Météo – États-Unis
- Globalement, les prévisions météorologiques semblent « correctes » à court terme pour la plupart des régions du Midwest et des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours laisse entrevoir de très faibles précipitations sur une grande partie du territoire, à l’exception du Nord et du Sud des Plaines, où un temps plus sec et persistant pourrait se maintenir (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
Le principal problème concerne les températures maximales prévues : elles pourraient être élevées dans plusieurs secteurs, notamment dans le sud des Plaines et même un peu plus au nord. Cette chaleur pourrait alors provoquer un stress hydrique et thermique pour certaines cultures (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
- Pour sa part, la NOAA prévoit, à plus ou moins long terme, des températures extrêmement élevées, autour de 38 °C, sur une bonne partie du sud des Plaines. Bien que certains secteurs du nord du Midwest, du Kansas et du Nebraska puissent recevoir des averses, celles-ci pourraient être beaucoup plus limitées dans le sud des Plaines, où quelques orages demeurent possibles. La situation est telle qu’une sécheresse sévère pourrait se profiler dans ce secteur. L’organisme précise néanmoins que des précipitations bénéfiques pourraient se produire au sud du Midwest, vers le delta du Mississippi.
En bref, hier soir…
- Un article de CNBC publié hier soir rappelait que le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, devait annoncer aujourd’hui les sanctions économiques « les plus sévères de l’histoire » contre l’Iran. De son côté, Téhéran a rejeté, dans la journée d’hier, toute menace de la part des Américains. Les autorités iraniennes soutiennent que ces menaces constituent « un aveu implicite de la défaite humiliante de l’ennemi », du moins selon les médias étatiques.
En fait, dans un article publié tard hier soir, l’agence Reuters rapporte que si les États-Unis annoncent un « jour J économique » contre l’Iran, Téhéran menace de suspendre toutes les exportations de pétrole iranien.
Pour l’instant, c’est-à-dire hier soir, les prix du pétrole brut étaient en baisse. Vers 23 h 15, le Brent reculait de 1,25 % à 93,21 USD le baril, tandis que le WTI perdait 1,50 % à 85,75 USD le baril.
- Selon CNBC, un article publié samedi dernier, puis mis à jour le lendemain, indique que les négociations entre les États-Unis et le Canada ont échoué. Le premier ministre canadien, Mark Carney, a déclaré que des mesures de rétorsion, c’est-à-dire des politiques similaires à celles des États-Unis, seront appliquées en retour.
Carney a expliqué que le Canada allait appliquer des droits de douane « dollar pour dollar », qui entreront en vigueur le 8 septembre prochain. Initialement, ces droits de douane devaient toucher environ 20 milliards d’USD. Parmi les produits visés figurent le vin et les produits laitiers. Le premier ministre canadien a précisé que les exigences américaines étaient allées beaucoup trop loin : « Ils demandent trop et offrent peu ».
Ainsi, le 8 septembre prochain, des mesures de rétorsion tarifaire seront appliquées, notamment à l’acier, aux produits laitiers, au matériel agricole ainsi qu’aux pâtes et papiers. Les détails seront communiqués dans les prochains jours.
Pour sa part, la BBC a rapporté que le président Trump a déclaré que le Canada souhaite bénéficier des « avantages » liés à son statut d’État américain. Par ailleurs, il a mentionné sur les réseaux sociaux que le Canada veut les avantages d’un État américain, sans en être un.
Boursorama, qui cite l’Agence France-Presse, a relayé les propos du secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy. Celui-ci a déclaré à Fox News : « Nous sommes de très bons partenaires commerciaux, mais le Canada retire davantage de bénéfices de ces échanges avec les États-Unis que les États-Unis n’en retirent du Canada ».
Par ailleurs, l’administration Trump a mis en garde les autorités canadiennes, affirmant que le conflit commercial serait « dévastateur » pour le Canada. Dans l’immédiat, aucune négociation n’est prévue entre les Américains et les Canadiens. Par conséquent, des droits de douane de 50 % sur l’importation de plusieurs articles canadiens seront appliqués.
