Météo – Amérique du Sud
- Dans l’ensemble, les prévisions météorologiques évoluent peu à court terme pour le Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour révèle encore des possibilités de temps sec sur l’ensemble du territoire de production. Toutefois, comme l’illustre la carte du 3e jour ci-contre, des précipitations demeurent possibles dans l’est, autour du Paraná et du Santa Catarina. En somme, la météo au Brésil reste favorable à la poursuite de la récolte de maïs safrinha.
De son côté, World Weather prévoit des précipitations additionnelles dans le sud du Brésil. Ces conditions pourraient nuire à la maturation et retarder quelque peu la récolte de maïs safrinha. L’organisme mentionne aussi que les températures pouvaient être fraîches durant la journée dans ce secteur. Du gel pourrait même survenir cette nuit et tôt demain.
- En Argentine, les prévisions météorologiques évoluent peu à court terme. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour indique toujours des probabilités de temps sec sur l’ensemble du territoire de production. Comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, les conditions météorologiques devraient être favorables aux activités aux champs, notamment à la récolte.
Météo – États-Unis
- De manière générale, les conditions météorologiques dans le Midwest et le reste des Grandes Plaines pourraient être « correctes » à certains endroits. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) jusqu’au 3e jour signale des risques de pluie dans le sud des Grands Lacs et dans plusieurs secteurs du centre des Grandes Plaines. Un temps sec pourrait s’installer à l’ouest des Grands Lacs, notamment du Minnesota aux Dakotas du Nord et du Sud. Le sud des Plaines, près du Texas, pourrait aussi connaître des conditions plus sèches (voir notamment la carte pour demain présentée ci-contre).
En définitive, les pluies pourraient être excessives dans le sud des Grands Lacs, entre le Missouri, l’Illinois, l’Indiana et l’Ohio. La situation pourrait se détériorer au point de nuire aux activités aux champs et à la qualité du grain dans ces secteurs. Ailleurs, dans la plupart des cas, un temps sec persistant serait nécessaire pour réduire l’humidité des sols, qui risque de devenir saturée à plusieurs endroits.
De son côté, la NOAA rapportait aujourd’hui qu’un système météorologique actif au cours des prochains jours et du week-end pourrait provoquer des orages violents et des inondations localisées dans le centre et le centre-sud des États-Unis. Ces orages pourraient aussi générer des vents destructeurs, de la grêle et des tornades. Ces conditions pourraient se produire surtout du centre des Grandes Plaines jusqu’au Missouri, vers l’est.
En bref, hier soir…
- Au cours de la journée d’hier, CNBC rapportait que les suppressions d’emplois dans le secteur manufacturier américain avaient atteint un niveau comparable à celui de la crise financière de 2008/09 ou de la COVID. C’est du moins ce qui ressort d’un rapport présenté par S&P Global. Les inquiétudes liées à la demande mondiale et à la hausse des coûts de production, notamment pour l’énergie et les autres matières premières, auraient largement contribué à cette situation.
Selon S&P, l’indice manufacturier a toutefois dépassé les attentes ce mois-ci. Cette amélioration repose surtout sur la reconstitution des stocks dans les usines. Des retards d’approvisionnement auraient néanmoins été observés au cours du mois actuel.
Malgré tout, le marché de l’emploi aux États-Unis reste solide cette année. Le Bureau américain des statistiques du travail prévoit même l’ajout de 23,000 postes dans le secteur manufacturier. Les tentatives de résolution des conflits au Moyen-Orient et la chute des prix du pétrole brut alimentent un certain espoir. Les démarches de la Réserve fédérale américaine pour mieux cerner l’inflation vont dans le même sens : la banque centrale suit de près l’évolution des conflits au Moyen-Orient et compte agir en conséquence, mais avec prudence.
Rappelons que, dernièrement, le président de la Fed a décidé de laisser les taux directeurs inchangés, même s’il estime que l’inflation (4,2 %) demeure bien au-delà de son objectif de 2 %. La baisse des prix du pétrole brut pourrait faciliter la tâche en réduisant entre autres les coûts des matières premières, dont ceux de l’énergie.
À terme, il pourrait en résulter un recul de l’inflation américaine. Cette possibilité pourrait aider à rétablir la confiance des entreprises américaines. Néanmoins, S&P Global note que la croissance économique demeure plus lente, avec un rythme annualisé de 1,6 % au premier trimestre de 2026.
