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Commentaire du matin - 18 Octobre 2010

18 octobre 2010,

 

Maïs :

Des prises de profits avant le weekend semblaient tout à fait appropriées pour certains négociants. Quelques ventes, de la part des producteurs (ou achats d’options « puts ») afin de faire une contrepartie sur leur nouvelle récolte, semblent avoir aussi avoir été effectuées. De l’avis de plusieurs, la situation demeure toujours haussière, par contre, il est important de noter que le maïs baisse avec un dollar USD qui continue lui aussi de baisser. Pour changer la tendance à court terme (en une tendance baissière court terme), il faudrait que le maïs se transige solidement sous les bas réalisés les 11 et 12 octobre ($5.55 sur décembre). Si le maïs faisait ce mouvement, il pourrait alors redescendre autour des $5.25 et ainsi fermer la fenêtre (gap).

Aujourd’hui, le marché est à la recherche d’un nouveau catalyseur qui pourra le faire monter. Il sera peut-être possible de voir un certain rationnement sur la variable de la consommation animale (diminution des cheptels porcs, boeufs, volailles), mais une consommation accrue de la part de l’industrie de l’éthanol pourrait apporter cette nouvelle impulsion au marché. En effet, le US EIA (Energy Information Administration) rapportait la semaine dernière que la production d’éthanol avait atteint un moyenne de 877 000 barils par jour à la hausse de 136 000 barils par rapport à l’an dernier. Cela se traduit en une utilisation 92.085 millions de boisseaux de maïs. (L’utilisation hebdomadaire estimée par le USDA dans son dernier rapport est de 90.1 millions de boisseaux). De plus, il semble bien que les stocks d’éthanol aient chuté considérablement de la mi-août à aujourd’hui (de 19.2 millions de barils à 16.365 millions de barils). Le prix de l’éthanol a aussi atteint un sommet des deux dernières années.

 

Boeufs :

Les prix au comptant et de la découpe continuent leur progression à la hausse. Finalement, les prix au comptant auront terminé la semaine dernière autour des $97 dans certaines régions. Le prix de la découpe en hausse encore de 1.44 cents (choice) et 0.58 cents (select) (hausse de près de 2 cents/livre pour la semaine). Contrairement au poids des porcs qui sont plus lourds, les poids des boeufs d’abattage demeurent sous les poids enregistrés l’an dernier (854 livres dans la semaine du 2 octobre versus 868 livres l’an dernier). La production de boeuf du 2ieme trimestre est estimée par le USDA à 6.3 milliards de livres, une baisse de 3.8% par rapport à l’an dernier. De plus, si l’on tient compte de la situation des grains et des placements d’octobre et novembre dans les parcs, la situation ne pourra que réduire considérablement l’offre de viandes de boeufs pour le printemps prochain (prix du mois d’avril à 105). Encore une fois, il faudra surveiller étroitement ce qui se passe dans les grains afin de déterminer les mouvements du boeuf. La tendance haussière pourra continuer (boeufs et veaux d’embouche) modérément si le porc peut trouver un support. En effet, si les prix du porc se retrouvent en compétition avec les prix du boeuf, le complexe du boeuf pourra être ralenti dans sa course vers de nouveaux sommets.

 

Porcs :

La situation se stabilise sur le marché du porc après semaine où toutes les plaies possibles se sont abattues sur celui-ci (voir commentaires précédents). Le marché d’exportation de la viande de porc semble faire cruellement défaut cette année  aux producteurs américains. Les exportations mensuelles se sont établies, au mois d’août, à 302 millions de livres comparativement à 327.7 millions le mois précédent et à la baisse de 8% par rapport à l’année précédente. L’an dernier presque tous les mois avaient été au-dessus de 350 millions de livres. Par contre, on peut noter une baisse de la production de viande de porc pour l’année 2010 (au 2 octobre 2010) à 437.8 millions de livres en baisse de 7.3% par rapport à l’an dernier. Malgré tout, le « timing » est très mauvais pour encaisser toutes les mauvaises nouvelles en cette période de l’année. 

De plus, les fonds demeurent très « longs » (net 37 400 contrats futures) dans ce marché et continuent de liquider des positions.  AU 12 octobre (mardi dernier),  les fonds avaient liquidé presque 2600 contrats (semaine du 5 au 12 octobre). Ils auraient vraisemblablement continué du mercredi au vendredi.  

Par conséquent, s’il n’y a pas de facteurs externes importants (maïs, maladies ou autres), le marché du porc trouvera peut-être une certaine stabilité en cherchant de nouveaux bas sur lesquels il pourra se refaire une « santé technique ».  De bons supports se situent au niveau de 68.00 sur décembre.  Les niveaux de 70.50 agiront comme de formidables résistances qu’il faudra briser si nous voulons revoir des prix plus élevés à court terme ($72.25).

 


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