Maïs :
Les vendeurs techniques sont à l'œuvre dans le maïs. Le maïs a connu un renversement important depuis le sommet de mardi ($6.05 sur décembre) et le volume énorme transigé a fait en sorte de générer des signaux de vente pour certains fonds de type « momentum ». De plus, plusieurs fonds indiciels ont voulu réduire leurs expositions en raison de la force du dollar US depuis quelques jours. Les commerciaux qui étaient net vendeurs sentent moins de pression à vouloir couvrir leurs besoins futurs en rachetant de leurs positions vendeurs. Nous nous retrouvons dans une situation où personne n'est véritablement acheteur. Les niveaux à surveiller demeurent les mêmes pour l'instant : $5.42 sur les contrats de décembre 2010. Si nous traversons ces niveaux, le support sera alors situé à $5.30.
De plus, l'inflation en Chine est à un sommet des 25 derniers mois et les analystes craignent encore une hausse des taux d'intérêt afin de freiner l'activité économique. Ceci a pour effet de faire baisser les prix des commodités et les grains n'échappent pas à cette réalité. Le pétrole est à la baisse de plus de $1, l'or à la baisse de $15 et les fèves de soya ferment la marche avec une baisse de 40 cents/boisseaux. Les fonds en étant des acheteurs importants récemment sont en train de liquider des positions massivement. De plus, il est possible que certains producteurs de grains veuillent faire leur contrepartie en vendant des contrats à la Bourse et ceci peut accélérer la baisse des grains à court terme. Nombreux seront ceux qui voudront se protéger par l'utilisation d'options afin de ne pas laisser échapper des hausses possibles en début d'année 2011. La même situation existe pour les acheteurs de grains, la baisse récente permettra de fermer des prix à meilleur marché qu'il y a quelques jours à peine. (Afin de bien connaitre les stratégies, risques et avantages de la contrepartie, n'hésitez pas à vous inscrire aux cours de l'ITA afin de maitriser ces outils!)
Bœufs :
La faiblesse des Bourses nord-américaines et les nouvelles économiques européennes semblent vouloir affaiblir les prix du bœuf présentement. L'incertitude plane toujours sur les consommateurs et ceux-ci pensent davantage à leurs budgets et comment dépenser leur argent de façon responsable. A cet effet, les prix de la découpe ont attient des bas récents (plus bas niveau depuis le 18 octobre dernier). Malgré une baisse de production appréhendée et une stabilité des prix au comptant ($97.50), les contrats à terme ont encore terminé leur session sur la défensive. Les fonds demeurent des acteurs importants et possèdent plus de 80 000 contrats dans le bœuf, ce qui peut constituer un problème s'ils devaient liquider agressivement des contrats. Il faudrait cependant des mauvaises nouvelles afin de provoquer une telle situation, mais il n'est pas exclu que certains fonds liquident en cette période de l'année afin d'alléger leurs positions avant le temps des fêtes et la fin de l'année.
Porcs :
Il semble bien que les bas soient derrière nous. Le marché semble être encouragé par des nouvelles du comptant qui serait fortement à la hausse encore hier. En effet, les trois zones (Iowa/Minn, Eastern et Western cornbelt) indiquaient des hausses de plus de $1.50. Par contre, il faudra que le prix au comptant grimpe rapidement s'il veut rejoindre le contrat à terme. Il faudra s'attendre à des prises de profits de certains acheteurs en cette fin de semaine. En effet, plusieurs nouvelles affectent le moral des investisseurs : une hausse des taux d'intérêt possible en Chine, le renouvellement de dettes nationales en Europe qui ne passe pas très bien pour certains pays, baisse des bourses en général. De plus, les exportations pour le mois de septembre ont déçu dans le porc : 322.2 millions de livres, une baisse de 7.8% par rapport à l'an dernier.
