Nouvelle

Revue des marchés - 8 septembre 26

08 septembre 2026,

Météo – États-Unis

  • Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques à court terme semblent «satisfaisantes» pour la plupart des régions du Midwest et du reste des Grandes Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour indique des possibilités de pluies plus ou moins abondantes au sud des Grands Lacs et, un peu plus à l’ouest, vers le Missouri, le Kansas et l’Oklahoma (voir notamment la carte du 2e jour ci-contre). Ailleurs, un temps ensoleillé pourrait se profiler pour la plupart des régions de production de la Corn Belt et du reste des Plaines.   

 

  • Les températures pourraient baisser, tout en restant élevées dans une bonne partie du centre des États-Unis. Comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, elles pourraient être plus clémentes dans la région des Grands Lacs. Néanmoins, il est possible que la plupart des cultures subissent un stress hydrique et thermique de plus en plus persistant.

 

En bref, hier soir…

  • Dans un article paru hier soir, CNBC rapporte que le ministère iranien des Affaires étrangères a condamné le Canada, l’accusant de soutenir le gouvernement américain dans le dossier iranien. Le porte-parole du ministère a dénoncé « les actions déstabilisatrices » du Canada en tant qu’allié des États-Unis. Téhéran accuse ainsi Ottawa de prêter main-forte à Washington dans le détroit d’Ormuz. 

Toujours selon CNBC, l’escalade persistante des conflits au Moyen-Orient a propulsé les prix du pétrole brut à leur plus haut niveau en six semaines. Les échanges de frappes entre l’Iran et les États-Unis ont d’ailleurs repris dès ce week-end.

Un article publié hier soir par l’agence Reuters indique que l’Iran envisagerait d’établir une nouvelle zone d’exclusion dans le détroit d’Ormuz, sans qu’aucun détail supplémentaire n’ait été dévoilé à ce jour. Les autorités iraniennes ont par ailleurs menacé les Américains de nouvelles frappes de missiles.

Dans un autre article, Reuters soutient que l’influence de l’Iran dans le détroit d’Ormuz s’effrite à mesure que les nouvelles sanctions économiques américaines font sentir leurs effets.

  • Dans une dépêche diffusée hier, la BBC indiquait que les Américains déplorent la hausse du prix de l’essence ordinaire, qui avoisine désormais 4 USD le gallon à l’occasion de la fête du Travail. Ce prix demeure toutefois inférieur au record de 5,02 USD le gallon établi en juin 2022. 

Hier soir, vers 23 h 20, le Brent gagnait 0,34 %, à 97,33 USD le baril, tandis que le WTI progressait de 1,40 %, à 92,76 USD le baril.

  • Dans un autre registre, Reuters révèle, dans un article publié hier, que les salaires réels au Japon ont augmenté de 2,4 % sur un an en juillet dernier. Le ministère japonais du Travail attribue cette hausse à des versements spéciaux, à une progression régulière des salaires nominaux ainsi qu’à une inflation maîtrisée. Cette conjoncture laisse présager que la Banque du Japon pourrait relever ses taux directeurs à l’issue de la réunion de ses dirigeants prévue la semaine prochaine.
  • Un article publié hier par Radio-Canada indique que le phénomène météorologique El Niño pourrait entraîner un hiver chaud et sec dans la majeure partie des Prairies. Cet épisode pourrait même être le plus intense depuis le début du suivi d’El Niño, il y a une quarantaine d’années.
  • Par ailleurs, un article paru samedi dernier dans Bloomberg rapportait que les autorités canadiennes envisagent d’imposer des droits de douane de 15 à 50 % sur une centaine de produits américains. Le gouvernement de Mark Carney miserait ainsi sur de nouveaux tarifs qui contraindraient l’administration Trump à négocier des ententes plus avantageuses pour les deux pays.

Bloomberg rapporte également que le président Donald Trump a qualifié d’inacceptable le déséquilibre entre le dollar canadien et le dollar américain.

  • Enfin, un article publié hier par l’agence Reuters souligne que les signaux d’alarme se multiplient pour les républicains fidèles à Donald Trump. La forte impopularité de ses politiques aux États-Unis pourrait en effet coûter au parti sa mince majorité au Sénat lors des élections de mi-mandat prévues en novembre.

Maïs

Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,3350 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 5,4900 $ (- 3 ¼ cents). Celui mai 27 a terminé à 5,5650 $ (- 3 ¼ cents).

  • Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur les inspections à l’exportation. Celles de maïs américain ont totalisé 1,662,496 t, ce qui représentait une hausse de 11 % par rapport à la semaine précédente et de 15,2 % comparativement à la même période l’an passé. Quant au cumul annuel, il est inférieur de 2,2 % à celui de l’an dernier, à 635,789 t. Les attentes des analystes se situaient entre 1,2 et 1,6 Mt.
  • Dans son rapport hebdomadaire, Michael Cordonnier, de Soybean & Corn Advisor, estime que le rendement du maïs américain en 2026 pourrait reculer de 1,0 bu/acre, à 177,0 bu/acre. Ses perspectives sont neutres à baissières pour la suite. 
  • Cordonnier est également d’avis que la production de maïs brésilien en 2026/27 pourrait demeurer stable à 135 Mt. Il a aussi maintenu son estimation pour le maïs argentin à 60 Mt. 
  • Jeudi dernier, selon AgRural, la première récolte de maïs brésilien était achevée à 17 %, en retard par rapport aux 32 % de l’an passé.
  • Le rapport hebdomadaire sur la progression des cultures a été publié cet après-midi. Dimanche dernier, 96 % des plants de maïs américain avaient atteint le stade pâteux, soit une avance de deux points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années.

L’USDA a également noté que 76 % des cultures avaient atteint le stade denté, soit une avance de quatre points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années. Il a aussi précisé que 25 % des plants étaient matures, ce qui représentait une avance d’un point par rapport à l’an passé et de deux points comparativement à la moyenne des quatre dernières années.

Par ailleurs, l’USDA estime que la récolte était achevée à 5 %, soit une avance d’un point sur l’an passé et de deux points sur la moyenne des quatre dernières années.

Enfin, le département indique que la proportion des cultures classées dans les catégories « bon à excellent » est passée de 57 % à 56 %.

  • CFTC : mardi dernier, les spéculateurs des fonds commerciaux actifs dans le maïs américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 54,549 contrats, pour les porter à 431,062 contrats.

Analyse sommaire – Maïs

  • Des mouvements techniques ont eu lieu tout au long de la séance sur le marché du maïs américain.
  • Les données du rapport sur les inspections à l’exportation étaient satisfaisantes. Si les volumes hebdomadaires dépassaient les projections des analystes, le cumul annuel accusait toutefois un retard par rapport à l’an passé. Dans l’ensemble, ces données auraient apporté un certain soutien aux cours. 
  • Les conditions météorologiques restent «acceptables» dans la plupart des régions de production du Midwest, d’autant plus que les températures pourraient baisser à des niveaux plus cléments. Mais il reste que ce facteur a apporté un certain soutien aux cours.

Soya

Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 13,1625 $ (+ 6 ½ cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,3200 $ (+ 7 cents). Celui mars 27 a terminé à 13,3850 $ (+ 8 ¼ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 26 a fini à 343,30 $ (-4,90 $). Celui décembre 26 a clôturé à 349,80 $ (-5,30 $). Celui janvier 27 a fermé à 352,80 $ (-5,20 $). 

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat octobre 26 a terminé à 70,22 $ (+ 133 points). Celui décembre 26 a fini à 70,70 $ (+ 143 points).

  • Les inspections à l’exportation de soya américain ont totalisé 422,016 t, soit une hausse de 48,6 % par rapport à la semaine précédente et une baisse de 9,7 % comparativement à l’an passé. Quant au cumul annuel, il était inférieur de 20,5 % à celui de l’an dernier, à 209,820 t. Les projections des analystes se situaient entre 350,000 et 600,000 t.
  • Michael Cordonnier a laissé inchangée son estimation du rendement du soya américain en 2026, à 51,5 bu/acre. Ses perspectives sont neutres à baissières pour la suite.
  • Cordonnier a également annoncé que la période sans soya au Mato Grosso s’est terminée avant-hier. Les agriculteurs de la région devraient donc commencer rapidement les semis de 2026/27. 

Il estime que la production de soya pourrait demeurer stable au Brésil comme en Argentine, à respectivement 180 et 54 Mt. 

Michael Cordonnier a toutefois émis l’hypothèse qu’au Brésil, les superficies cultivées en soya pourraient diminuer en raison de marges plus faibles et de coûts d’engrais plus élevés. Il précise également que les investissements dans cette culture pourraient baisser. 

  • Apparemment, les activités des exportateurs et des triturateurs au Brésil accentuent la hausse des prix du soya, ce qui aurait forcé les importateurs chinois à se tourner vers l’Argentine et le Paraguay pour s’approvisionner. 
  • D’après l’USDA, dimanche dernier, 26 % des cultures de soya américain avaient atteint le stade de la chute des feuilles, soit une avance de six points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années. Enfin, le département indique que la proportion des cultures classées dans les catégories « bon à excellent » reste stable à 58 %. 
  • CFTC : mardi dernier, les spéculateurs des fonds commerciaux actifs dans le soya américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 42,909 contrats, à 241,183 contrats. Dans le cas du tourteau, ils avaient porté leurs positions acheteuses à un sommet de 202,241 contrats. Pour l’huile, ils avaient accru leurs positions acheteuses de 21,470 contrats, à 109,912 contrats.

