Nouvelle

Revue des marchés - 29 juillet 26

29 juillet 2026,

Météo – États-Unis

  • De manière générale, les prévisions météorologiques semblent s’améliorer quelque peu dans le Midwest et le reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) pour les trois prochains jours indique que des pluies variables et bénéfiques pourraient toucher une bonne partie du Midwest et des Grandes Plaines (voir notamment la carte du 2e jour ci-contre). Les températures pourraient également diminuer à plusieurs endroits dans les Plaines, ce qui donnerait un certain répit aux cultures qui s’y trouvent.

Par contre, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, une chaleur extrême demeure possible dans certaines parties du Nord et du Sud des Plaines américaines. Cette carte indique toutefois que des températures plus supportables sont probables autour des Grands Lacs.

Au cours des prochains jours et de la semaine prochaine, World Weather mentionne que des précipitations pourraient survenir de l’est du Dakota du Nord jusqu’au nord-ouest du Minnesota. Elles risquent toutefois d’être insuffisantes pour réduire considérablement le stress hydrique et thermique subi par les cultures du secteur, d’autant plus que la sécheresse pourrait persister encore quelques jours.

Pour sa part, la NOAA prévoit des averses dans la partie est des Plaines américaines ainsi que dans le reste du Midwest au début de la semaine prochaine. Elle estime par ailleurs que les températures pourraient revenir à des niveaux plus acceptables à partir du week-end dans la plupart des régions de production, tant dans les Plaines que dans le reste du Midwest.

Globalement, les conditions météorologiques pourraient s’améliorer dans plusieurs régions de production : les pluies seraient plus abondantes et les températures plus supportables pour la plupart des cultures du Midwest et des Plaines américaines. Toutefois, il faudra sans doute davantage de précipitations pour améliorer l’état des cultures qui, depuis un certain temps, ont subi un stress hydrique et thermique. 

En bref, hier soir…

  • Dans un article paru hier soir, CNBC rapporte que l’Iran a lancé par surprise des missiles balistiques contre les forces américaines stationnées au Moyen-Orient. Le Centcom (Pentagone) a précisé que tous les missiles avaient été interceptés. Selon des informations d’Axios Media reprises par CNBC, la cible était probablement une base américaine en Jordanie.

CNBC avance par ailleurs que les Américains et les Saoudiens ont lancé des missiles contre des sites liés à des groupes terroristes alliés à l’Iran dans l’est de l’Irak. Le média explique que, ces derniers jours, les attaques menées par une trentaine de drones iraniens avaient menacé des installations pétrolières en Arabie saoudite. Le ministère saoudien de la Défense aurait déclaré que le pays ne cherchait pas à intensifier les hostilités dans la région et qu’il avait simplement riposté à l’agression.

La montée des tensions au Moyen-Orient a évidemment poussé les prix du pétrole brut à la hausse. Vers 22 h 40 hier soir, le Brent avait gagné 3,91 % pour atteindre 87,38 USD le baril, tandis que le WTI avait progressé de 4,10 % à 82,51 USD le baril.

Malgré les efforts de l’administration Trump pour mettre fin au conflit, il faut rappeler que, ces derniers jours, les Iraniens poursuivaient leurs frappes contre les pays voisins, tandis que les diplomates américains et iraniens restaient en discussion.

  • Concernant le pétrole, un article d’Oilprice paru hier soir remet en question « l’optimisme » entourant les marchés pétroliers. Ce sentiment paraît excessif, notamment en raison des perturbations qui touchent l’approvisionnement en hydrocarbures. Les marges de raffinage demeurent élevées, tandis que les stocks mondiaux restent déficitaires.

Il serait donc nécessaire d’aller au-delà des fluctuations de prix à court terme et de se concentrer sur les données physiques. L’article souligne que, compte tenu de la situation au Moyen-Orient et en Russie, où l’offre se resserre, la relative stabilité des prix mondiaux du pétrole brut suscite des inquiétudes.

À titre d’exemple, au début de la guerre en Ukraine en 2022, le Brent, référence mondiale, avait atteint 140 USD le baril. Pourtant, depuis un certain temps, il se négocie à moins de 100 USD le baril, ou légèrement au-dessus, sans aller beaucoup plus loin, comme si son prix était manipulé sur les marchés à terme. 

  • Dans un article publié hier après-midi, la BBC rapporte que les chiens domestiques détectent efficacement les œufs de la cicadelle tachetée, un insecte qui ravage l’est des États-Unis, particulièrement les vignobles du Midwest, où elle peut détruire jusqu’à 90 % de la production. Cet insecte vorace demeure difficile à éradiquer.

Ce parasite peut s’attaquer aux forêts de feuillus ainsi qu’à la végétation urbaine. Il peut se nourrir de 70 espèces de plantes et de fruits. Détectée pour la première fois aux États-Unis au début des années 2010, la cicadelle tachetée est originaire de Chine et du Vietnam. Elle aurait été introduite aux États-Unis en étant transportée sans le vouloir avec des marchandises asiatiques. 

