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Commentaires du matin - 16 décembre 2011

15 décembre 2011,

Maïs

Le maïs a encore pénétré certains niveaux techniques importants à $5.80 sur les contrats de mars 2012. Pourtant, aucune panique ne semble s'emparer des vendeurs à ces niveaux. Normalement, plusieurs fonds auraient du vendre sur ce point technique, mais il semble que des acheteurs se manifestent constamment à ce prix. Ce qui se passe à ce niveau est d'une importance capitale pour la suite des choses!

Les ventes à l'exportation ce matin ont encore montré que la Chine demeure présente sur le marché du maïs américain. Les autorités chinoises ont encore importé pour 123 000 tonnes après en avoir acheté 238 000 tonnes la semaine précédente. Ce qui peut paraître surprenant à première vue, mais lorsqu'on creuse un peu plus, on note qu'avec des précipitations en Argentine fortement en-dessous des moyennes annuelles et le fait que la Chine ait signé avec ce pays un approvisionnement important pour le printemps prochain, la Chine désire commencer à acheter de petites quantités au États-Unis puisqu'il devient de plus en plus évident que les producteurs argentins ne pourront remplir le carnet de commande. Ainsi la Chine doit se « hedger » en achetant du maïs maintenant et réalise ces achats aux États-Unis.

Ainsi la menace, de sécheresse commence à faire bouger certains consommateurs plus tôt dans le marché et c'est la principale raison pourquoi le maïs ne s'enfonce pas plus bas. Les cartes météos ne montrent, que pour les prochains 10 à 15 jours, aucune précipitation au Brésil et en Argentine.

Dans ces conditions, il est possible que les vendeurs se tiennent loin du maïs et des fèves. De plus, plusieurs vendeurs voudront probablement engranger certains profits en rachetant leurs positions si les conditions des marchés financiers retrouvent une certaine contenance avant le weekend. Si ces vendeurs reviennent racheter leurs positions, il n'est pas impossible de tester $5.90 ce vendredi sur les contrats de mars.

La production d'éthanol aura fléchi un peu la semaine dernière avec une production de 938 000 barils par jour ce qui constitue une utilisation de 99,92 millions de boisseaux pour la semaine. Cela demeure au-dessus des estimations du USDA (95.8 millions de boisseaux).

L'Inde se prépare à vendre plus de 1 million de tonnes de maïs en janvier. D'après certains négociants, le prix offert est de $40 la tonne inferieure au prix du maïs américain.

D'après un responsable gouvernemental chinois, la Chine pourrait continuer d'augmenter les rendements de maïs l'an prochain et ainsi produire davantage de maïs.

Il est difficile de prendre une position sur les contrats à terme en ce moment ou une décision de vendre son maïs ou même d'en acheter pour la consommation animale. Le marché, techniquement, est en position très vulnérable de baisse (problèmes financiers européens), mais en même temps hésite en raison de la sécheresse sud-américaine.

 

Bœuf

Le marché semble enfin trouver des bases plus solides. Le marché au comptant cette semaine demeure à peu près inexistant afin de déterminer un prix. Il semble que les acheteurs se trouvent à $118 et les offres se situent entre $120 et $121.50.

Le marché se positionne pour le rapport du Cattle On Feed de vendredi après-midi. On attend les chiffres suivants : Catégorie On-Feed : 103.7%, Placements en novembre à 99.6% et les mise en marché en novembre à 98.5%.

Les exportations se sont situées à 9900 tonnes pour livraison 2011 et 8900 tonnes pour livraison 2012. Ces chiffres sont une bonne nouvelle afin de stabiliser les marchés.

Normalement, les négociants recommencent à acheter des contrats à terme pendant les deux dernières semaines de décembre puisqu'on attribue toujours une prise de poids moindre pour les animaux de la fin décembre jusqu'en janvier. Ainsi, il est possible que si le rapport du Cattle on Feed n'est pas négatif que les contrats à terme puissent remonter rapidement vers les $120-$121.

 

Porcs

Le prix du porc connait aussi quelques difficultés, malgré la découpe qui résiste à la baisse des marchés, mais aussi d'excellentes données d'exportations cette semaine.

Le manque de volume sur le marché peut aussi venir influencer en raison du manque d'acheteurs. La hausse du dollar américain peut certainement avoir eu une influence négative sur les intentions d'achats puisqu'il est possible que ceci vient affecter négativement les exportations dans un avenir rapproché.

Par contre, il est intéressant de noter que par saisonnalité le porc a tendance à monter dans les dernières semaines de décembre et ce en raison du temps des fêtes. Cette année, en plus, on peut noter que les écarts entre les prix au comptant et les contrats de février sont bien minces.

La découpe se situe à $90.74 pour débuter la journée et le prix au comptant, au 13 décembre, a terminé à $85.64. Les marges des abattoirs demeurent confortables et ceci est un aspect positif qui pourrait vraisemblablement aider les prix au comptant à remonter tranquillement d'ici la nouvelle année. La faiblesse du prix au comptant demeure un point majeur dans le manque de vigueur du prix du porc.

Les fonds ne sont plus nécessairement en mode liquidation, mais demeurent nerveux face aux marchés financiers en général.

Par contre, les analystes sont nerveux face au poids moyen des porcs abattus qui flirtent sans cesse avec les sommets. À 276.1 livres, les poids demeurent supérieurs à ceux de l'an dernier (275.6 livres). De plus, il faudrait aussi voir une diminution du rythme des abattages. Le marché, encre une fois, continue d'ajuster les prix des mois d'été 2012 à la baisse puisque les producteurs ne semblent plus se diriger vers une diminution de production pour le 1er trimestre de 2012. Nous aurons une idée plus claire la semaine prochaine avec le rapport du Hog & Pig.

 


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