Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques à court terme sont satisfaisantes pour une bonne partie du Midwest et du reste des Grandes Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours indique des possibilités de pluie dans plusieurs secteurs de la côte est des États-Unis. Des précipitations plus ou moins abondantes pourraient également toucher le centre des Plaines, comme le montre cette carte du 3e jour ci-contre.
Les températures pourraient baisser dans la majeure partie du Midwest et du reste des Plaines, comme l’indique cette carte du 3e jour ci-contre.
En bref, ce week-end…
- Dans un article paru hier soir, CNBC rapporte que la plupart des entreprises américaines peinent de plus en plus à absorber la hausse des coûts de production, sous l’effet de l’augmentation des droits de douane, des prix du carburant et des taux d’intérêt.
- Dans un autre article publié samedi, CNBC mentionnait que, selon Goldman Sachs, le moral des consommateurs américains est au plus bas. La banque attribue cette morosité à une dégradation du bien-être. Toujours selon CNBC, qui cite The Guardian, 95 % des Américains croient que le pays traverse une crise du pouvoir d’achat. Le média souligne également que plusieurs répondants au sondage peinent à acheter les produits de première nécessité, notamment les aliments et le carburant.
- Dans une dépêche publiée hier, CNBC rapportait que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait qualifié de « fructueuse » sa rencontre avec le vice-premier ministre chinois He Lifeng. Cette réunion a eu lieu en prévision de la visite du président chinois, Xi Jinping, à Washington, prévue ce jeudi. En fait, la plupart des rencontres devraient commencer demain.
- Un article de l’Agence France-Presse, cité par Boursorama, indique que le premier ministre canadien, Mark Carney, et le président français, Emmanuel Macron, se sont rencontrés à Saint-Pierre-et-Miquelon, territoire français situé près des côtes canadiennes, au sud de Terre-Neuve. Ils ont convenu de resserrer les liens entre les deux pays dans le cadre d’un important rapprochement bilatéral.
- Toujours selon l’Agence France-Presse, reprise par Boursorama, Washington redoute une escalade rapide des hostilités au Moyen-Orient après que des combattants houthis ont frappé Riyad, la capitale de l’Arabie saoudite, au cours du week-end. Les hostilités entre l’Arabie saoudite et les Houthis du Yémen ne sont toutefois pas nouvelles. Ces derniers mènent leur propre guerre contre les Saoudiens pour le contrôle de la côte yéménite.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a déclaré sur Fox News qu’il était en contact avec les Houthis. Ceux-ci lui auraient indiqué qu’ils n’avaient pas l’intention d’attaquer les États-Unis.
- Hier soir, les cours du pétrole brut étaient en baisse. Le Brent perdait 2,15 % à 101,64 $ US le baril, et le WTI reculait de 2,13 % à 98,16 $ US le baril.
- Dans un article paru hier après-midi, Oilprice indique que le conflit dans le détroit d’Ormuz devrait faire grimper la demande mondiale de charbon de 1,2 %, pour la porter à un record de 8,94 milliards de tonnes cette année. La crise au Moyen-Orient impose le recours à des sources d’énergie autres que le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Celles-ci sont nécessaires pour produire de l’électricité et répondre à la demande accrue liée à la chaleur extrême provoquée par le phénomène météorologique El Niño, qui augmente notamment les besoins de climatisation.
- D’après Oilprice, la Chine a ajouté 34 gigawatts de capacité nucléaire au cours de la dernière décennie. Elle devrait dominer le secteur des centrales nucléaires jusqu’en 2035. Pour leur part, les Américains n’ont construit qu’une seule centrale nucléaire sur cette période de dix ans, celle de Vogtle, en Géorgie. La construction de celle-ci avait d’ailleurs été reportée à maintes reprises.
- Un article publié hier par Radio-Canada précisait que les agriculteurs de l’Ouest du Canada éprouvent présentement des difficultés en raison de conditions météorologiques défavorables. Les pluies tardives menacent notamment le déroulement des récoltes et la qualité du grain. Les producteurs doivent également composer avec la hausse constante des coûts du carburant.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,4300 $ (+ 15 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 5,5675 $ (+15 ¼ cents). Celui mai 27 a terminé à 5,6300 $ (+ 14 ¾ cents).
- Durant la semaine du 17 septembre, les inspections à l’exportation de maïs américain ont atteint 1,938,523 t, en hausse de 24,9 % par rapport à la semaine précédente et de 39,9 % sur un an. Le cumul annuel dépassait celui de l’an dernier de 15,9 %, à 4,138,602 t. Les attentes des analystes se situaient entre 1,2 et 1,9 Mt.
