Nouvelle

Revue des marchés - 31 août 26

31 août 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les prévisions météorologiques ont peu changé depuis un certain temps. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather), établies sur trois jours, indique des possibilités d’ensoleillement à court terme dans l’ensemble du Midwest et des Plaines américaines, comme l’illustre la carte du 3e jour ci-contre. Toutefois, des précipitations légères demeurent possibles entre le Minnesota et le Wisconsin (Grands Lacs).

 

Un problème persiste toutefois du côté des températures maximales : elles pourraient être extrêmement élevées dans le centre des États-Unis. Comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, des températures de 37 à 42 °C pourraient persister dans certaines régions du Kansas, de l’Oklahoma et du Texas, ainsi que plus à l’est, au Missouri. 

Ailleurs, elles pourraient facilement varier entre 32 et 37 °C. Par conséquent, les conditions de culture pourraient devenir plus difficiles, avec un stress hydrique et thermique de plus en plus soutenu.

En bref, hier soir…

  • Hier soir, CNBC a indiqué que la marine américaine a frappé deux lanceurs de roquettes iraniens stationnés sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Selon le Centcom, le corps des Gardiens de la révolution islamique préparait les engins en vue d’installer des mines marines dans le secteur, une information que les Iraniens n’ont pas niée. 

La semaine dernière, les Américains venaient tout juste d’achever le déminage le long du détroit. Selon la BBC, les autorités iraniennes ont déclaré que des civils avaient été tués. Elles ont ajouté qu’il s’agissait de la première attaque américaine depuis juillet dernier et qu’une riposte était en préparation.

Vers 21h00 hier, les prix du pétrole brut étaient en hausse : le Brent gagnait 1,26 % à 89,21 USD le baril, tandis que le WTI progressait de 1,16 % à 84,37 USD le baril.

  • Dans un article publié hier soir, la BBC mentionnait que l’Ontario, province la plus peuplée du Canada, est la plus durement touchée par les tarifs douaniers. La province se distingue notamment par l’importance de son secteur manufacturier. Dans le seul secteur automobile, plusieurs usines de pièces ont dû mettre à pied des milliers de travailleurs depuis le début de 2025.

Au Québec, les exportations de métaux, notamment le cuivre, l’acier et l’aluminium, ont chuté de 36 % entre février 2025 et février 2026. En fait, l’Ontario et le Québec ont été les provinces les plus durement touchées. Les tarifs additionnels, qui s’appliquent à l’équivalent de 28 milliards de dollars canadiens, devraient toucher l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique.

Toujours selon la BBC, l’impact des contre-tarifs canadiens ne devrait pas frapper les États-Unis aussi durement. L’Illinois et la Pennsylvanie pourraient toutefois en ressentir les effets, notamment dans le secteur de la machinerie agricole, l’entreprise John Deere étant très présente en Illinois. 

En Ohio, les usines qui utilisent de l’acier dans leur procédé de fabrication pourraient également être touchées. Un économiste de la Banque Scotia fait d’ailleurs remarquer que les contre-tarifs visent « délibérément » les États indécis susceptibles de peser lourd lors des élections de mi-mandat. 

  • Par ailleurs, Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, mentionne que les ministres des finances des pays du G20 sont actuellement en Caroline du Nord pour une rencontre qui se terminera demain. Apparemment, le président Trump aurait fait pression sur eux en évoquant des droits de douane et leur participation à la guerre économique menée contre Téhéran.
  • L’agence Reuters rapportait hier que Google Maps a changé le nom « Lake Ontario » en « Lake Amarica » pour les utilisateurs américains. Google explique ce changement par sa volonté de respecter le nouveau décret du président Trump. 

Maïs

Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,3775 $ (+ 1 ¼ cent). Celui mars 27 a fermé à 5,5225 $ (+ 1 cent). Celui mai 27 a terminé à 5,5850 $ (+ 1 ½ cent).

  • Durant la semaine du 27 août dernier, les inspections à l’exportation de maïs américain ont totalisé 1,496,034 t, soit une hausse de 13,1 % par rapport à la semaine précédente et de 6,1 % comparativement à l’an passé. Le cumulatif annuel était supérieur de 25,1 % à celui de l’an dernier, à 83,805,596 t. Les attentes des analystes se situaient entre 1,15 et 1,25 Mt.
  • Au Brésil, Agrural mentionne que jeudi dernier, les semis de la première récolte de maïs étaient terminés à 11 %, soit une avance de quatre points par rapport à l’an passé. L’organisme estime également que la récolte de maïs safrinha 2025/26 était pratiquement terminée à 96 %. 
  • Toujours au Brésil, Safras & Mercado a relevé de 6 Mt son estimation de la production de maïs 2026/27, à 146 Mt.
  • Le rapport sur la progression des cultures a été publié cet après-midi. Dans le cas du maïs américain, l’USDA estime qu’hier, 92 % des cultures avaient atteint le stade pâteux, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années. Il a également noté que 62 % des cultures de maïs américain avaient franchi le stade denté, une avance de six points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années. 