L’insecte aurait d’importantes répercussions économiques. En Pennsylvanie seulement, il coûte 50 millions d’USD par année. Aussi appelée lanterne tachetée, cette cicadelle se multiplie rapidement, de sorte que le coût des dommages qui lui sont attribués pourrait être multiplié par dix au cours des prochaines années.

Maïs

Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,4900 $ (-9 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,7175 $ (-8 ¾ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,8725 $ (-8 ½ cents).

  • D’après Bloomberg, les Ukrainiens auraient attaqué, à Riazan, une raffinerie appartenant à Rosneft PJSC, le plus important producteur de pétrole russe. L’installation est située à 120 km de Moscou. Il s’agirait de la première frappe contre ce type d’installation en deux semaines. Les attaques auraient provoqué des incendies dans le complexe.

Depuis le mois de mai, les forces ukrainiennes ont multiplié leurs frappes contre des installations pétrolières russes afin de perturber l’approvisionnement en hydrocarbures dans l’ensemble de la Russie. En effet, ces attaques ont contribué à réduire considérablement la disponibilité du carburant partout dans le pays. En conséquence, Moscou a dû imposer un embargo sur les exportations de pétrole russe, d’essence, de diesel et de kérosène.

Depuis quelque temps, toutefois, les Ukrainiens avaient concentré leurs attaques sur des navires circulant dans les mers Noire et d’Azov, ce qui aurait donné un certain répit aux compagnies pétrolières russes. 

  • D’après World Weather, les conditions de culture pourraient demeurer difficiles en Europe, avec un déficit d’humidité à plusieurs endroits. La situation serait toutefois plus préoccupante en France et dans le sud du Royaume-Uni. Dans la plupart des régions, la chaleur intense et les précipitations limitées pourraient persister plus tard cette semaine et au début de la semaine prochaine. 

D’autres modèles météorologiques indiquent que des précipitations pourraient toucher l’est de l’Europe au cours des prochains jours. Cette possibilité ne s’applique cependant pas à l’ouest de l’Europe, où des conditions chaudes et sèches pourraient prédominer.

  • Pour la semaine du 24 juillet dernier, la production moyenne d’éthanol américain s’est établie à 1,133 million de barils par jour, soit une hausse de 3,6 % par rapport à la semaine précédente et de 3,4 % comparativement à la même période l’an passé.

Quant aux stocks d’éthanol américain, ils ont été établis à 24,726 millions de barils, soit une hausse de 1,0 % par rapport à la semaine précédente et de 0,04 % sur l'an passé.

Toujours pour l'éthanol américain, l’EIA estime également que 137,000 barils par jour ont été exportés au cours de la semaine, ce qui représente une baisse hebdomadaire de 13,3 %.

Enfin, l’organisme gouvernemental américain mentionne que le volume d’éthanol incorporé au carburant par les différentes raffineries américaines s’est établi à 939,000 barils par jour, soit une légère hausse comparativement à la semaine précédente.

  • Demain, l’USDA devrait publier son rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation. Un sondage de Reuters indique que les analystes interrogés estiment que les ventes de 2025/26 pourraient se situer entre 300,000 et 600,000 t. Pour 2026/27, leurs attentes varient entre 500,000 et 1,0 Mt.

Analyse sommaire – Maïs

  • Le secteur du maïs a subi une correction à la baisse.
  • Les changements possibles dans les conditions météorologiques de certaines régions du Midwest et des Plaines américaines, à partir du week-end et au début de la semaine prochaine, ont incité les vendeurs de contrats à terme à miser sur une amélioration des conditions de culture.

 

Soya

Le contrat de soya américain août 26 a clôturé à 11,7800 $ (-34 cents). Celui septembre 26 a fermé à 11,7600 $ (-28 ¾ cents). Celui novembre 26 a terminé à 11,9275 $ (-27 ¼ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 315,30 $/tonne (-5,00 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 317,90 $/tonne (-3,40 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 318,80 $/tonne (-3,90 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 69,17 $ (-159 points). Celui septembre 26 a fini à 68,66 $ (-148 points).

  • Pour le deuxième trimestre, Bunge a dépassé ses prévisions de bénéfices, principalement grâce au bon rythme de trituration du soya. La compagnie ajoute que les marges bénéficiaires étaient élevées.
  • Dans une lettre, Desjardins mentionne que la Réserve fédérale américaine a décidé de maintenir ses taux directeurs dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. La Fed estime que la croissance économique américaine progresse à un rythme soutenu malgré les problèmes au Moyen-Orient. La banque centrale américaine précise que la production et les investissements sont favorables. Toutefois, l’inflation américaine demeure supérieure à l’objectif de 2 %.
  • Concernant le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation de soya américain, les analystes interrogés par Reuters estiment que celles de 2025/26 pourraient se situer entre 200,000 et 300,000 t, et celles de 2026/27, entre 700,000 et 1,0 Mt. Pour le tourteau, les attentes varient entre 200,000 et 550,000 t. Enfin, pour l’huile, les projections se situent entre 0 et 10,000 t.