- Par ailleurs, peu avant la fermeture des marchés boursiers, Bloomberg rapportait que le président Donald Trump avait vanté les mérites de son protectionnisme commercial auprès des électeurs de la Pennsylvanie. Le média mentionne aussi que le président Trump a promis un « soulagement imminent » face à la hausse du coût de la vie.
Sa présence en Pennsylvanie rappelle que les élections de mi-mandat approchent : vers novembre, les électeurs américains devront se prononcer sur le sort des sénateurs et des représentants. Or, le président Trump cherche constamment à consolider une majorité républicaine.
Comme précisé plus haut, pour séduire les électeurs, le président a mis de l’avant sa politique protectionniste, qui aurait notamment contribué à réduire le déficit commercial avec la Chine. Un déficit commercial signifie qu’un pays importe plus qu’il n’exporte. À terme, il voudrait obtenir un excédent commercial, ce qui implique davantage d’exportations que d’importations.
Maïs
Le contrat de maïs américain juillet 26 a clôturé à 4,0700 $ (- 2 ¾ cents). Celui septembre 26 a fermé à 4,1575 $ (- 2 cents). Celui décembre 26 a terminé à 4,3475 $ (- 2 ½ cents).
- Ce matin, Bloomberg rapportait que les prix du pétrole brut reculaient sans cesse après l’autorisation accordée à un plus grand nombre de pétroliers de circuler dans la région du golfe Persique. Cette situation découle directement des ententes entre les Américains et les Iraniens. L’Organisation maritime internationale a reçu des garanties de sécurité pour les différents navires qui transiteront par le détroit d’Ormuz.
Ainsi, l’organisation a pu rassurer les armateurs. Le déblocage a permis aux prix du pétrole brut de reculer de façon significative. Cet après-midi, le Brent reculait de 4,99 %, à 73,23 USD le baril, tandis que le WTI perdait 4,44 %, à 69,96 USD le baril.
En fait, CNBC mentionne que, depuis la signature de l’accord intérimaire entre les Américains et les Iraniens, le passage de 20 pétroliers, transportant environ 35 millions de barils de pétrole dans le détroit d’Ormuz, a été débloqué. Bloomberg soutient également que les prix du pétrole brut ont jusqu’à présent perdu 40 % de leur valeur depuis le pic atteint au plus fort du conflit en Iran.
- Toujours selon Bloomberg, le président Donald Trump a ordonné au département de la Justice américaine d’examiner les prix des carburants. Il estime que ces derniers ne baissent pas aussi rapidement que souhaité.
- Aujourd’hui paraissait le rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain. Pour le 19 juin dernier, la production moyenne d’éthanol a atteint 1,090 million de barils par jour, en baisse de 1,1 % par rapport à la semaine précédente, mais en hausse de 0,8 % par rapport à l’an passé.
Quant aux stocks d’éthanol américain, ils ont été établis à 24,585 millions de barils, en hausse de 0,5 % par rapport à la semaine précédente et de 0,7 % par rapport à l’an dernier.
- Demain sera publié le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’exportation américaines. Pour le maïs, les analystes interrogés anticipent des ventes de l’ancienne récolte entre 800,000 et 1,2 Mt, tandis qu’ils prévoient celles de la nouvelle entre 300,000 et 600,000 t.
Analyse sommaire – Maïs
- La séance du maïs américain a été dominée par des manœuvres techniques, surtout des ventes de contrats.
- Les résultats du rapport sur l’éthanol américain ont été corrects. D’une certaine manière, ils ont soutenu les différents cours.

Soya
Le contrat de soya américain juillet 26 a clôturé à 11,0875 $ (- 8 ¼ cents). Celui août 26 a fermé à 11,1675 $ (- 7 ¾ cents). Celui septembre 26 a terminé à 11,2000 $ (- 7 ¼ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat juillet 26 a fini à 303,60 $/tonne (+ 70 cents/tonne). Celui août 26 a clôturé à 302,00 $/tonne (0,00). Celui septembre 26 a fermé à 299,00 $/tonne (- 80 cents/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat juillet 26 a terminé à 69,46 $ (- 113 points). Celui août 26 a fini à 68,25 $ (- 87 points).
- Pour demain, les analystes projettent les ventes à l’exportation 2025/26 entre 100,000 et 300,000 t. Ils prévoient celles de 2026/27 entre 500,000 et 700,000 t.
