
Pas de vacances pour les devises
Tout porte à croire que la fameuse guerre des devises risque de redevenir d’actualité, alors que les divergences au niveau des différentes politiques monétaires du globe s’accentuent. Vendredi dernier, l’Angleterre s’est jointe aux États-Unis dans le camp des haussiers indiquant que les taux devraient grimper avant la fin de l’année. À l’opposé, à l’instar de la BdC, les spéculations pour une réduction du taux directeur, ce mercredi, en Nouvelle-Zélande vont bon train. Rappelons que cette dernière souffre particulièrement de la chute des prix de son secteur laitier, mais que son Premier ministre ne se réjouit pas pour autant du récent recul du NZD. En Australie c’est tout le contraire, ses dirigeants militant ouvertement pour un AUD plus faible et par conséquent, une économie plus compétitive.
La bonne nouvelle pour l’instant est que Mme Yellen semble relativement confortable avec la performance du billet vert, estimant qu’une économie plus forte suppose une devise plus forte. La confirmation vendredi dernier que les pressions inflationnistes augmentent chez nos voisins du sud et que les mises en chantier tout comme les permis de bâtir continuent de progresser est d’ailleurs venue appuyer la thèse d’un éventuel resserrement monétaire. En rajoutant le volet européen dans l’équation, il est donc difficile de s’opposer au concept d’un USD plus fort.
Bonne journée! Stéphane Goulet




