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2014-15, une belle occasion d’apprendre à mieux travailler son prix de vente

17 septembre 2014,

Depuis déjà plusieurs semaines, les valves sont fermées du côté des producteurs de grandes cultures, et avec raison. Les prix actuellement proposés par les acheteurs de grains frisent des creux inégalés depuis 2009/10, de quoi à peine couvrir les coûts de production dans le meilleur des cas… et encore. Sauf qu’avec des récoltes record aux États-Unis et dans le monde à nos portes, le défi restera de taille pour les mois à venir pour les producteurs du Québec.

Heureusement, tout n’est pas nécessairement noir, et certaines stratégies pourraient donner un coup de pouce.

Si on se fie aux dernières observations de notre équipe dans le réseau Agrocentre, il ne reste que très peu de maïs de l’ancienne récolte dans les silos au Québec, tout aussi bien dire des miettes. On sait aussi que la récolte québécoise ne sera certainement pas très importante cet automne. Or, cette « rareté locale » de maïs combinée à la faiblesse du dollar canadien autour de 0.91, ainsi que le recul important des prix à la bourse propose un cocktail très intéressant pour les producteurs : une valeur de « base » qui est historiquement très intéressante présentement dans le marché. C’est ce qu’illustre très bien le tableau qui suit tiré du site de la FPCCQ :

 

Dans ce graphique, on remarque que depuis 12 ans, les années où la base a dépassé 1,00 $CAN/boisseau ne sont pas très courantes. Il y a l’année 2002/03 qui saute aux yeux. Mais, ce qui est surtout frappant est qu’en aucune autre occasion, la base ne se sera maintenue au-dessus de 1,00$ pendant plusieurs mois consécutifs à l’exception peut-être de 2008-09. Si ensuite on modère un peu nos attentes pour refléter davantage la base qui est actuellement proposée pour la récolte (0,50 à 0,99 $CAN/boisseau selon les régions), on obtient encore un résultat assez intéressant.

En effet, on peut constater que dans les dernières années, une telle base n’avait pas été monnaie courante non plus. Il faut plutôt remonter au début des années 2000, lorsque le dollar canadien avoisinait plutôt 0.65 à 0.80, pour voir la base alors rester de manière plus soutenue au-dessus de 0,50.

À quoi toutes ces informations peuvent-elles bien nous servir maintenant cette année ?

C’est qu’en réalité, pour les producteurs du Québec, une « forte base » telle que proposée permet de travailler son prix final de vente de manière très intéressante. Ils peuvent en effet très bien choisir de fermer dès maintenant la base, et d’attendre que le creux de la récolte soit derrière nous à la bourse pour finaliser leur vente par la suite. Autrement dit, un producteur n’est pas « obligé » de toujours vendre au prix unique que lui propose un acheteur, mais peu très bien « décomposer » son prix de vente en vendant séparément sa « base » et son « prix à la bourse » pour maximiser le résultat final, et aller chercher plus.

Plusieurs d’entres-vous sont déjà d’ailleurs sans aucun doute familier avec cette façon de procéder, et ont assurément saisi l’opportunité intéressante qui s’offre cette année à ce niveau. Pour ceux par contre pour qui cette façon de faire semble encore un peu compliqué, le mieux reste encore de contacter notre équipe de spécialistes dans les marchés qui pourront alors prendre le temps de bien vous l’expliquer. Vous pourriez alors être surpris de constater qu’il y a peut-être encore moyen de saisir de belles opportunités pour les prochains mois. 

 

 

 

 

 

 

 


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