Analyse sommaire – Soya

  • Des mouvements essentiellement techniques ont lieu sur le marché du soya américain et de ses produits dérivés. 
  • Le rapport sur les inspections à l’exportation a été décevant : il a freiné la hausse des cours.
  • Les conditions météorologiques plutôt «favorables» aux cultures du Midwest ont apporté un « certain » soutien aux cours.

 

Blé

À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,4700 $ (+ 13 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,6150 $ (+ 12 ¼ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,6875 $ (+ 12 cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 8,1900 $ (+ 16 ¾ cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,3125 $ (+ 16 cents). Celui mai 27 a fermé à 8,3450 $ (+ 14 ¼ cents). 

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,5400 $ (+ 9 cents). Celui mars 27 a fini à 7,7200 $ (+ 9 ¼ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,8175 $ (+ 8 ¾ cents).

  • Les inspections à l’exportation de blé américain ont totalisé 342,733 t, ce qui représentait une baisse de 20,7 % par rapport à la semaine précédente et de 20,1 % comparativement à l’an passé. Quant au cumul annuel, il était inférieur de 27,7 % à celui de l’an dernier, à 5,130,290 t. Les prévisions des analystes se situaient entre 250,000 et 450,000 t.
  • Selon Bloomberg, le président russe, Vladimir Poutine, a déclaré être déterminé à poursuivre la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Il aurait fait cette déclaration après la visite des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Le président russe désire prendre le contrôle de la région ukrainienne de Donetsk, dans l’est du pays.
  • Toujours d’après Bloomberg, l’Arabie saoudite a mis à l’arrêt plusieurs installations énergétiques dans le sud du pays en raison des raids menés par les Houthis, alliés des Iraniens.   
  • Selon Reuters, APK-Inform estime que les exportations ukrainiennes de blé, de maïs et d’orge ont augmenté de 80 % au cours de la semaine du 2 septembre dernier. Malgré cette hausse, elles restent inférieures de 43 % à celles de la même période en juillet dernier. 
  • L’USDA estime que, dimanche dernier, la récolte de blé de printemps américain était achevée à 86 %, ce qui représentait une avance de trois points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années.

Par ailleurs, l’USDA a mentionné qu’au cours de la même période, la proportion des sols présentant une humidité jugée « adéquate à excédentaire » était passée de 47 à 45 %.

  • CFTC : mardi dernier, les spéculateurs des fonds commerciaux actifs dans le blé à Chicago avaient liquidé leurs positions vendeuses pour détenir 14,654 contrats acheteurs. À Kansas City, dans le blé d’hiver, les spéculateurs avaient relevé leurs positions acheteuses de 6,222 contrats, à 50,284 contrats.

Analyse sommaire – Blé

  • Les déclarations du président russe sur l’Ukraine ont été mal perçues par les spéculateurs. Ceux-ci anticipent un conflit prolongé qui pourrait restreindre les exportations, voire la production, de blé russe et ukrainien. Ce facteur a favorisé la hausse des cours.
  • Les conflits qui s’éternisent au Moyen-Orient ont également soutenu la hausse des cours.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 217,03 $ (+ 4,08 $). Celui décembre 26 a fermé à 219,23 $ (+ 4,50 $). Celui février 27 a terminé à 220,45 $ (+ 3,88 $).

Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 325,45 $ (+ 5,30 $). Celui novembre 26 a clôturé à 320,45 $ (+ 5,73 $). Celui janvier 27 a fermé à 313,05 $ (+ 5,05 $).

  • À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 1,95 $, à 327,58 $.
  • Sur la semaine, le CME Fresh Bacon Index a cédé 4,36 $, à 192,19 $.
  • Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf évoluait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se resserré à 22,18 $. La valeur de la découpe « Choice » a augmenté de 1,40 $, à 377,57 $, tandis que celle de la « Select » a reculé de 0,48 $, à 355,39 $.
  • L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 109,000 têtes (+ 3,000 par rapport à la semaine précédente; -11,568 sur un an).

 

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 84,25 $ (+ 1,95 $). Celui décembre 26 a fermé à 75,05 $ (+ 2,58 $). Celui février 27 a terminé à 77,65 $ (+ 2,43 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index avait perdu 0,54 $, à 90,54 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse s’affichait à 86,35 $, tandis que celui du porc vivant était de 66,38 $.
  • La valeur moyenne des découpes cédait 1,09 $, à 91,77 $. Dans le détail : longe + 2,82 $ (91,64 $); fesse + 0,81 $ (114,17 $); épaule -1,84  $ (66,58 $); côte -0,02 $ (162,62 $); jambon + 3,98 $ (77,02 $); flanc -15,89 $ (118,47 $).
  • L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 483,000 têtes (+ 11,000 par rapport à la semaine précédente; -23 sur un an).

 


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