Maïs :
Les participants du marché ont continué de prendre, de façon mineure, des profits sur les positions longues achetées au cours des derniers jours. Le mouvement haussier demeure intact et un second mouvement de hausse possible se prépare tranquillement. Il faudra par contre un nouveau catalyseur afin de générer cette deuxième vague d’achat qui amènera le maïs au-dessus de $6.00 (décembre). Pour l’instant, les premières résistances se situent autour de $5.73 et $5.80 et les supports autour des $5.65 et $5.60.
La situation fondamentale du maïs continue d’alimenter les discussions. La décision de l’EPA de permettre l’augmentation de l’utilisation d‘éthanol dans les voitures construites après 2007 (faisant passer le pourcentage de 10% à 15%) risque d’alimenter encore des hausses du prix pour les prochaines années si la production américaine ne parvient pas à augmenter. En contrepartie, ce matin les ventes à l’exportation ont déçu (bien en dessous des attentes) dans le maïs et il est possible que cela soit une indication d’un sérieux ralentissement des ventes de maïs américain sur les marchés étrangers. Situation temporaire? Report d’achat?
Pour l’instant le maïs n’est plus le « leader » dans le complexe des grains. Le soya devient plutôt la locomotive est nous verrons jusqu’où elles pourront « tirer » le maïs.
Boeufs :
Les abattoirs ont pris par surprise tous les vendeurs de boeufs hier. En effet, ils ont presque tout acheté ce qui était disponible sur le marché proposant des prix en hausse et poussant les prix au comptant autour des $97.50 (commençant le matin avec des prix oscillant autour de $95). Le prix des découpes continue de montrer des signes de vigueur et les détaillants semblent commencer à acheter en prévision de la période des fêtes. De plus, un rapport publié par Urner Barry's Yellow Sheet semble indiquer que les exportateurs de boeufs achètent de façon agressive les produits du boeuf laissant de moins en moins de viandes pour le marché domestique.
Avec le maïs en baisse en hier, les prix des veaux ont ainsi progressé à la hausse et demeurent encore ce matin sur des pressions haussières. Quant aux prix du boeuf qui se cherchent une direction plus solide, il est possible de voir des hausses plus soutenues dans les prochains jours en raison de la forte demande de viandes sur certains marchés internationaux. De plus, certains cas d’anthrax découverts au Bangladesh entrainent l’élimination de plusieurs milliers de bêtes dans cette région du monde.
Porcs :
Finalement les bas n’ont pas résisté bien longtemps et les prix ont atteint presque les bas transigés en juin dernier (sur décembre). Encore une fois, les mauvaises nouvelles s’accumulent ou plutôt sont répétées jour après jour. Poids des porcs au-dessus de la moyenne (près des poids records enregistrés en janvier 2006), liquidation de cheptels (grande disponibilité de porcs vivants), prix au comptant en chute libre, prix de la découpe qui stagne, liquidation des fonds qui détenaient des positions importantes. Encore une fois les prix au comptant demeurent sous pression et la semaine se finira sur cette mauvaise note ($1 à $2 à la baisse).
La situation technique n’est guère reluisante : les niveaux de support s’établissent à 68.30 et à 67.85 et les niveaux de résistance se situent autour de 69.775. Par contre, le porc demeure dans une situation « sur-vendue » qui pourrait permettre à certains négociants de racheter des positions « vendeurs » prises au cours des derniers jours et prendre leurs profits avant la fin de semaine.
