Maïs:
Nouveaux sommets sur le maïs de décembre 2010 à $5.90 ¾ durant la session de nuit. La rumeur se fait plus en plus persistante concernant le rapport du USDA le 9 novembre prochain. Presque tous les analystes s'attendent à une baisse des rendements (malgré une qualité exceptionnelle). De plus, le USDA a déjà relevé ses anticipations concernant la demande mondiale, alors nous aurons un bilan mondial encore plus serré. Par contre, les effets d'un gel sur la récolte sont maintenant écartés puisque presque toute la récolte sera complétée d'ici quelques jours.
De plus, la production d'éthanol pour le mois du mois d'août a atteint un nouveau record ce qui s'est traduit par une consommation de plus 400 millions de boisseaux de maïs pendant cette période (on ne calcule pas la production de DDG produite à la fin du processus).
Il semble bien que la stabilité du dollar US n'a que peu d'emprise sur la négociation des grains. La semaine dernière, les grains ont réagi : 1) rythme soutenu des exportations de fèves à la Chine, 2) baisse possible des rendements de maïs, 3) sécheresse pour les semis de blé, 4) hausse du prix du coton, 5) plus grande importation de maïs (autres que US) de la part de la Chine, 6) activité économique plus rapide que prévue en Chine.
Nous verrons si les élections américaines de mardi et les stimuli économiques de la Reserve Fédérale (mercredi) viendront stimulés ou ralentir les activités boursières sur les commodités.
Techniquement, le maïs se situe au même point que vendredi, il tentera de refaire de nouveaux hauts. En poursuivant ainsi, la tendance demeure à la hausse et pourrait atteindre finalement le seuil psychologique de $6.00/boisseau (sur les contrats de décembre 2010).
Bœufs :
Les contrats à terme de bœufs ont atteint des bas des 2 dernières semaines vendredi dernier en raison : 1) baisse des prix au comptant (de $102.50 à $100.00), 2) le rapport du USDA concernant les placements qui n'était aussi positif que les analystes anticipaient, 3) les inventaires élevés de viandes (grande quantité de viandes de porcs), 4) prix en chute libre dans le porc et 5) prises de profits de la part de certains participants. Par contre, la tendance demeure toujours positive pour les mois de 2011 en raison des prix élevés des grains, mais aussi le manque de bœufs et de veaux sur les marchés au comptant. De plus, la réalité demeure que la viande de bœuf US est sur un rythme d'exportation très important cette année. En effet, le Brésil ne fournit pas assez de viande sur son propre marché, l'Argentine n'est toujours pas revenu dans le marché de l'exportation, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont de la difficulté à concurrencer en raison de la force de leurs devises respectives. Il ne reste donc que le bœuf américain capable de faire face à la demande mondiale.
Vendredi dernier, les découpes ont encore baissé établissant des prix qui situent à $162.26 baisse de $0.96 (choice) et 153.44 baisse de $0.52 (select). Par contre, il semble que le prix au comptant n'est pas aussi faible que prévu : certains négociants parlent d'une hausse de $1 ($101.00) en début de semaine.
Sur les graphiques, les bas ne semblent pas voir été atteints par les contrats de décembre. Par contre, le support se situe autour de $98. Il est possible que les prix reprennent leur élan vers une hausse sur ces niveaux.
Porcs :
Le marché demeure nerveux encore une fois cette semaine en raison de la continuité de la faiblesse du comptant. Celui-ci semble vouloir continuer à la baisse en ce début de semaine et semble se négocier à la baisse de $0.50-$1.00. La découpe a aussi baissé de $0.07 vendredi. La production de viande de porcs pour la semaine dernière a été établie à 473 millions de livres, une baisse 1% par rapport à la semaine précédente, mais à la hausse de 1.4% par rapport à l'an dernier.
Les prochains supports techniques importants se situent à 64.00 sur les contrats de décembre. Les zones de résistances se situent à 68.00. Les abattoirs semblent en contrôle et exercent leur influence sur les prix. Par contre, les prix sont très bas compte tenu des prix des grains et l'industrie ne pourra demeurer longtemps dans cette situation. Il est possible que nous connaissions les bas très bientôt.
