Dans notre dernière chronique, nous avions discuté de la vigueur du marché du maïs au Québec pour débuter 2019. C’est toujours le cas par comparaison des dernières années, avec cependant un prix qui semble faire maintenant un peu plus de surplace, avoisinant toujours de 205 à 215$ la tonne selon les régions. Il s’agit d’un niveau équivalent à ce que nous observions il y a 2-3 semaines.
Un coup d’œil à l’écoulement des stocks de maïs québécois nous permet de mieux comprendre cette fermeté du marché du maïs.

Comme le montre bien notre graphique, les volumes écoulés depuis la dernière récolte ont été un peu plus importants que dans les dernières années, et ce, malgré une récolte difficile. Nous nous retrouvons donc en avance sur notre échéancier, avec une récolte qui, selon les derniers chiffres de Statistique Canada, aura été elle-même moins importante, en baisse à 3,6 millions de tonnes.
La situation est donc intéressante pour le marché du maïs, puisqu’en principe, c’est dire que les stocks de maïs devraient terminer l’année à des niveaux très serrés. Dans cette même veine, nous devrions ainsi profiter encore de prix soutenu pour le maïs au cours des prochains mois.
Comme toujours, il faut cependant se montrer prudent. Bien que ce soit possible, on retient que les acheteurs québécois ont déjà à l’œil ces stocks qui seront plus serrés. Pour cette raison, on ne devrait s’étonner que de bons volumes soient importés, ce qui freinera alors une hausse excessive des prix.
On retient aussi que suivant les dernières années, le risque demeure qu’une pression à la baisse se fasse sentir sur les prix suivant les ensemencements américains, surtout s’ils choisissent d’en semer plus que prévu ce printemps. Combiné ensuite avec un dollar canadien plus vigoureux, et nous pourrions alors être déçus des prix proposés plus tard cette année; peut-être davantage que maintenant, mais pas nécessairement autant qu’on le souhaiterait.
Suivant ces informations, pour la vente de son maïs, il apparait donc judicieux comme toujours de répartir ses ventes. À un prix moyen selon les régions autour de déjà 210 $ la tonne, le prix n’est certainement pas mauvais quand on sait que l’an dernier, nous sommes tout juste parvenus à atteindre ce niveau avant les récoltes. C’est sans compter que pour plusieurs, un tel prix permet déjà de couvrir de manière intéressante le coût de production.
Pour ceux ensuite qui aspirent à vendre plus cher, il y aura toujours le printemps et ensuite la fin d’été, avant les récoltes, qui demeurent généralement d’autres bonnes périodes pour réaliser des ventes au cours d’une année.
Vous souhaitez planifier davantage vos ventes pour les prochains mois, n’hésitez pas à contacter l’un de nos conseillers en commercialisation. Il pourra non seulement vous aider à choisir les meilleurs moments pour vendre vos récoltes, mais aussi établir de bons objectifs de vente.
