Boeuf
Encore une fois, une très bonne semaine sur le bœuf. Les prix continuent de défier la gravité et surtout continuer du supporter tous les prix des viandes dans les marchés. Les prix du porc s’en retrouvent revigorer, mais plusieurs se demandent combien de temps cela durera.
La réponse viendra peut-être des données d’abattages de cette semaine et surtout celle de jeudi alors que le rythme était anormalement lent, signe que les abattoirs ont peut-être ralenti la cadence de production. Les optimistes pourraient dire que les animaux se font rares. Les prix des acheteurs ont tout de même été observés à $122 alors que les prix négociés la semaine dernière se situaient à $124-125. Les vendeurs offrent leurs bêtes à $128. L’écart est large et nous verrons aujourd’hui à quel niveau les prix termineront la semaine. Malgré tout, le Texas été témoin de prix oscillant autour de $126-$127, les négociants du Nebraska ont accepté les même prix.
Il faut retourner à mars-avril 2012 pour voir des prix aussi élevés sur les contrats à terme. Évidemment, le fait que la Reserve Fédérale viendra à la rescousse de l’économie américaine ne peut qu’aider la cause des prix du bœuf à cour terme. L’effet de richesse engendré par la montée des cours boursiers (actions) peut certainement augmenter la consommation américaine de viandes de bœuf dans les prochains mois.
Les données d’exportations ce jeudi ont montré que 16 800 tonnes métriques de viande de bœuf avaient été exportées. Le USDA prévoit une baisse des exportations cette année par rapport à 2011 : 2,478 milliards de livres versus 2,785 milliards de livres.
Les découpes ont terminé la journée de façon mixte: Choice en baisse de $0,31 à $191,40 et le coupes Select en hausse de $0.25 à $179,95.
Selon le journal japonais Yomiuri Shimbun, un panel d’expert a recommandé d’élargir les importations de viandes américaines aux animaux ayant moins de 30 mois. Présentement, le Japon n’accepte que de la viande provenant d’animaux ayant moins de 20 mois d’âge. Personne ne sait quand cette recommandation sera appliquée par les autorités japonaises. Les États-Unis avaient exporté 298 034 tonnes métriques en 2003 (avant le cas de BSE) alors qu’en 2011, les exportations ont atteint 138 915 tonnes métriques. Si le Japon décidait d’abandonner les restrictions, il est possible que les exportations soient plus importantes dans les mois à venir.
Porcs
Les contrats à terme de porc transigent de façon contraire aux contrats de bœufs. Alors que le bœuf performent très bien sur les marchés, le porc n’arrivent u mieux qu’à consolider ses postions et forger une base légèrement au-dessus de ses creux récents.
Par contre, le prix au comptant n’en finit plus de dégringoler : le Lean Hog Index au mercredi se situait à $69,34 et la découpe gagnait $0,02 pour s’établir à $77,78. On note que les marges des abattoirs sont très intéressantes et probablement les meilleures depuis le début de l’année 2012. Le prix au comptant est inférieur de presque $17 par rapport à l’an dernier à pareille date ($69 versus $86).
Les abattages aussi continuent de surprendre : 46 000 porcs de plus que l’an dernier pour la semaine (lundi au jeudi).
Il y a des rumeurs qu’un abattoir majeur aurait renoncé aux escomptes sur les animaux se situant dans des catégories de poids inférieures aux spécifications. L’impression générale est que les producteurs continuent d’apporter des animaux plus légers pour tout simplement vider des bâtiments.
Les exportations depuis le 1er janvier 2012 ont été établies à 3 143 418 tonnes métriques versus 2 837 203 tonnes métriques l’an dernier. Le rythme des exportations demeure la planche de salut des producteurs américains, mais le USDA a tout de même réduit ce rythme dans son rapport de mercredi de 50 millions de livres. Le USDA a aussi réduit la production pour 2013 de 40 millions de livres à 22,922 milliards de livres.
