Maïs :
Le marché des grains s'est choisi un nouveau leader hier : le blé. Les conditions rapportées (récolte et semis) par le USDA font craindre une baisse de production (manque de pluie sur certains états pour le blé d'hiver) aux États-Unis et certains participants du marché qui étaient vendeurs (surtout en « spread ») achètent leurs positions (ils étaient « long maïs-short blé »). La force du dollar US sur les marchés n'a eu aucun effet sur le maïs qui a monté et suivi le blé dans son ascension en raison de la bataille des hectares à semer cet automne ou ce printemps. Que dire de plus sur ce marché? Tout le monde attend. Les analystes ont commencé à sortir des estimés de rendement : 155.8/boisseau l'acre. Par contre, ils semblent tous convaincus de l'augmentation des rendements dans les fèves (moins de maïs, plus de fèves!).
Techniquement, le marché peut se replier jusqu'à ses niveaux de support à $5.57. Le maïs, malgré une tentative hier, n'a pas réussi à passer certains niveaux importants pour lui donner une nouvelle impulsion à la hausse. Si les fèves brisent le niveau psychologique de $12.00 sur novembre, et si la force du dollar US continue, le maïs pourra baisser à court terme parce qu'il sera sans nouvelle positive avant encore 2 semaines.
Boeuf :
Le marché continue de se corriger. Les participants sont nerveux concernant le court terme et se demandent si les sommets sur les prix au comptant ont été atteints la semaine dernière. Les prix de la découpe ont baissé hier perdant plus de $1.64 (choice) et $0.20 (select). La force du dollar US pour une deuxième journée consécutive pourra apporter certaines liquidations de contrats à terme sur les commodités. Par contre, si nous nous attardons au court terme dans ce commentaire, il ne faut pas perdre de vue que les prix à moyen (3-6 mois) et long terme (1 an) sont encore loin des sommets possibles et imaginés par certains participants du marché.
Techniquement, la baisse peut continuer encore un peu jusqu'à des niveaux de 99.50 sur les contrats de décembre et 102.75 sur février. Les mois de 2011 sont plus résilients et il faudra de bien mauvaises nouvelles pour les faire baisser.
Porcs :
Les prix au comptant pourraient commencer à remonter un peu cette semaine. Les différentes zones montrent que les prix seraient à la hausse en ce début de semaine. Les producteurs ne veulent pas s'en laisser imposer par les abattoirs et demeurent disciplinés dans leur mise ne marché (évitant de devancer leurs mises en marché). A la lecture de certains analystes, il est pertinent de citer que certains croient que les producteurs sont « courant » dans leur mise en marché et le problème de poids dans les porcs soumis à l'abattage seront dues en raison de la grande qualité de l'alimentation des animaux et de la température clémente de l'automne.
Il faudra aussi que les consommateurs achètent des produits du porc, puisque la découpe a encore chuté hier de $1.11. Il y a quelques jours, nous parlions que la baisse des contrats à terme étaient due à la faiblesse du prix au comptant, et bien, présentement la faiblesse des « futures » est provoquée par le prix des découpes et le manque d'intérêt des acheteurs de produits du porc. Afin de rétablir la situation dans ce marché, il faudra constater une stabilisation du prix de la découpe.
Sur les graphiques, la situation n'est toujours pas problématique puisque les prix se consolident toujours autour des $68.00 (sur décembre). Encore une fois, il ne faudrait pas que le prix dégringole sous les niveaux de $67.50 afin de ne pas provoquer certains ordres « stop » qui peuvent avoir été placés par les fonds afin de sortir de leurs positions.
