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Chronique des marchés agricoles - 25 avril 2012

25 avril 2012,

Maïs

Le maïs demeure le maillon faible des grains en ce moment et ceci peut paraître bizarre en raison de la difficulté réelle de trouver du maïs physique sur les marchés. Les bases américaines sont encore en forte hausse (on parle de + 0.40 sur mai dans l’Illinois). Le USDA devra vraisemblablement réduire les inventaires finaux dans le prochain rapport du 10 mai prochain.

 

De exportateurs privés ont signalé avoir vendus 480 000 tonnes de maïs à « destination inconnue ». C’est probablement la rumeur qui circulait la semaine dernière à l’effet que la Chine aurait pu avoir achetée jusqu’à 1 million de tonnes de maïs américain. Il est tout de même étrange que la livraison se fasse pendant la saison 2011/2012.  Ceci s’ajoute à la vente effectuée vendredi dernier de 120 000 tonnes à destination inconnue concernant la récolte 2012/2013. Sinopec avait précisé que si la Chine achetait, elle le ferait sur la nouvelle récolte.

 

Le cas de « vache folle » confirmée en Californie pourrait éventuellement avoir une influence négative sur les grains puisque si les exportations de viande de bœufs étaient ralenties en raison de ce cas, les producteurs de bœufs pourraient réduire leur production dans les prochains mois.

 

La configuration technique du maïs et du blé demeure bien négative, mais les prix du tourteau et de la fève peuvent supporter les autres grains à ne pas flancher aussi rapidement.

 

 

Bœuf

Malgré toute la hausse des prix des découpes et la stagnation des prix  au comptant, la nouvelle du jour reste la découverte d’un cas de « vache folle » en Californie. Le vétérinaire du USDA a confirmé la nouvelle hier en fin d’après-midi, mais le mal sur les marchés étaient faits. La limite a été atteinte sur plusieurs échéances, par contre sur le marché électronique, le marché semblait vouloir remonter en fin d’après-midi.

 

Le USDA a mentionné que l’animal n’était pas entré dans la chaîne alimentaire et que la carcasse avait été détruite. De plus, ils ont mentionné que c’était une vieille vache laitière et qu’elle aurait développé la maladie de façon naturelle et surtout que ce serait une forme atypique de la maladie. Pour l’instant les partenaires économiques n’ont pas réagi, mais d’après le USDA aucune fermeture de frontière n’est prévue. Normalement, aucune viande provenant des vaches de réforme n’est exportée (d’après mes lectures). Cette viande est consommée par les consommateurs américains.

 

Les tuiles médiatiques s’accumulent sur le bœuf depuis 2 mois : le « Pink slime » et maintenant un cas de vache folle.

 

Les contrats de bœuf sur le mois de juin se transigent avec un écart important avec le prix au comptant. Cet écart est presque historique. Les prix au comptant demeurent toujours autour de $120 - $122.

 

Pour l’instant, le marché essaiera de trouver un point d’équilibre entre les mauvaises nouvelles et un rebond possible en raison de la diminution possible des abattages à venir. On sentait que depuis quelques temps le rythme des abattages était en baisse en raison de la conservation de jeunes animaux femelles, mais nous verrons ce que les producteurs feront à présent si les prix ne se rétablissent pas.

 

 

Porc

Les prix du porc ont réagi négativement aux rumeurs et à la confirmation du cas de vache folle en Californie hier. Par contre, la session électronique a vite fait remonter les prix vers des baisses modestes et a même poussé le prix des contrats de juillet vers la hausse.

 

Le prix au comptant amorce une hausse depuis 2 jours sur les différentes zones et le prix de la découpe a, quelque peu, progressé pour s’établir à $77,21. La coupe la plus faible demeure encore le « bacon » qui est à la baisse de presque 40% depuis le début de l’année. Les volumes achetés étaient excellents de la part des grossistes ce qui pourraient indiquer de bonnes ventes au détail.

 

Il est trop tôt pour dire si le problème que connait le bœuf amènera une meilleure consommation de viande de porc, mais il est possible que le prix profite des malheurs qui s’acharnent sur le bœuf depuis quelques temps.

 

Évidemment ce qui joue beaucoup sur les prix en ce moment demeure la quantité produite, mais aussi le rapport du Cold Storage qui est venu confirmer des inventaires très élevés. Par contre, il faut mentionner que les inventaires ont diminué de 2% pour le mois de mars alors que la moyenne des dernières années est une baisse de 1%. Les quantités entreposées demeurent tout de même supérieures de 7% par rapport aux stocks de l’an dernier.

 


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