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Chronique des marchés agricoles - 6 juillet 2012

06 juillet 2012,

Maïs

Je crois que tout est dit sur le maïs et le soya. Par contre, au niveau technique le maïs de décembre peut avoir formé ses 3 fenêtres importantes : 1) Breakaway gap, 2) measuring gap et 3) le Exhaustion gap. Cette formation technique pourrait avoir été créée potentiellement hier avec la hausse qui a porté le prix au-dessus de $7.04. Le potentiel haussier est à surveiller de près puisque normalement cette formation annonce un sommet important de marché. On ne peut jamais dire officiellement si les sommets sont atteints mais il faut surveiller les prix de très près à ces niveaux-ci. Il est important se souligner que toutes les mauvaises nouvelles concernant la température sont dans les prix en ce moment, mais que peu de nouvelles au sujet de la destruction de la demande sont incorporées.  C’est la partie de l’équation qu’il ne faut pas oublier.

En contrepartie, les spéculateurs peuvent encore rajouter plusieurs milliers de contrats puisqu’ils détiennent peu de contrats par rapport à certains moments au courant des dernières années.

 

Bœuf

Les prix demeurent sur un certain statut quo depuis 1 semaine. Le marché attend de voir la réaction des producteurs face à la hausse effrénée des grains et aux conditions climatiques qui sévissent dans le sud américain. Plusieurs reprennent le discours entendus l’an dernier alors que plusieurs producteurs devaient liquider une partie de leur cheptel en raison du manque de pâturage et de la hausse des prix des grains.

Le prix au comptant demeure ce qu’il est depuis 2 semaines : $116. Plusieurs débattent si ces prix pourront monter dans les prochaines semaines en raison de la chaleur extrême qui sévit aux États-Unis. Il faut croire que les abattoirs ne semblent pas se presser de relancer les abattages, mais pourtant il faudra le faire plus rapidement que prévu en raison de certaines demandes au niveau du commerce de détail, qui malgré la chaleur affectant très certainement la consommation de viande de bœuf viennent bousculer un peu la saisonnalité de l’abattage.

On note que le manque d’électricité dans plusieurs régions de l’est des États-Unis peut avoir provoqué une demande suite aux pertes encoures par certaines personnes. De plus, l’économie américaine, bien que moribonde, montre des signes de stabilisation avec une création d’emploi faible mais présente.

Les abattages demeurent sensiblement au même niveau que l’an dernier après avoir été supérieures depuis plusieurs semaines. Il sera intéressant de voir si les exportations seront fortes ce matin. Les exportations demeurent vigoureuses, mais il faut se préoccuper de la hausse du dollar US qui peut rendre ces exportations moins bonnes pour la 2ieme partie de l’année.

Les prix de la découpe terminent leur journée d’hier mixtes : Choice en hausse de $0.35 à $193.57 et les Select en baisse de $1.52 à $175.84.

 

Porcs

Le prix au comptant a perdu cette semaine quelques points, mais les contrats à terme de juillet et d’août demeurent à escompte sur ce même comptant. La saisonnalité normale fait son effet sur le comptant en lui faisant rebrousser chemin. De plus, la chaleur apporte son lot de désagrément aux consommateurs qui ont tendance à réduire leur consommation de viande.

Le Lean Hog Index au 2 juillet se situait toujours au-dessus de $100 et termine sa journée de lundi à $101.37. La découpe fait pire et dégringole de $0.92 pour s’établir à $90.64. On peut noter les marges très négatives pour les abattoirs qui rongent encore leur frein cette semaine.

Si les producteurs sont heureux de la fermenté des prix au comptant, il faudrait que les contrats à terme d’octobre et de décembre réagissent plus positivement à la hausse des prix des grains ce qui ne semble pas le cas encore cette semaine. Au moins, le mois d’octobre est venu rebondir sur son support à $82.00 et le décembre est venu près de son support à $80.00.

Une note discordante, la hausse du dollar US peut venir freiner les exportations qui se doivent d’être excellentes cette année afin de ralentir l’effet de la hausse du rythme de production et provoquer la baisse des inventaires américains. Avec 25% de leur production qui exportée, les américains sont un peu à la merci des consommateurs étrangers. De plus, il faudra voir ce que les Chinois décideront : produire plus porcs et importer du maïs ou importer seulement le produit fini. Il est possible que le peu de maïs disponible influencera leurs choix. 


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