
« In Trump we trust »
Alors qu’il est maintenant établi par le directeur du FBI que son bureau n’a émis aucune opinion sur l’ingérence potentielle de la Russie sur les élections présidentielles, qu’Obama n’avait ordonné aucune écoute électronique et qu’à la fin de l’été dernier, Moscou croyait que Mme Clinton serait vainqueur, il sera intéressant d’obtenir la conclusion sur de possibles liens entre l’équipe Trump et la Russie. Quelle est la relation entre ce potinage et les marchés demanderez-vous ? Tout simplement qu’aucune éventualité sur la présidence américaine ne peut être écartée, haussant ainsi le niveau d’incertitude et l’impression que l’on s’écarte des enjeux prioritaires.
Charles Evans, membre non-votant de la FED, a beau avoir affirmé hier que l’inflation pourrait excéder sa cible et réitéré que 3 hausses de taux demeuraient au menu pour 2017, les marchés sont demeuré de glace. Tout comme l’annonce de l’OPEP qu’elle envisage de reconduire ses baisses de production pourvu que tous les producteurs emboîtent le pas.
En Europe, le premier débat pour les Présidentielles Françaises a eu lieu hier et au grand plaisir de l’euro, les sondages couronnent le centriste Emmanuel Macron. Sur le terrain cependant, c’est Marine Le Pen avec son approche protectionniste qui récolte le plus d’intentions de vote. Quant au Brexit, la première ministre Theresa May a confirmé que c’est le 29 mars prochain qu’elle déclenchera l’article 50 afin de retirer le Royaume-Uni de l’Union européenne.
Stéphane Goulet