- Sur un autre sujet, la BBC a présenté une vidéo sur le phénomène météorologique El Niño, en formation dans l’océan Pacifique. D’après le Met Office, il pourrait être le plus « intense » jamais enregistré.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,9150 $ (+ 7 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 5,1550 $ (+ 7 cents). Celui mars 27 a terminé à 5,3025 $ (+ 6 ¾ cents).
- En Europe, le service MARS a abaissé, pour un deuxième mois consécutif, sa prévision de la récolte de maïs de l’UE, de 6,93 Mt le mois dernier à 6,61 Mt ce mois-ci.
- Ce matin, le rapport hebdomadaire sur les inspections à l’exportation américaines était rendu public. Pour le maïs, l’USDA a estimé que, durant la semaine du 20 août dernier, elles auraient été de 1,296,271 t, soit une baisse de 33,3 % par rapport à la semaine précédente et de 3,2 % par rapport à l’an passé. Quant au cumul annuel, il était supérieur de 25,5 % à celui de l’an passé, à 82,281,525 t. Les attentes des analystes se situaient entre 1,5 et 1,8 Mt.
- Au Brésil, AgRural estime que, jeudi dernier, la récolte de maïs safrinha 2025/26 était terminée à 92 %, soit un retard de six points par rapport à la moyenne des dernières années. Il estime par ailleurs que les semis de la première récolte de 2026/27 étaient complétés à 2 %, comparativement à une moyenne de 3,2 % pour les années passées.
- Vers 16 h 00, le rapport sur la progression des cultures était rendu public. L’USDA estime qu’hier, 86 % des cultures de maïs américain avaient atteint le stade pâteux, soit une avance de cinq points par rapport à l’an dernier et de quatre points sur la moyenne des quatre dernières années. Par ailleurs, l’organisme mentionne que 45 % des cultures avaient atteint le stade denté, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et de quatre points sur la moyenne des quatre dernières années.
L’USDA a également estimé que 4 % des cultures de maïs avaient atteint leur maturité, soit un retard de deux points par rapport à l’an passé et un niveau stable par rapport à la moyenne des quatre dernières années. Enfin, l’organisme est d’avis que les conditions de culture sont passées de 60 % à 57 % dans les catégories « bon à excellent ».
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le maïs américain avaient accru leurs positions acheteuses à plus de 205,500 contrats, un sommet des trois derniers mois.
Analyse sommaire – Maïs
- Le facteur météorologique semble tout au plus « correct » pour la plupart des régions du Midwest et des Plaines. Une sécheresse touche une bonne partie du Nord et du Sud des Plaines. Ailleurs, certains États situés au sud des Grands Lacs semblent toujours aux prises avec un excès d’humidité, causé en grande partie par les inondations du début du mois.
Néanmoins, des averses bénéfiques pourraient se produire dans les États du sud-est, comme la Louisiane et le Mississippi, ou même plus au nord. Dans les faits, la météo américaine a favorisé la hausse des cours.
- Les données finales de la tournée de Pro Farmer indiquent un potentiel de baisse des rendements et de la production de maïs américain (voir la dernière revue des marchés Grainwiz). Ces résultats ont encouragé les acheteurs de contrats.
- Les résultats du rapport sur les inspections à l’exportation ont été mauvais, même si le cumul annuel reste supérieur à celui de l’an dernier. Ils ont freiné la hausse des cours.

Soya
Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 12,1600 $ (- 9 cents). Celui novembre 26 a fermé à 12,2425 $ (- 15 ¼ cents). Celui janvier 27 a terminé à 12,3825 $ (- 15 ½ cents).
