Maïs :
Le maïs a tout tenté hier essayant de s’approcher vainement de ses sommets récents. Le blé fut encore une fois le nouveau leader dans le complexe des grains. De vives inquiétudes concernant les ensemencements et la sécheresse dans les plaines américaines font craindre une diminution de la récolte de blé d’hiver. De plus, le coton qui trône sur des sommets jamais atteints attire la convoitise de certains producteurs qui voudraient délaisser certains hectares semés en grains (blé, maïs) pour migrer vers les semis de coton au printemps prochain. Il semble que le bilan de maïs deviendra plus serré si cela se concrétisait. De plus, le Conseil mondial des grains a diminué la production mondiale de maïs de 10 millions de tonnes et augmenté la consommation de 3 millions de tonnes dans un rapport présenté hier. Résultat : les réserves mondiales se situent sur des bas des 4 derniers années.
De plus, il y a des rumeurs persistantes au sujet de la Chine qui pourrait devenir acheteur de maïs américain dans les prochaines semaines. Nous verrons si cette rumeur est fondée puisqu’il semble que du maïs indien serait aussi offert aux acheteurs chinois.
Techniquement, puisque le maïs n’a pas réalisé de nouveaux hauts et a terminé sa course sur ses bas de journée hier, il est possible de voir le prix chuter vers des niveaux de support autour des $5.67 (sur le contrat de décembre). Advenant le cas d’une hausse, le sommet de $5.88 demeure une résistance.
Boeufs :
Le boeuf continue sa descente telle qu’anticipé dans nos commentaires depuis le début de la semaine. Ce matin, le complexe est appelé modérément à la baisse. Les prix au comptant demeurent sur des niveaux oscillant autour des $100, malgré que les producteurs offrent le bétail autour des $102. Les prix de la découpe auront fermé mixtes hier : 162.26 pour Choice (+$0.82) et 153.96 pour les select (-$0.59).
La pression technique demeure et le boeuf n’a pas beaucoup de répit avant 98.00 sur le contrat de décembre. Bien que les fondamentaux maintiennent le prix élevé, il est possible de revoir de plus bas prix avant de revoir une hausse en raison de l’abondance de viandes sur les marchés (porcs et volailles). Par contre, les mois de 2011 ne semblent pas suivre le mouvement en raison de la disponibilité moindre des bêtes prévues l’an prochain.
Les exportations demeurent excellentes. Le USDA a rapporté que les ventes se sont chiffrées à 19 500 tonnes et que les données cumulatives nous montrent des exportations 31.9% supérieures à l’an dernier à ce jour.
Porcs :
Une situation technique très intéressante s’est développée sur les contrats de décembre en formant un doji. Cette figure nous montre clairement l’indécision du marché : rebondir ou redescendre. La journée d’aujourd’hui sera importante du point de vue graphique afin de déterminer les prochaines actions à prendre.
Statistiques Canada offrait un rapport sur l’inventaire de porcs vivants à la date du 1 octobre : 11.854 millions de bêtes, une baisse de 101 000 par rapport à l’an dernier. (c’est le plus bas niveau de production des 13 dernières années). Si nous tenons compte de la situation américaine et canadienne, les inventaires de bêtes vivantes se situent à la baisse de 2.3% par rapport à l’an dernier.
Les prix au comptant ont accéléré à la baisse hier, mais le prix de la découpe se stabilisait et était à la hausse de $0.82. Il semble bien que certains producteurs se plient, malgré eux, aux exigences des abattoirs et abaissent le prix des bêtes vendues de sorte que les prix au comptant recommencent à baisser. Les trois zones hier (est, ouest et Iowa/Minn) affichaient des prix à la baisse de plus $1.70! Nous verrons comment cela se traduit sur le Lean Hog Index.
