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Où s’en va-t-on avec le dollar canadien et pourquoi le surveiller?

16 mars 2016,

Dans cette chronique et avec nos clients, au cours des dernières semaines, nous avons beaucoup parlé de dollar canadien et de l’importance de le suivre présentement.

Étant dans un marché nord-américain où tout se transige ultimement en dollar américain du côté des grains, chaque fois que notre huard se déprécie, les prix au Canada et au Québec se voient ajustés à la hausse, et vice-versa. Ce n’est qu’une simple question finalement d’adapter la réalité du marché canadien à la dynamique de prix chez nos voisins du sud, le joueur dominant du marché en Amérique du Nord et dans le monde.

Sachant qu’un recul du dollar canadien fait grimper notre prix au Québec, et qu’à l’opposé sa hausse le fait reculer, nul besoin de dire qu’il faut garder un œil attentif sur notre huard, surtout au cours de période comme celle que nous vivons où il fluctue beaucoup. Le hic? Heureux celui qui pourra bien anticiper et suivre le dollar canadien qui semaine après semaine, ne cesse de surprendre.

À preuve, il n’y a pas si longtemps au début 2016, après avoir passé sous 0,70 et effleuré 0,68, plusieurs entrevoyaient que le dollar canadien allait encore glisser, possiblement vers 0,65, 0,62 et même 0,60. Pourtant, quelques semaines plus tard, surprise, il frise maintenant 0,76.

 

Nul besoin de dire que ce rebond important n’est pas sans effet négatif pour le prix des grains au Québec qui auraient sans aucun doute mieux performé en ce moment avec un huard à par exemple 0,65.

Pour mieux comprendre et suivre le comportement du dollar canadien, beaucoup de gens surveillent de près le comportement du prix du pétrole. Pas étonnant, sachant que le Canada est aujourd’hui le 5e producteur de l’or noir après les États-Unis, l’Arabie Saoudite, la Russie, et la Chine. Chaque fois que le prix du pétrole en prend par exemple pour son rhume, le dollar canadien est fortement invité à réagir à la baisse comme ce fût le cas à la fin 2015.

Mais, s’il est vrai que le pétrole est un facteur déterminant dans le comportement du dollar canadien, il n’est pas le seul. Et, c’est là que les cartes se mêlent davantage…

Politique monétaire (taux d’intérêt), situation économique canadienne, décisions  politiques, santé de l’économie mondiale, etc., sont autant d’éléments qui, tour à tour, ont aussi leur mot à dire sur les hauts et les bas de notre huard. 

Par contre, on peut aussi établir un lien intéressant avec le dollar américain, représenté bien souvent par l’Index du dollar américain, c’est-à-dire la valeur du billet vert par comparaison d’un panier de six autres devises (Euro, Yen japonais, Livre sterling, Dollar canadien, Couronne suédoise et Franc suisse).

 

Comme on peut le voir avec le graphique ci-haut, un lien inverse est bien apparent entre dollar canadien et Index du dollar américain. Autrement dit, si le dollar américain se veut plus fort, il y a bien des chances que le dollar canadien soit plus faible, et vice-versa.

À partir de toutes ces informations, à quoi s’attendre côté du dollar canadien. Et bien, le fait est qu’il y a bien des chances que le meilleur pour les prix des grains soit derrière nous, qu’à moins d’imprévus, le dollar canadien ne retournera pas pour le moment de façon aussi marquée à la baisse comme se fût le cas à la fin 2015/début 2016.

Le prix du pétrole semble avoir définitivement repris de la fermeté, alors qu’à l’opposé le dollar américain est plutôt sur une pente descendante. Dans les deux cas, ceci signifie un dollar canadien plus fort.

Bien entendu, il y a bien des inconnus qui peuvent toujours changer en un tour de main pour renverser la situation. Par exemple, une décision de revoir de nouveau à la baisse le taux directeur (taux d’intérêt) lors d’une prochaine rencontre de la Banque du Canada. Mais, si aucune surprise ne fait surface, tout indique que le prix des grains au Québec ne pourra plus compter sur ce facteur pour gagner plus de terrain dans les prochains mois. Dans ce même ordre d’idée, ceux qui ont pour habitude de travailler leurs « bases » avec nous seraient aussi plus avantagés par la fermeture d’une base en canadien.

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À surveiller, des bases intéressantes pour livraison à la fin du printemps et en début d’été sont actuellement disponibles, restez à l’affut et prenez quelques instants pour contacter votre négociant chez Agrocentre!

 


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