Maïs :
Encore une hausse alimentée par le blé et les fèves. Bien que la pression aurait dû être à la baisse en raison des facteurs externes (force du dollar US et baisse générale des commodités), le maïs aura réussi à trouver le moyen d’aller dans le sens contraire. Il est difficile de trouver une raison particulière pour faire monter les prix, si ce n’est que certains analystes citaient ceux-ci : la Chine pourrait importer jusqu’à 2.25 millions de tonnes de maïs, le prix de l’éthanol qui grimpe et la demande de grains nécessaire pour sa production aussi, discussions sur des réductions possibles des rendements dans le prochain rapport du 9 novembre, etc.
Le maïs est en train de vouloir traverser ces hauts récents ($5.88 sur décembre). La session de nuit aura permis de toucher $5.85 ¼ le boisseau. Nous sommes donc très près de nouveaux sommets qui pourraient encore une fois atteindre le seul psychologique de $6.00 sur les contrats à terme de Chicago. L’idée que c’était fait les commerciaux (qui étaient nets vendeurs de contrats de maïs) de profiter des baisses possibles ne semble pas se concrétiser et ceux-ci doivent se couvrir en achetant leurs contrats vendus préalablement.
Boeuf :
Les prix ne semblent pas avoir été beaucoup affectés par les distractions externes (baisses des bourses, hausse du dollar USD) et demeurent stables bien qu’encore une fois ils suivent une tendance légèrement baissière. Les prix au comptant se sont négociés $2 à $2.50 à la baisse hier pour se situer autour de $100. La découpe a inversé sa course et a augmenté de $0.81 (choice) et $0.33 (select). Il faudra encore une fois surveiller ce qui se passe dans les prix de porcs et volailles afin de constater si les prix du boeufs en seront affectés. Techniquement, la tendance à la hausse demeure intacte.
Porcs :
Le prix de la découpe a encore une fois chuté abruptement de $1.91 hier après-midi pour se situer à $72.93. Bien le prix au comptant ait baissé aussi de $0.31 (Lean Hog index), c’est véritablement la découpe qui met de la pression récente sur les prix des contrats à terme. Le poids des porcs abattus semble encore une donnée problématique ce matin. En effet le USDA rapportait que la moyenne de poids se situait à 275.3 livres (versus 274 livres la semaine précédente) (doit-on comprendre que l’industrie abat des truies et réduise le cheptel reproducteur?). Ces facteurs entrainent une déprime de la part des producteurs qui n’hésitent plus et semblent vouloir amener plus d’animaux à l’abattoir tellement que certains endroits ont atteints leurs limites d’abattage. Cette situation n’est pas s’en rappeler certains événements semblables dans l’histoire.
Les niveaux techniques atteints hier font mal paraitre la tendance stable qui s’était développée depuis quelques sessions. La fermeture d’hier entrainera les prix à la baisse et ceux-ci pourront vraisemblablement trouver un support vers $66.20 sur le contrat de décembre 2010.