De plus, le département estime que 13 % des cultures étaient matures, ce qui représentait un retard d’un point par rapport à l’an passé et un niveau stable comparativement à la moyenne des quatre dernières années.

Enfin, l’USDA mentionne que, par rapport à la semaine précédente, les conditions de culture sont demeurées stables à 57 % dans les catégories « bon à excellent ».

  • CFTC : mardi dernier, les fonds actifs dans le maïs américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 126,008 contrats, pour atteindre 376,513 contrats acheteurs, ce qui représenterait le niveau le plus élevé depuis avril 2022.

Analyse sommaire – Maïs

  • Apparemment, le faible niveau de variation observé aujourd’hui dans le secteur du maïs américain suggère que les spéculateurs ont surtout profité de la séance pour effectuer des manœuvres techniques. 
  • Le facteur météorologique a été positif. La chaleur excessive ou élevée dans plusieurs régions pourrait occasionner un stress thermique et, souvent, hydrique. En fin de compte, la météo a soutenu les différents cours. 
  • Les données du rapport sur les inspections à l’exportation ont été bien perçues par les spéculateurs. Elles ont également soutenu les différents cours.

Soya

Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 12,8800 $ (0,0). Celui janvier 27 a fermé à 13,0325 $ (+ ½ cent). Celui mars 27 a terminé à 13,0900 $ (+ 2 ½ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 334,60 $ (-3,60 $). Celui octobre 26 a clôturé à 338,60 $ (-3,90 $). Celui décembre 26 a fermé à 345,30 $ (-3,60 $).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 70,50 $ (-9 points). Celui octobre 26 a fini à 70,83 $ (+ 1 point).

  • Des experts privés ont mentionné que des rumeurs circulent selon lesquelles le syndrome de mort subite aurait été observé dans les cultures de régions trop humides de l’Illinois, de l’Indiana et de l’Iowa.
  • Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 159,000 t de soya américain. Les destinations étaient inconnues, et les livraisons étaient prévues en 2026/27.
  • Les inspections à l’exportation de soya américain ont totalisé 250,801 t, soit une baisse de 41,7 % par rapport à la semaine précédente et de 49,0 % comparativement à l’an passé. Quant au cumulatif annuel, il était inférieur de 18,2 % à celui de l’an dernier, à 40,744,858 t. Les projections des analystes se situaient entre 400,000 et 600,000 t.
  • Concernant le rapport sur la progression des cultures, l’USDA a déterminé qu’hier, l’avancement des cultures  de soya américain dans le remplissage des gousses atteignait 95 %, soit une avance de deux points par rapport à la semaine précédente et à la moyenne des quatre dernières années. 

Il a également noté que 13 % des plants avaient atteint le stade de la perte des feuilles, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et de quatre points par rapport à la moyenne des quatre dernières années.

Enfin, le département estime que les conditions de culture sont passées de 60 à 58 % dans les catégories « bon à excellent ».

  • CFTC : mardi dernier, les fonds actifs dans le soya américain avaient augmenté leurs positions acheteuses de 46,592 contrats, à 198,254 contrats.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme pour le maïs, le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des ajustements techniques. Du moins, c’est ce que suggère le peu de variations observées aujourd’hui.
  • La météo plus difficile dans les Plaines américaines, mais aussi dans le Midwest en raison de la chaleur excessive, a tout de même soutenu les différents cours.
  • Le rapport sur les inspections à l’exportation de soya américain a été mauvais. Les chiffres montrent une baisse des inspections, tandis que le cumulatif annuel demeure inférieur à celui de l’an passé. Le rapport a donc constitué un frein à la hausse des cours.

Blé

À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,7400 $ (-10 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,8825 $ (-9 ½ cents). Celui mai 27 a terminé à 7,9350 $ (-9 ¼ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 8,3800 $ (-6 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,5125 $ (-5 ½ cents). Celui mai 26 a fermé à 8,5500 $ (-4 ½ cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,6300 $ (-6 ¼ cents). Celui mars 27 a fini à 7,8200 $ (-5 ¾ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,9200 $ (-5 ½ cents).