Quant au tourteau de soya, le contrat septembre 26 a fini à 320,30 $ (+ 2,60 $). Celui octobre 26 a clôturé à 323,20 $ (+ 2,70 $). Celui décembre 26 a fermé à 328,60 $ (+ 2,80 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 67,13 $ (- 222 points). Celui octobre 26 a fini à 67,26 $ (- 223 points).
- Les inspections hebdomadaires à l’exportation de soya américain ont été de 420,895 t, soit une augmentation de 43 % par rapport à la semaine précédente et de 6,9 % par rapport à l’an passé. Quant au cumul annuel, à 40,482,275 t, il était inférieur de 17,9 % à celui de l’an passé. Les projections des analystes se situaient entre 200,000 et 450,000 t.
- Pour le rapport sur la progression des cultures, l’USDA a estimé qu’hier, 91 % des cultures de soya américain avaient atteint le stade du remplissage des gousses, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières semaines. Il a également noté que 6 % des cultures avaient atteint le stade de la perte des feuilles, soit une avance de deux points par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années. Enfin, l’USDA est d’avis que les conditions de culture sont passées de 61 % à 60 % dans les catégories « bon à excellent ».
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le soya américain avaient accru leurs positions acheteuses de 50,000 contrats, pour les porter à 151,000 contrats.
Analyse sommaire – Soya
- Des manœuvres techniques ont lieu dans le secteur du soya américain et de ses produits dérivés. Les spéculateurs ont sans doute tenu compte des nombreux achats de soya américain 2026/27 effectués depuis quelque temps par les Chinois. La session d’aujourd’hui aura donc été consacrée à des prises de profits ou à des ajustements.
- Les données du rapport sur les inspections à l’exportation étaient encourageantes, même si le cumul annuel reste inférieur à celui de l’an passé. Elles ont apporté un certain soutien aux différents contrats de soya américain et de ses produits dérivés.
- Le facteur météorologique, jugé « correct » pour le Midwest, n’a pas donné de direction claire au marché.
- Le rapport de la tournée de Pro Farmer a été défavorable au soya américain. Il fait ressortir un potentiel d’augmentation des rendements et de la production, ce qui a freiné la hausse des cours.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,8175 $ (+ ¼ cent). Celui décembre 26 a fermé à 6,9950 $ (+ ¼ cent). Celui mars 27 a terminé à 7,1750 $ (+ 1 cent).
À Kansas City, le contrat de blé rouge dur d’hiver septembre 26 a fini à 7,5025 $ (- 5 ¾ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,6725 $ (- 5 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,8075 $ (- 5 cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,9375 $ (- 4 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2125 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,3900 $ (- 3 ¾ cents).
- Bloomberg rapporte qu’en Inde, les autorités ont levé l’interdiction d’exportation de grain instaurée il y a un an. Elles espèrent ainsi réduire la pression sur l’offre mondiale provoquée par le conflit entre l’Ukraine et la Russie.
- Les inspections à l’exportation de blé américain auraient été de 425,668 t, soit une baisse de 17,2 % par rapport à la semaine précédente et de 59,3 % par rapport à l’an passé. Quant au cumul annuel, il était inférieur de 26,3 % à celui de l’an dernier, à 4,336,899 t. Les anticipations des analystes se situaient entre 200,000 et 450,000 t.
- Dernièrement, les Ukrainiens avaient demandé à la Russie une trêve dans les attaques contre les installations de grain, une possibilité que cette dernière a catégoriquement rejetée. Au lieu de cela, Vladimir Poutine a décidé de redoubler d’efforts, de sorte qu’une fin rapide des hostilités est pratiquement impossible.
- D’ailleurs, Moscou a déclaré que des mesures sont prises pour limiter les effets négatifs des attaques ukrainiennes sur les exploitations de grain. Toutefois, les législateurs n’ont fourni aucun détail.