- Au Brésil, AgRural estime que jeudi dernier, les semis de la première récolte de maïs étaient achevés à 27 %, soit deux points de plus que l’an passé à la même période.
- Aujourd’hui paraissait le rapport sur la progression des cultures américaines. Pour le maïs américain, l’USDA a estimé qu’hier, 92 % des plants avaient atteint le stade denté, soit une avance de deux points sur l’an passé et d’un point sur la moyenne des quatre dernières années.
Il a également noté que 58 % des cultures de maïs étaient à maturité, soit une avance de quatre points sur l’an passé et de trois points sur la moyenne des quatre dernières années.
Par ailleurs, il a estimé que la récolte était achevée à 13 %, soit une avance de trois points sur l’an passé et de deux points sur la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, l’USDA a précisé que la proportion des cultures jugées « bonnes à excellentes » est demeurée stable à 57 %.
- CFTC : mardi dernier, les fonds spéculatifs actifs dans le maïs américain avaient accru leurs positions acheteuses de 1,671 contrats, à 426,842 contrats.
Analyse sommaire – Maïs
- Les excellents résultats des inspections à l’exportation de maïs américain ont encouragé les acheteurs de contrats. Le cumul annuel est également supérieur à celui de l’an passé.
- Le sommet sino-américain qui doit se tenir cette semaine aux États-Unis nourrirait les espoirs des spéculateurs. Ils croient que les Chinois et les Américains pourraient conclure des accords commerciaux bilatéraux portant notamment sur les exportations de grain américain vers la Chine.

Soya
Le contrat de soya novembre 26 a clôturé à 13,2800 $ (+24 ½ cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,4400 $ (+ 24 cents). Celui mars 27 a terminé à 13,5175 $ (+ 22 ¼ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 26 a fini à 366,60 $ (+ 12,00 $). Celui décembre 26 a clôturé à 368,40 $ (+ 9,80 $). Celui janvier 27 a fermé à 368,70 $ (+ 8,30 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat octobre 26 a terminé à 68,28 $ (+ 58 points). Celui décembre 26 a fini à 68,79 $ (+ 57 points).
- Les inspections à l’exportation de soya américain ont atteint 759,193 t, en hausse de 11,6 % par rapport à la semaine précédente et de 34,2 % sur un an. Le cumul annuel des inspections à l’exportation dépassait celui de l’an dernier de 1,8 %, à 1,681,512 t. Les anticipations des analystes se situaient entre 300,000 et 750,000 t.
- L’idée que les Chinois pourraient accroître leurs commandes de soya américain suscite un certain enthousiasme. Des spéculateurs soulignent que la semaine dernière, COFCO a acheté pas moins de 260,000 t de soya américain. Selon Bloomberg, ils espèrent aussi que le sommet sino-américain qui se tient cette semaine aux États-Unis (New York et Washington) permettra de conclure des ententes sur les exportations de produits alimentaires vers la Chine.
D’après plusieurs analystes, il sera question de négociations commerciales, de la guerre en Iran et de l’intelligence artificielle. Les Chinois devraient également demander une baisse des droits de douane sur plusieurs produits.
- AgRural estime que jeudi dernier, les semis de soya brésilien étaient achevés à 1,2 %, contre 0,9 % à la même période l’an passé.
- Dans son rapport hebdomadaire sur la progression des cultures américaines, l’USDA a estimé qu’hier, 62 % des plants de soya avaient atteint le stade de la défoliation, soit une avance de quatre points sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
Le département estime que la récolte de soya américain était achevée à 12 %, soit une avance de quatre points sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, il estimait que la proportion des cultures jugées « bonnes à excellentes » est restée stable à 58 %.
- CFTC : mardi dernier, les fonds spéculatifs actifs dans le soya américain avaient réduit leurs positions acheteuses de 21,321 contrats, pour les ramener à 244,710 contrats.
Analyse sommaire – Soya
- Comme le maïs américain, le soya américain a été soutenu par les excellents résultats des inspections à l’exportation, qui ont encouragé les acheteurs de contrats.
- La demande chinoise est forte. Cela explique sans doute pourquoi le cumul annuel des inspections à l’exportation de soya américain était supérieur à celui de l’an passé.
- Les spéculateurs ont bon espoir que les Chinois signent des ententes favorables aux Américains pour les grains, surtout le soya.

Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,2675 $ (+12 ½ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,4275 $ (+ 12 ¾ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,5050 $ (+12 ½ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 7,9400 $ (+ 10 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,0700 $ (+9 ¾ cents). Celui mai 27 a fermé à 8,1125 $ (+ 9 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,4625 $ (+ 5 cents). Celui mars 27 a fini à 7,6750 $ (+ 5 ¾ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,7900 $ (+ 5 ½ cents).
- Les inspections à l’exportation de blé américain ont atteint 335,253 t, en baisse de 29,1 % par rapport à la semaine précédente et de 64,3 % sur un an. Le cumul annuel des inspections était inférieur à celui de l’an dernier de 31,5 %, à 6,027,559 t. Les projections des analystes se situaient entre 300,000 et 500,000 t.
- Au cours du week-end, une raffinerie de pétrole située près de Moscou a été attaquée par les Ukrainiens. Les experts notent également que les exportations de blé ukrainien ont reculé de 44 % par rapport à l’an passé.
- Dans son rapport sur la progression des cultures américaines, l’USDA estime qu’hier, les semis de blé d’hiver étaient achevés à 17 %, soit un retard de deux points sur l’an passé et de quatre points sur la moyenne des quatre dernières années. Il a également évalué que 2 % des plants avaient levé, soit un retard de deux points sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
Pour le blé de printemps, l’USDA mentionne que la récolte était achevée à 96 %, un taux inchangé par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années.
Par ailleurs, le département estime que l’humidité du sol s’est améliorée. La proportion des sols présentant une humidité adéquate à excédentaire est passée de 46 à 48 %.
- CFTC : mardi dernier, les fonds spéculatifs actifs dans le blé à Chicago avaient réduit leurs positions acheteuses de 8,968 contrats, à 4,706 contrats. À Kansas City, ils avaient également diminué leurs positions acheteuses sur le blé d’hiver de 5,490 contrats, à 45,758 contrats.
Analyse sommaire – Blé
- Les espoirs d’exportations de grain vers la Chine ont stimulé les acheteurs de contrats de blé américain. Celui-ci a également été soutenu par la bonne performance des autres secteurs, c’est-à-dire le maïs et le soya américains.
- Les tensions, toujours vives en mer Noire (Russie/Ukraine) et au Moyen-Orient (Houthis, Iran et Arabie saoudite), ont également motivé les acheteurs de contrats.
- Le rapport sur les inspections à l’exportation a toutefois été décevant et a freiné la hausse des cours.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 2026 a clôturé à 220,95 $ (+ 5,03 $). Celui décembre 26 a fermé à 222,00 $ (+ 5,38 $). Celui février 27 a terminé à 223,10 $ (+5 ¾ cents).
Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 330,25 $ (+ 6,75 $). Celui novembre 26 a clôturé à 326,10 $ (+ 8,10 $). Celui janvier 27 a fermé à 318,15 $ (+ 9,23 $).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,67 $ à 342,50 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf augmentait, avec un écart Ch/Se élargi à 20,58 $. La découpe « Choice » a gagné 4,41 $ à 376,35 $, tandis que la « Select » a progressé de 2,51 $ à 355,77 $.
Vendredi dernier était présenté le rapport mensuel Cattle on Feed de septembre. Au 1er septembre dernier, l’USDA a établi les effectifs des parcs d’engraissement à 11,163 millions de têtes, soit une hausse de 1 % sur un an.
Il a également estimé que les placements ont totalisé 1,617 million de têtes, soit une baisse de 9 % par rapport à l’an dernier.
Enfin, il a noté que la commercialisation pourrait s’élever à 1,519 million de têtes, soit une réduction de 3 % comparativement à l’an passé.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 105,000 têtes (+ 2,000 par rapport à la semaine précédente ; -4,283 sur un an).
Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 78,15 $ (+ 5 cents). Celui décembre 26 a fermé à 69,80 $ (+ 1,25 $). Celui février 27 a terminé à 71,35 $ (+ 1,20 $).
- À la clôture, le CME Lean Hogs Index perdait 1,00 $ à 84,02 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse régressait de 1,41 $ à 80,35 $. Quant au prix du porc vivant, il progressait de 2,86 $ à 61,11 $.
- La valeur moyenne des découpes gagnait 1,93 $ à 88,91 $. Dans le détail : longe + 3,64 $ (89,71 $) ; fesse + 0,10 $ (108,72 $) ; épaule -2,37 $ (67,25 $) ; côte + 2,92 $ (156,53 $) ; jambon + 1,52 $ (85,42 $) ; flanc + 5,35 $ (95,78 $).
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 493,000 têtes (+11,000 par rapport à la semaine précédente ; + 8,310 sur un an).