  • Les inspections à l’exportation de blé américain ont totalisé 430,925 t, soit une baisse de 0,3 % par rapport à la semaine précédente et de 46,5 % comparativement à l’an passé. Quant au cumulatif annuel, il était inférieur de 28,4 % à celui de l’an dernier, à 4,776,858 t. Les anticipations des analystes se situaient entre 250,000 et 450,000 t. 
  • Comme il a été sous-entendu plus haut, les Iraniens ont riposté à la destruction de deux de leurs lanceurs de roquettes au cours de la journée par des tirs vers la Jordanie et les Émirats arabes unis. Ils auraient également saisi un porte-conteneurs près de l’un de leurs ports. Par ailleurs, les Iraniens ont soutenu qu’un superpétrolier a été touché par une mine marine alors qu’il tentait de franchir le détroit d’Ormuz. Des responsables américains et iraniens sont d’ailleurs d’avis que le conflit dans la région pourrait persister encore des mois. 
  • En Ukraine, APK-Inform a indiqué que, sur une base hebdomadaire, les exportations de grain ont augmenté de 28 % la semaine dernière.
  • En Inde, les pluies de la mousson seraient inférieures à la normale de 14 %. 
  • Certains rapports font état de la possibilité d’opérations terrestres d’envergure menées par la Russie contre l’Ukraine. Des contingents de soldats de la Corée du Nord pourraient être mis à contribution.
  • Par ailleurs, des observateurs indiquent que la Russie a augmenté ses exportations de grain à partir de la mer Baltique afin de contourner ses difficultés dans la mer Noire.
  • Dans le rapport sur la progression des cultures, l’USDA estime qu’hier, la récolte de blé de printemps américain était terminée à 77 %, soit une avance de huit points par rapport à l’an passé et de sept points par rapport à la moyenne des quatre dernières années.

Par ailleurs, le département mentionne aussi que l’humidité des sols était à 48 % dans les catégories « favorable au surplus », en baisse par rapport aux 51 % de la semaine précédente. L’an passé, 61 % se trouvaient dans les mêmes catégories.

  • CFTC : mardi dernier, les fonds actifs dans le blé à Chicago avaient réduit leurs positions vendeuses de 12,314 contrats pour ne conserver que 14,171 contrats vendeurs. À Kansas City (blé d'hiver), les spéculateurs ont augmenté leurs positions acheteuses de 9,227 contrats, à 44,062 contrats.

Analyse sommaire – Blé

  • À l’instar du maïs et du soya, les cours du blé américain ont principalement été influencés par des manœuvres techniques.
  • Le rapport sur les inspections à l’exportation a été défavorable au blé américain : les inspections ont reculé, tandis que le cumulatif annuel était inférieur à celui de l’an passé. 
  • Le facteur météorologique n’a pratiquement plus d’importance, la récolte de blé de printemps étant en cours.
  • Les problèmes géopolitiques dans la mer Noire et la mauvaise météo en Europe constituent toujours des motifs d’achat de contrats de blé américain. Ils suggèrent une diminution de l’offre mondiale.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf octobre 26 a clôturé à 212,68 $ (+ 1,50 $). Celui décembre 26 a fermé à 214,58 $ (+ 85 cents). Celui février 27 a terminé à 216,48 $ (+ 95 cents). 

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 321,45 $ (+ 55 cents). Celui octobre 26 a clôturé à 317,03 $ (+ 50 cents). Celui novembre 26 a fermé à 310,43 $ (+ 50 cents).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 3,49 $ à 329,31 $.
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 17,33 $. La découpe « Choice » a cédé 0,41 $ à 375,82 $, tandis que la « Select » a perdu 2,59 $ à 358,49 $.
  • L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 104,000 têtes (+ 6,000 par rapport à la semaine précédente; + 101,599 sur un an).

 

Porc

Le contrat porc américain octobre 26 a clôturé à 83,68 $ (+ 1,78 $). Celui décembre 26 a fermé à 74,15 $ (+ 1,85 $). Celui février 27 a terminé à 76,53 $ (+ 1,55 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index perdait 0,62 $ à 91,52 $.
  • Sur la semaine passée, le CME Fresh Bacon Index était stable à 196,55 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 0,84 $ à 88,73 $.
  • La valeur moyenne des découpes augmentait de 1,61 $ à 97,67 $. Dans le détail : longe + 2,66 $ à 92,03 $; fesse -0,58 $ (114,64 $); épaule + 2,65 $ (65,46 $); côte + 3,41 $ (164,85 $); jambon -2,35 $ (71,71 $); flanc + 7,98 $ (162,76 $).
  • L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 476,000 têtes (+ 7,000 par rapport à la semaine précédente; + 474,179 sur un an).

Dollar canadien


Partager cet article