Maïs :
De légères prises de profits auront influencé à la baisse le maïs vendredi dernier. La stabilité du dollar US aura marqué la session et la baisse du soya a aussi contribué à cette légère baisse du maïs. Par contre, le début de la session de nuit, le prix affiche déjà une hausse de plus 8 cents le boisseau. Les commodités (or +11$, et autres métaux, pétrole, etc.) sont encore une fois à la hausse et le dollar USD à la baisse au moment d'écrire ces lignes. La rencontre du G-20 de ce weekend ne donne pas les effets de stabilisation tant attendue sur les devises et la guerre des monnaies, comme certaines personnes l'appellent, se poursuit encore en ce début de journée.
Il faudra surveiller attentivement les données d'exportations (« export inspections ») ce matin pour analyser la demande sur les marchés étrangers de grains américains. Bien que ces données soient décevantes dans le maïs, il ne faut pas oublier que la consommation domestique demeure importante. En effet, le rapport de production d'œufs et volailles a montré des signes que les producteurs prévoient ou ont prévu augmenter la production de 6% par rapport à l'an dernier. De plus, la production d'éthanol se situe à des niveaux de production record (881 000 barils/jour) et l'industrie a utilisé près 92.5 millions de boisseaux pendant la semaine du 11-15 octobre. Le USDA a estimé l'utilisation de 90 millions de boisseaux par semaine dans son rapport du mois d'octobre. Doit-on anticipé une baisse des exportations, mais une plus grande utilisation de la part des commerciaux? (en plus d'une possible baisse des rendements) dans le prochain rapport en novembre?
Techniquement, l'équipe de GrainWiz a mis en évidence dans ses commentaires du vendredi , la situation graphique du maïs et ses niveaux de support et ses tendances. Il sera intéressant de suivre la tendance (support court terme à $5.60). S'il brise ces niveaux, il pourrait retomber vers les $5.30 afin de fermer la fameuse fenêtre (gap up). S'il rebondit encore sur sa ligne de tendance, pourra-t-on voir un nouveau sommet avant le rapport du mois de novembre (sera-t-il aidé par le prix des fèves ou de la faiblesse du dollar US?).
Bœufs :
Il est fort possible que le bœuf perde un peu de son lustre en ce début de semaine. Bien que le rapport du USDA de vendredi n'ait pas causé de grande surprise, il est important de noter que les chiffres sont, somme toutes, supérieurs aux attentes de placements des analystes. Une augmentation de 3% a été en effet calculée par le USDA et les données de mises en marché ont été aussi légèrement supérieures. Ainsi, il est possible de voir baisser le bœuf à court terme puisque les prix des contrats à terme avaient de grande anticipations pour ce rapport.
Bien que les prix des contrats à terme suivaient aussi les prix au comptant et les prix de la découpe à la hausse quotidiennement depuis une semaine, le marché aura tendance à prendre son souffle et reculer. Le prix du contrat à terme de décembre pourrait reculer jusqu'à $99.50 et avril 2011 pourrait atteindre des prix oscillant entre $104 et $104.50 à court terme. De plus, si la situation du porc ne s'améliore pas (prix très bas), il est possible de voir un changement dans l'attitude des consommateurs américains face au marché des viandes qui pourraient y voir une occasion de consommer des produits carnés à meilleur marché.
Porcs :
Le rapport de vendredi est plutôt négatif pour les prix du porc. En effet, tous les analystes ont été surpris de constater l'augmentation importante de l'inventaire de porc congelé. L'augmentation de 37.231 millions de livres étaient une surprise totale face une diminution de l'abattage de 6.5% par rapport à l'an dernier (dans la même période). Certains analystes parlent « d'un problème de demande parmi les consommateurs ». Les jambons étaient la catégorie ayant connue la plus forte hausse dans les stocks (une augmentation mensuelle record depuis que les données sont colligées). Il sera intéressant de constater les promotions offertes aux consommateurs de la part des grossistes et détaillants pendant les semaines avant le temps des fêtes afin d'écouler une partie des stocks et rétablir un certain équilibre avec les prix du bœuf.
Techniquement, les prix ont bien progressé basé surtout sur des rachats de postions « vendeurs » (short covering). Par contre, en tenant compte du rapport et la production de viande de porcs ces temps-ci, il ne faudra pas se surprendre de revoir le prix sous les 70 cents/livres à court terme.
