
Dis-moi où est le pétrole, je te dirai où sera le huard…
La corrélation entre notre huard et le prix du baril de pétrole a encore une fois été la principale cause de volatilité de notre devise hier. Le comportement de notre huard ressemble d’ailleurs de plus en plus à celui d’une devise d’un pays émergent, malgré notre cote AAA et la stabilité de notre système financier.
Rappelons que M. Poloz s’était dit confiant, mercredi dernier, que la reprise observée des exportations non reliées aux commodités devrait être suffisante pour raviver notre économie. En attendant, le pétrole poursuit sa chute vers ses creux de mars 2009 et oblige les marchés à la prudence. Le baril se transigeait ce matin à 36.25$.
Les conditions de marché actuelles favorisent le dollar américain dont les propriétés de valeur refuge sont redevenues attrayantes et réconfortantes aux yeux des investisseurs. Peu de nouvelles économiques ne semblent être en mesure d'inverser cette tendance d'ici à l'annonce de la Réserve Fédérale, mercredi prochain.
Nous garderons malgré tout un œil aujourd'hui sur les publications des ventes aux détails, de l'indice des prix à la production et de l’indice de confiance des consommateurs de l’Université du Michigan.
Bonne fin de semaine! Salim Laaroussi




