Maïs
Chute brutale des grains vendredi dernier. Atteindre la limite alors qu'aucune nouvelle particulière et spécifique aux grains n'est venue affecter directement la négociation. Les fonds ont continué de liquider leurs positions « acheteurs » alors que les signaux techniques pointaient tous dans la même direction depuis mardi lorsque le prix avait atteint $6.05 (sur les contrats de décembre) et fermé à la baisse. Cette baisse importante s'est généralisée aux autres commodités lorsque la rumeur voulant que la Chine hausse encore une fois ces taux d'intérêt afin de freiner l'inflation à l'intérieur de ses frontières. Bien que le pays n'ait agi dans ce sens pour l'instant, les appels se font plus forts afin de freiner le capital spéculatif qui entre massivement dans le pays. De plus, il semble que les dirigeants travaillent afin de voter des lois plus restrictives face à cette problématique.
Le maïs a atteint la limite vendredi et donc n'a pu rejoindre le gap situé à $5.30 sur les contrats de décembre. Il fut par contre bien proche de réaliser cet objectif. La situation demeure : les supports se situent toujours autour des $5.30 et les résistances vers les $5.46. Le marché se cherchera sans doute une base solide sur laquelle il pourra rebondir éventuellement. Évidemment, afin de remonter le maïs, il faudra la participation des fonds et ceux-ci seront peut-être sur la ligne de touche jusqu'à la fin de l'année (ils ont vendu environ 26 000 contrats vendredi), par contre certain commerciaux pourront probablement profiter de la baisse des prix afin de fermer des positions ou encore faire une contrepartie afin de protéger des prix d'achat pour les prochains mois.
Bœufs :
Il est intéressant de constater que malgré les bonnes nouvelles dans le bœuf vendredi dernier, celui-ci ait autant baissé, La pression était forte sur les commodités et les fonds indiciels et spéculatifs ont profité du mouvement général afin d'alléger leurs positions. L'effet est clair et nous le constatons sur les baisses importantes que le marché a connues. Par opposition, le prix au comptant demeure, somme toute, inchangé ou légèrement à la hausse. Certains endroits ont négocié autour des $98-$98.50 (stable ou à la hausse de $0.50). De plus, les découpes ont été mixtes : les coupes « choices » ont monté de $0.15 alors les coupes « select » ont baissé de $0.05. Les ventes à l'exportation demeurent fermes et ont attient la semaine dernière 12 739 tonnes métriques. Malheureusement, les États-Unis et la Corée du Sud n'ont pas su s'entendre relativement à une entente commerciale concernant certains produits donc le bœuf. Ceci pourrait avoir un effet négatif sur les prix.
Sur les graphiques, encore une fois les contrats n'ont pu traverser le niveau de $100 sur le mois décembre et ceux-ci tenteront de retrouver leurs bases à $98 avant de retrouver une nouvelle direction.
Porcs :
Le porc a pris une pause bien méritée vendredi en raison de la baisse des commodités vendredi. Par contre, le marché demeure en mode « achat » en raison du comptant qui semble vouloir s'accélérer à la hausse et la découpe qui semble aussi monter (hausse de $0.52 vendredi). Par contre, il ne reste qu'un mois avant la fin du contrat de décembre le contrat à terme demeure cher par rapport au prix au comptant (6 cents de différence). Les prix commenceront donc à converger cette semaine.
Les supports des contrats de décembre se situent à 68.00 et les résistances devraient être autour de $69.50. Ce qui est intéressant de noter : les volumes croissants de négociation alors que le marché monte, ce qui indique peut-être la confirmation du mouvement haussier récent.
