Nouvelle

Revue des marchés - 27 août 26

27 août 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les prévisions météorologiques varient peu à court terme pour la majorité des régions du Midwest et du reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours révèle des conditions généralement ensoleillées pour une bonne partie du Midwest et du reste des Plaines (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Ces conditions pourraient être bénéfiques pour la plupart des régions, à l’exception des Plaines, qui sont aux prises avec des températures extrêmement élevées. Il est à noter que cette chaleur pourrait s’étendre plus à l’est, vers l’Iowa et le Missouri, comme le montre cette carte du 3e jour ci-contre.

 

 

 

En bref, hier soir…

  • Dans un article paru hier soir, CNBC a annoncé que, cette année, la rentabilité des entreprises industrielles chinoises a enregistré sa plus forte amélioration depuis 2021. Toutefois, la croissance annuelle de leurs bénéfices n’a atteint que 11,2 % le mois dernier, son rythme le plus faible en sept mois. Sur les sept premiers mois de l’année, les bénéfices se seraient plutôt accrus de 17,6 %.

Depuis 2021, les entreprises industrielles chinoises ont notamment progressé grâce aux produits technologiques, dont le matériel informatique et électronique ainsi que les produits liés à l’intelligence artificielle. Malgré tout, comme ailleurs, la hausse des prix de l’énergie au cours des derniers mois a pesé sur l’économie chinoise. Toutefois, l’inflation à la production a reculé à 3,5 % en juillet dernier, son plus bas niveau depuis trois mois.

  • Dans un article paru hier, la BBC avance que le prix du sucre a augmenté de 40 % au cours des deux derniers mois en Inde, contraignant le gouvernement à importer 1 Mt de sucre, une première en 10 ans. Le mois d’août correspond par ailleurs à une période de fêtes précédant la saison des mariages.

Depuis le début du mois, les entreprises de confiserie et d’alcool augmentent leurs stocks de sucre afin de répondre à la demande. Le problème tient au fait que le phénomène El Niño a entraîné un manque de pluie, réduisant considérablement la production indienne de canne à sucre.

La production de sucre devrait s’établir à 30,6 Mt, soit 11 % de moins que l’estimation du gouvernement. Dans certains cas, la pénurie aurait fait grimper les prix de gros, auparavant compris entre 40 et 45 roupies le kilo, jusqu’à 60 roupies le kilo. L’Inde est la première consommatrice mondiale de sucre.

  • Dans un article paru mercredi, Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, a rapporté les propos du président iranien concernant les pressions économiques que les États-Unis entendent exercer. Le président Massoud Pezeshkian aurait prévenu que les États-Unis n’obtiendront « rien » avec ce type d’attaque. Auparavant, le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, avait affirmé que cette nouvelle approche marquerait « l’asphyxie économique » du régime iranien. 
  • Publié hier, un article de l’agence Reuters rapporte que les constructeurs automobiles ont été surpris par les résultats des négociations entre le Canada et les États-Unis. Ils croyaient que le Canada disposait d’un accord commercial. Au départ, des droits de douane de 25 % auraient été appliqués aux pièces ainsi qu’au transport des véhicules à travers la frontière. Or, ils auraient finalement doublé.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 5,1025 $ (-3 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 5,3350 $ (-3 cents). Celui mars 27 a terminé à 5,4725 $ (-3 ½ cents).

  • Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation pour la semaine du 20 août dernier. Dans le cas du maïs américain, les ventes nettes à l’exportation de 2025/26 ont été de 31,200 t, un creux de l’année commerciale, une baisse de 87 % par rapport à la semaine précédente et de 89 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Les Pays-Bas et le Japon ont été les principaux acheteurs.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 1,066,400 t. Les destinations inconnues et le Mexique ont été les plus grands acheteurs. Les projections des analystes se situaient entre 800,000 t et 1,6 Mt. 

  • Selon Bloomberg, la Chine aurait accepté d’exporter vers l’Inde au moins 1,2 Mt de certaines variétés de fertilisants, notamment de l’urée. Ces ventes s’inscrivent dans la nouvelle politique plus souple de Pékin, élaborée au début de l’année.
  • Argus Media estime que la production française de maïs pourrait reculer de 48 %, pour atteindre son plus bas niveau depuis 1976. Pour l’Union européenne, l’organisme s’attend à une baisse de 19 % par rapport à l’an passé. D’après ses experts, la baisse de l’offre mondiale provoquée par le phénomène météorologique El Niño devrait réduire les stocks des États-Unis.
  • Pour la semaine du 25 août dernier, l’US Drought Monitor montre que 27 % des secteurs associés à la culture du maïs américain étaient en zone de sécheresse, soit une baisse de 1 point par rapport à la semaine précédente, mais une hausse de 22 points comparativement à l’an dernier.