Analyse sommaire – Soya

  • Comme dans le maïs américain, le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des manœuvres techniques, le plus souvent à la baisse.
  • La possibilité d’une amélioration des conditions météorologiques dans certaines régions du Midwest et des Plaines américaines a encouragé les vendeurs de contrats à terme. Les spéculateurs ont ainsi profité de l’occasion pour ajuster leurs positions.

 

Blé

À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,6075 $ (-1 ¾ cent). Celui décembre 26 a fermé à 6,7775 $ (-2 cents). Celui mars 27 a terminé à 6,9300 $ (-2 ¼ cents).

À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,2550 $ (-¾ cent). Celui décembre 26 a clôturé à 7,4075 $ (-1 ¼ cent). Celui mars 27 a fermé à 7,5200 $ (-1 ¾ cent).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,0500 $ (+ 2 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2825 $ (+ 3 cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,4450 $ (+ 3 ½ cents).

  • Pour la première fois depuis un an, le gouvernement turc autorise les exportations de blé. Il juge que les stocks alimentaires sont suffisamment élevés pour garantir la sécurité alimentaire. Néanmoins, les autorités mentionnent qu’elles surveilleront de près l’évolution des exportations afin d’en maintenir l’équilibre.
  • Hier, les autorités russes ont limité l’accès à trois ports de la mer Noire en raison des combats qui font rage. Par ailleurs, le gouvernement russe propose d’armer de mitrailleuses les navires céréaliers afin d’assurer leur défense. Quoi qu’il en soit, les Russes reconnaissent que la situation dans le secteur de la mer Noire ne s’améliore pas : les conditions de navigation demeurent dangereuses et les navires peuvent toujours être attaqués par les forces ukrainiennes.
  • En Ukraine, un groupe agricole estime que les faillites d’agriculteurs pourraient devenir un problème majeur en raison de la lenteur des exportations de grains. En conséquence, les prix offerts chutent à cause de l’accumulation des stocks, c’est-à-dire des grains invendus. 
  • En Europe, la Commission européenne estime que les exportations de blé de l’UE pourraient chuter de 61 % au cours du mois de juillet. Dans l’ensemble, toutefois, malgré les aléas météorologiques, la production de blé pourrait reculer de seulement 8 %. 
  • Pour demain, les analystes interrogés par Reuters prévoient des ventes à l’exportation de blé 2026/27 comprises entre 200,000 et 500,000 t.

Analyse sommaire – Blé

  • Les perspectives d’amélioration des conditions météorologiques dans certaines régions du Midwest et des Plaines américaines ont favorisé les corrections dans le secteur du blé américain.
  • Par contre, la chaleur extrême pourrait perdurer à court terme dans les Plaines américaines, ce qui risque de maintenir un stress hydrique et thermique dans les cultures de blé de printemps de certaines régions, notamment dans le Nord.
  • Le maintien de conditions météorologiques difficiles en Europe de l’Ouest continue de soutenir les différents cours du blé américain.
  • Les problèmes en mer Noire ont également soutenu les différents contrats à terme du blé américain.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 227,90 $ (+ 43 cents). Celui octobre 26 a fermé à 223,98 $ (+ 1,80 $). Celui décembre 26 a terminé à 223,33 $ (+ 2,03 $).

Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 344,28 $ (+1,20 $). Celui septembre 26 a clôturé à 338,65 $ (+1,43 $). Celui octobre 26 a fermé à 329,63 $ (+2,80 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 0,56 $ pour s’établir à 347,91 $.
  • Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,054 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les régions concernées par cette tentative étaient le TX/OK/NM et le KS. Les prix de réserve variaient entre 232,00 et 234,00 $. Les offres maximales se situaient entre 0,00 et 228,00 $.
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait, tandis que l’écart Ch/Se se resserrait à 21,02 $. La découpe « Choice » a perdu 2,43 $ pour s’établir à 363,43 $, tandis que la « Select » a baissé de 1,11 $ à 342,41 $.
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 107,000 têtes (+ 9,000 comparativement à la semaine précédente; -6,457 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 305,000 têtes (+ 2,000 comparativement à la semaine précédente; -30,686 par rapport à l’an dernier).

Porc

Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 100,68 $ (-2,43 $). Celui octobre 26 a fermé à 85,70 $ (-2,58 $). Celui décembre 26 a terminé à 77,20 $ (-2,48 $).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index augmentait de 0,12 $ pour s’établir à 98,35 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse progressait de 0,79 $ à 101,79 $. Quant au prix du porc vivant, il gagnait 1,36 $ à 74,20 $.
  • La valeur moyenne des découpes cédait 2,13 $ à 101,78 $. Dans le détail : longe -0,28 $ (90,10 $); fesse -2,03 $ (111,96 $); épaule -1,16 $ (72,35 $); côte -1,68 $ (161,14 $); jambon -5,30 $ (94,58 $); flanc -3,47 $ (152,95 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 471,000 têtes (-8,000 comparativement à la semaine précédente; + 420 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,353 million de têtes (-27,000 comparativement à la semaine précédente; -26,885 par rapport à l’an dernier).

 


Partager cet article