse de $0.78 et les Select en baisse de $0.66.
Porcs
Tout comme dans le bœuf, les données économiques ternes aux États-Unis ont provoqué des chutes importantes des prix, mais ceux-ci sont, tout de même, revenus vers leurs prix d'ouverture.
Le prix au comptant se situe à $93.33 au 31 mai dernier et la découpe a encore une fois déçu en baissant de $1.70 pour s'établir à $88.16 sur de bons volumes de ventes. Pour la découpe, c'est le niveau le plus bas depuis le 27 janvier dernier.
Le poids des porcs abattus est maintenant sous les poids de la semaine précédente et des poids de l'an passé. Pour la semaine d'abattage du 28 mai, le poids moyen s'établissait à 269.9 livres versus 270.9 livres la semaine précédente et 270.8 livres l'an dernier. Les producteurs sont donc à jour dans leur mise en marché. De plus, ils doivent probablement accélérer les mises en marché face à des grains qui ne baissent bas alors que leurs produits continuent de baisser.