Analyse sommaire – Maïs

  • Apparemment, des ajustements techniques, principalement des ventes de contrats, ont eu lieu dans le secteur du maïs américain.
  • Le rapport sur les ventes à l’exportation a été satisfaisant pour le maïs américain. Il n’a toutefois pas donné de direction claire au marché. 
  • Les données du rapport de l’US Drought Monitor pour le maïs américain ont été relativement stables, mais largement supérieures à celles de l’an passé. Elles n’ont pas encouragé les acheteurs de contrats.

Soya

Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 12,5650 $ (+2 ¼ cents). Celui novembre 26 a fermé à 12,6800 $ (+2 cents). Celui janvier 27 a terminé à 12,8300 $ (+2 ¼ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 330,20 $ (+1,50 $). Celui octobre 26 a clôturé à 334,40 $ (+1,30 $). Celui décembre 26 a fermé à 340,90 $ (+1,60 $). 

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 68,00 $ (+78 points). Celui octobre 26 a fini à 68,23 $ (+80 points).

  • Pour le soya américain 2025/26, les ventes nettes à l’exportation ont été de 73,900 t, soit une baisse de 13 % par rapport à la semaine précédente et de 40 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. L’Égypte et l’Indonésie ont été les principales acheteuses.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 2,478,300 t. La Chine et les destinations inconnues ont été les principales acheteuses. Les attentes des analystes se situaient entre 1,1 et 3,1 Mt. 

  • Du côté du tourteau de soya américain 2025/26, les ventes nettes à l’exportation ont été de 104,700 t, soit une augmentation de 13 % par rapport à la semaine précédente et de 28 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Les Philippines et le Royaume-Uni ont été les principaux acheteurs.

Pour 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 322,800 t. Le Japon et le Panama ont été les plus grands acheteurs. Les prévisions des analystes se situaient entre 200,000 et 500,000 t.

  • En ce qui concerne l’huile de soya américaine, les ventes nettes à l’exportation ont été de 400 t. Le Mexique et le Koweït ont été les principaux acheteurs. Les analystes anticipaient un maximum de 12,000 t.
  • World Weather mentionne qu’au Brésil, les agriculteurs du Mato Grosso pourraient devoir attendre des pluies supplémentaires avant d’entreprendre les semis, qui devraient normalement débuter en septembre. Des retards sont possibles.
  • En Europe, la Commission européenne indique que les importations de soya de l’UE pour 2026/27 pourraient atteindre 14,5 Mt, soit une hausse de 600,000 t par rapport à l’estimation du mois dernier.
  • Selon l’US Drought Monitor, 28 % des secteurs alloués à la culture du soya américain étaient en zone de sécheresse, soit une augmentation de 2 points par rapport à la semaine précédente et de 17 points comparativement à la même période l’an passé.

Analyse sommaire – Soya

  • À l’instar du maïs, le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des manœuvres essentiellement techniques.
  • Globalement, les données du rapport sur les ventes à l’exportation ont été bonnes : elles ont motivé les acheteurs de contrats.
  • Les données du rapport de l’US Drought Monitor sont tout au plus correctes. La proportion des secteurs touchés par la sécheresse a augmenté de 2 points par rapport à la semaine précédente et de 17 points comparativement à l’an passé.

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 7,4275 $ (+12 ¼ cents). Celui décembre 26 a fermé à 7,6075 $ (+12 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,7600 $ (+10 ¾ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 8,0350 $ (+11 ½ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 8,2200 $ (+13 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 8,3475 $ (+12 ¾ cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,3275 $ (+11 ¼ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,5775 $ (+9 ¾ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,7575 $ (+9 ¾ cents).

  • Pour le blé américain 2026/27, les ventes nettes à l’exportation ont été de 402,500 t, soit une augmentation de 2 % par rapport à la semaine précédente et de 31 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs. Les anticipations des analystes se situaient entre 200,000 et 500,000 t.
  • Dans un article de Bloomberg, il est mentionné que les hostilités entre la Russie et l’Ukraine causent des problèmes toujours plus importants dans l’approvisionnement en grains provenant de ces deux régions. Ne pouvant s’approvisionner en grains auprès de ces deux pays, la plupart des acheteurs se tournent vers des marchés plus coûteux, comme ceux de l’Australie et de l’Argentine.

En fait, Bloomberg rappelle que la Russie et l’Ukraine représentent un quart des exportations mondiales de grain. Le média rapporte que, cette nuit, les contrats à terme du blé d’hiver américain auraient atteint leur plus haut niveau des trois dernières années. Apparemment, la Russie se prépare également à intensifier ses attaques en Ukraine.