- Pour le rapport sur la progression des cultures, l’USDA estime qu’hier, la récolte de blé de printemps américain était terminée à 62 %, soit une avance de 11 points par rapport à l’an passé et de 10 points sur la moyenne des quatre dernières années. Par ailleurs, le département note que les conditions de culture sont passées de 62 % à 61 % dans les catégories « bon à excellent ».
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le blé à Chicago avaient réduit leurs positions vendeuses de 4,900 contrats, à 26,485 contrats. À Kansas City, ils avaient accru leurs positions acheteuses sur le blé d’hiver à un peu moins de 35,000 contrats.
Analyse sommaire – Blé
- Des manœuvres essentiellement techniques ont eu lieu dans le secteur du blé américain tout au long des sessions. Elles ont sans doute été favorisées par les résultats négatifs du rapport sur les inspections à l’exportation.
- Le facteur météorologique difficile dans le nord des Plaines américaines a motivé les acheteurs de contrats, qui misent sur une baisse potentielle de l’offre américaine en raison de la sécheresse dans les régions productrices de blé de printemps.
- Les problèmes d’exportation de blé ukrainien et russe, qui perturbent toujours l’offre mondiale, étaient encore en toile de fond. Ils fournissent un certain soutien aux différents cours.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 213,60 $ (- 4,33 $). Celui décembre 26 a fermé à 214,20 $ (- 4,30 $). Celui février 27 a terminé à 215,60 $ (- 3,73 $).
Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 324,23 $ (- 4,80 $). Celui octobre 26 a clôturé à 318,28 $ (- 5,38 $). Celui novembre 26 a fermé à 310,98 $ (- 5,28 $).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 2,53 $ à 338,47 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf évoluait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se rétréci à 20,67 $. La découpe « Choice » a fait du surplace à 385,69 $, tandis que la « Select » a gagné 3,70 $ à 365,02 $.
- Vendredi dernier était publié le rapport mensuel Cattle on Feed. Au 1er août dernier, les parcs d’engraissement comptaient 11,117 millions de têtes, ce qui représentait une augmentation de 2 % par rapport à l’an passé.
Le rapport indique également que les placements ont concerné 1,422 million de têtes au cours du mois de juillet dernier, soit une réduction de 11 % par rapport à la même période l’an dernier.
Enfin, quant à la commercialisation, au mois de juillet dernier, elle aurait été de 1,620 million de têtes, soit une réduction de 7 % par rapport à l’an passé.
- Aujourd’hui a été publié le rapport mensuel Cold Storage. L’USDA a estimé que les stocks de surgelés de bœuf américain au 31 juillet dernier étaient de 379,443 millions de livres, ce qui représentait une baisse de 4 % par rapport à la même période l’an dernier.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 98,000 têtes (+ 1,000 par rapport à la semaine précédente; -10,261 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 81,13 $ (+ 25 cents). Celui décembre 26 a fermé à 71,48 $ (- 5 cents). Celui février 27 a terminé à 74,43 $ (0,0).
- À la fermeture, le CME Lean Hog Index perdait 0,46 $ à 93,26 $.
- Au cours de la semaine précédente, le CME Fresh Bacon Index baissait de 8,46 $ à 199,51 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 4,87 $ à 89,40 $. Quant au porc vivant, son prix moyen augmentait de 2,07 $ à 70,97 $.
- La valeur moyenne des découpes progressait de 1,97 $ à 99,93 $. Dans le détail : longe + 0,06 $ (93,63 $); fesse - 1,76 $ (116,35 $); épaule + 4,98 $ (70,92 $); côte + 1,46 $ (162,26 $); jambon - 1,06 $ (74,39 $); flanc + 8,70 $ (164,96 $).
- Concernant le rapport Cold Storage, l’USDA a signalé qu’au 31 juillet dernier, les surgelés de porc américains étaient de 422,957 millions de livres, une augmentation de 9 % par rapport à la même période l’an dernier.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 490,000 têtes (+ 6,000 par rapport à la semaine précédente; + 38,244 sur un an).



