Depuis le début de 2016, les prix des grains au Québec tentent tant bien que mal de reprendre de la vigueur. On ne peut dire qu’ils y sont jusqu’ici parvenus aussi bien que l’an dernier. Le maïs peine toujours à passer la barre du 200$ la tonne, alors que le soya tire un peu mieux son épingle du jeu, mais encore…
Le fait est qu’avec les bonnes récoltes de 2015, et les prix déprimants à l’automne, beaucoup de producteurs ont entreposé d’importantes quantités pour des jours meilleurs cet hiver.

Sauf que le résultat est là. Quelques mois plus tard, les derniers chiffres de Producteurs de Grains du Québec laissent entendre qu’il y a encore beaucoup de grains à écouler d’ici l’automne prochain.
Dans le réseau Agrocentre, les dernières semaines auront vu par contre un volume beaucoup plus important de ventes des producteurs. Reflétant bien d’ailleurs ce constat, la valeur des « bases » de février et mars ont déjà commencé à fléchir.
Bien entendu, les récentes ventes plus importantes des producteurs ne sont pas seules pour expliquer ce recul. La fermeté actuelle du dollar canadien y est aussi pour beaucoup.

Comme on sait, une appréciation du dollar canadien a un effet baissier sur le prix des grains au Québec et vice-versa. Or, si le passé est garant du futur, et que comme depuis deux ans la valeur du dollar canadien garde le cap dans les prochaines semaines, la situation pourrait encore se corser pour les producteurs qui n’auront prévu le coup.
Certains seront comme chaque année tentés d’étirer au maximum l’élastique en entreposant jusqu’en août prochain. Cette approche n’est pas nécessairement mauvaise, mais reste très risqué puisqu’on ne sait encore ce que les conditions météo de la prochaine saison nous proposeront. Une autre bonne saison estivale avec de bons rendements aux États-Unis et au Québec, et on pourrait s’en mordre les doigts. À l’opposé, une saison difficile pourrait de nouveau proposer de bons prix avant la prochaine récolte. Qui sait?
Sauf qu’à défaut de prévoir, pourquoi ne pas envisager de planifier plus simplement quelques livraisons pendant les semis, alors que nombres de producteurs ne sont pas portés à vendre, et que bien souvent, les acheteurs doivent offrir davantage pour s’approvisionner? D’ailleurs, plusieurs offrent déjà des prix qu’il serait intéressant de considérer si on est prêt à prévoir des livraisons en mai et juin. Contacter notre équipe de commerçants pour en savoir davantage sur les prix à ce moment!