  • Argus estime que la production de blé français pourrait reculer de 7,6 % par rapport à l’an passé. L’organisme mentionne également que la production de l’Union européenne pourrait baisser de 8,7 % par rapport à l’an dernier.
  • Selon la Commission européenne, la production actuelle de blé de l’UE est de 124,2 Mt, soit une baisse de 200,000 t par rapport au mois dernier. L’organisme précise également que les stocks de fin d’année de blé de la région sont en baisse de 1,6 Mt, à 11,3 Mt. 
  • La NOAA soutient que des averses modérées pourraient survenir dans le sud de l’Ouest canadien au cours de la semaine prochaine. Toutefois, elle n’entrevoit pas de précipitations pourtant nécessaires pour le nord des Plaines américaines au cours de cette période. Elle précise également que le sud des Grandes Plaines pourrait rester aux prises avec une sécheresse persistante et une chaleur excessive.
  • L’US Drought Monitor indique que 80 % des secteurs associés à la culture du blé de printemps américain étaient en zone de sécheresse, soit une augmentation de 17 points par rapport à la semaine précédente et de 67 points comparativement à l’an passé. Dans le cas du blé d’hiver, 56 % des secteurs qui lui sont alloués étaient en zone de sécheresse, soit une augmentation de 2 points par rapport à la semaine précédente et de 25 points comparativement à l’an dernier.

Analyse sommaire – Blé

  • Le facteur météorologique, toujours plus défavorable dans une bonne partie des Plaines américaines, a retenu l’attention des spéculateurs. Le rapport de l’US Drought Monitor met en lumière des conditions excessivement chaudes et sèches, notamment pour le blé de printemps américain. Cette situation a largement motivé les acheteurs de contrats. 
  • Les conditions météorologiques difficiles qui persistent en Europe ont également encouragé les acheteurs de contrats, qui misent sur une baisse de l’offre mondiale, ce qui stimulerait la demande de blé américain. 
  • Les problèmes géopolitiques entre l’Ukraine et la Russie, qui entraînent des difficultés logistiques dans les exportations de grain de part et d’autre, motivent toujours les acheteurs de contrats de blé américain.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 212,93 $ (+1,83 $). Celui décembre 26 a fermé à 214,80 $ (+2,23 $). Celui février 27 a terminé à 216,83 $ (+2,75 $).

Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 322,45 $ (+3,45 $). Celui octobre 26 a clôturé à 318,08 $ (+3,83 $). Celui novembre 26 a fermé à 311,48 $ (+3,98 $).

  • À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 1,19 $ à 334,27 $.
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf américain régressait, avec un écart Ch/Se réduit à 22,17 $. La découpe « Choice » a perdu 3,77 $ à 381,36 $, tandis que la « Select » a baissé de 3,49 $ à 359,19 $.
  • Concernant les ventes nettes à l’exportation de bœuf américain 2026, elles ont été de 9,200 t, soit une baisse de 1 % par rapport à la semaine précédente et de 38 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Japon et la Corée du Sud ont été les principaux acheteurs. 
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 105,000 têtes (+ 5,000 par rapport à la semaine précédente; -14,677 sur un an). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 415,000 têtes (+ 6,000 par rapport à la semaine précédente; -50,423 sur un an).

Porc

Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 80,63 $ (-28 cents). Celui décembre 26 a fermé à 71,20 $ (+23 cents). Celui février 27 a terminé à 73,85 $ (+13 cents).

  • À la fermeture, le CME Lean Hog Index perdait 0,23 $ à 92,42 $. 
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 0,99 $ à 89,76 $. Quant au prix du porc vivant, il s’affichait à 67,09 $. 
  • La valeur moyenne des découpes cédait 1,75 $ à 93,80 $. Dans le détail : longe -3,36 $ (88,18 $); fesse -1,37 $ (113,42 $); épaule -1,68 $ (61,30 $); côte -2,46 $ (160,39 $); jambon + 0,44 $ (71,79 $); flanc -2,94 $ (148,48 $). 
  • Pour les ventes à l’exportation de porc américain 2026, elles auraient été de 38,700 t, soit une augmentation de 42 % par rapport à la semaine précédente et de 23 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines. Le Mexique et le Japon ont été les principaux acheteurs.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 486,000 têtes (+ 44,000 par rapport à la semaine précédente; -1,268 sur un an).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,901 million de têtes (+ 28,000 par rapport à la semaine précédente; 1,679 sur un an).

 

 Dollar canadien


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