Maïs
Les pluies diluviennes en Australie empêchent les producteurs de récolter rapidement et les conditions climatiques sèches dans les plaines américaines ont provoqué une hausse du prix du blé en Amérique du Nord causant ainsi une hausse des prix du maïs. La qualité du blé en Australie commence à préoccuper certains producteurs et négociants. De plus, l'émergence du blé dans les Plaines avant la dormance continue de se détériorer. Ajouté à cela, l'Argentine qui demeure au prise avec des conditions météorologiques difficiles en raison du manque de pluie commence à affecter les jeunes plants de maïs. Toutes ses conditions rendent le marché vulnérable à des hausses abruptes compte tenu des inventaires très bas.
Les produits pétroliers sont de retour sur des sommets récents. Les prix de l'essence se trouvent sur des hauts des 7 derniers mois et l'éthanol aura tendance à suivre ce mouvement. Ainsi, cela créera une demande pour le maïs de la part des producteurs d'éthanol afin de profiter des marges bénéficiaires positives de l'industrie.
Le maïs a traversé des moyennes mobiles hier (50 jours) et pourrait avoir changé la tendance baissière récente en tendance haussière. La mentalité vient peut-être de changer : les fonds reviendront acheteurs des baisses. Les supports se trouvent donc, pour les contrats à terme de mars, à $5.56 et les résistances sont situées à $5.68.
Bœuf
Les achats au comptant semblent être terminés pour la semaine. Et quelle semaine : une hausse du prix impressionnante pour atteindre jusqu'à $104 au Texas! Les découpes ont bondi encore une fois : les Choice avec une hausse de $0.30 et les coupes Select avec une hausse de $1.28.
Les contrats à terme semblaient encore une fois se diriger vers une baisse, mais plusieurs facteurs sont venus tourner la situation dans l'autre sens : 1) hausse des bourses des actions, 2) données économiques meilleures que prévues aux États-Unis, 3) les producteurs qui rachètent leurs positions de contrepartie, 4) les fonds et spéculateurs qui achètent massivement sur les hausses et 5) une entente commerciale possible avec la Coré du Sud concernant la viande de boeuf.
Les contrats à terme sont « sur-achetés » avec des lectures de RSI supérieurs à 70. De plus, il y a beaucoup de nouvelles positives et le marché ne peut plus en absorber davantage. Bien que l'intérêt en cours a crû durant les dernières semaines, il ne faudrait oublier que la fin d'année approche et certains négociants voudront vraisemblablement larguer certaines positions. Il faut être à l'affût afin de bien faire sa contrepartie à ces niveaux. De plus, si les veaux d'embouche pouvaient baisser davantage, il serait important de bien calculer son Cattle Crush (achat veaux - achat maïs - vente bouvillons) afin de sécuriser des marges bénéficiaires pour les prochains mois.
Les supports sur les contrats de février se situent sur les niveaux de $106.20 et les résistances à $107.25.
Porcs
Les préoccupations reviennent relativement aux poids des porcs. Après 3 semaines de baisses, il semble que le poids moyen enregistré demeure à 275 livres pour la semaine du 27 novembre dernier (inchangé). La porte demeure ouverte pour des baisses sur les mois de décembre et de février puisque l'offre (production totale de viandes) de porcs est préoccupante. Pour ajouter à la baisse des marchés à terme, la découpe a perdu $1.30 pour se situer à $76.11. Les prix au comptant semblent retraiter un peu en ce milieu de semaine.
Techniquement, rien de positif à l'horizon : la chandelle « englobante baissière » encourage le marché à tester les supports à $74 sur les contrats à terme de février. De plus, les volumes sont supérieurs aux dernières sessions et cela indique que plusieurs participants veulent sortir de leurs positions acheteurs des 2 dernières semaines et peut-être même ajouter des positions vendeurs.