- Le producteur d’engrais Mosaic estime que les prix du phosphate pourraient rester élevés au Brésil. Cette situation devrait réduire la demande et entraîner une baisse des rendements des cultures.
- Au Brésil, l’Anec estime que le pays exportera 15,2 Mt de soya au cours du mois de juin, soit une baisse de 0,7 % par rapport à son estimation précédente.
Analyse sommaire – Soya
- Comme pour le maïs et le blé américains, le secteur du soya américain et de ses produits dérivés a été marqué par des manœuvres techniques, c’est-à-dire des ventes de contrats tout au long de la séance.

Blé
À Chicago, le contrat de blé juillet 26 a clôturé à 5,8575 $ (- 1 cent). Celui septembre 26 a fermé à 5,9600 $ (- 1 cent). Celui décembre 26 a terminé à 6,1275 $ (- 1 cent).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver juillet 26 a fini à 6,1725 $ (- 1 cent). Celui septembre 26 a clôturé à 6,2550 $ (+ ¼ cent). Celui décembre 26 a fermé à 6,4075 $ (+ 1 ¼ cent).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps juillet 26 a terminé à 5,8425 $ (- 3 ¾ cents). Celui septembre 26 a fini à 6,1675 $ (- ¾ cent). Celui décembre 26 a clôturé à 6,4050 $ (- ¾ cent).
- Bloomberg mentionne que la France est gravement touchée par des vagues de chaleur renforcées par le phénomène El Niño. Les autorités françaises ont émis des alertes de canicule pour plusieurs départements. Des mesures similaires auraient été mises en place au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Suisse.
Une sécheresse pourrait aussi déclencher des feux de forêt menaçant la France, l’Espagne et la Grèce. Pour donner une idée, il faisait 42 °C hier à Paris.
- APK-Inform rapporte que les conditions de culture ont été favorables au cours des derniers jours dans une bonne partie de l’Ukraine. L’absence de masse d’air chaud et la présence de pluies légères, mais bénéfiques, ont certainement aidé les différentes cultures.
- Pour la première fois depuis deux ans, une cargaison de blé français a été envoyée en Chine.
- Pour demain, les analystes prévoient des ventes à l’exportation de blé américain 2026/27 entre 350,000 et 600,000 t.
Analyse sommaire – Blé
- Comme dans le maïs et le soya américains, les séances dans le blé américain ont été consacrées à des manœuvres techniques. C’est ce que montrent notamment les faibles variations observées dans les prix des différents contrats.
- La chaleur excessive en Europe de l’Ouest a tout de même offert un certain soutien aux différents cours.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 246,53 $ (+ 53 cents). Celui octobre 26 a fermé à 240,38 $ (+ 63 cents). Celui décembre 26 a terminé à 239,85 $ (+ 75 cents).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 372,93 $ (+ 4,78 $). Celui septembre 26 a clôturé à 370,63 $ (+ 3,65 $). Celui octobre 26 a fermé à 367,55 $ (+ 2,95 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index progressait de 2,83 $ à 375,83 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,636 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve allaient de 260,00 à 409,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 255,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait, avec un écart Ch/Se élargi à 20,80 $. La découpe « Choice » a perdu 1,37 $ à 398,94 $, tandis que la « Select » a baissé de 2,92 $ à 378,14 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 108,000 têtes (-1,000 par rapport à la semaine précédente; -7,469 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 324,000 têtes (+ 7,000 par rapport à la semaine précédente; + 20,364 par rapport à l’an dernier).
Porc
Le contrat de porc américain juillet 26 a clôturé à 93,85 $ (- 38 cents). Celui août 26 a fermé à 96,70 $ (- 53 cents). Celui octobre 26 a terminé à 80,90 $ (- 30 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,17 $ à 91,47 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 1,70 $ à 95,56 $. Quant à celui pour le vivant, il augmentait de 3,39 $ à 71,82 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 1,39 $ à 93,86 $. Dans le détail : longe -1,43 $ (92,49 $); fesse -1,65 $ (118,56 $); épaule -0,76 $ (72,40 $); côte + 1,24 $ (181,57 $); jambon + 1,50 $ (81,53 $); flanc -8,75 $ (111,66 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 487,000 têtes (+ 35,000 par rapport à la semaine précédente; + 14,361 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,429 million de têtes (+ 14,000 par rapport à la semaine précédente; + 27,357 par rapport à l’an dernier).

