Météo – Amérique du Sud
- Globalement, peu de changements météorologiques sont attendus à court terme dans une bonne partie des zones de production du Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) tracées jusqu’au 3e jour indique toujours un assèchement possible à l’échelle des régions productrices. Mais des averses demeurent possibles uniquement dans le centre et l’ouest du Mato Grosso, comme l’indique cette carte du 3e jour. Ailleurs, dans le sud et le sud-est, cette météo pourrait rendre le développement des cultures encore plus difficile, avec un déficit hydrique important.
World Weather prévoit des précipitations pour les centres névralgiques de l’Argentine dimanche et lundi. Il explique que ces averses pourraient suffire à freiner la progression des travaux aux champs. En fait, les météorologues précisent que des périodes de temps plus sec seraient maintenant nécessaires pour favoriser la maturation des cultures.
- Essentiellement, les prévisions météorologiques à court terme restent favorables pour la plupart des régions de production de l’Argentine. L’analyse des cartes GFS dessinées jusqu’au 3e jour révèle des possibilités de pluie plus ou moins abondantes dans le nord et le centre-est.
Comme le montre cette carte du 3e jour ci-contre, des averses, parfois fortes, pourraient toucher une bonne partie des provinces de Buenos Aires, de La Pampa, de Córdoba et de San Luis. D’autres pourraient également survenir plus au nord, notamment dans les provinces de Chaco et de Corrientes.
Météo – États-Unis
- La NOAA attend de bonnes précipitations pour le centre et l’est du Corn Belt au cours des prochains jours, ce qui devrait aider les secteurs asséchés du sud-est.
Par contre, l’organisme mentionne que, dans leur cas, des pluies additionnelles seront nécessaires; il en va de même pour les régions de l’ouest des Grandes Plaines. Or, pour elles, la NOAA ne prévoit pas d’averses importantes à court terme. De plus, ses météorologues annoncent du gel cette nuit dans plusieurs régions des Plaines américaines.
- De manière générale, les conditions météorologiques aux États-Unis sont correctes à court terme. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather) illustrées jusqu’au 3e jour indique, dans un premier temps, des possibilités de pluie, parfois forte, dans le secteur des Grands Lacs et plus au sud. Ces précipitations pourraient s’étirer jusqu’au sud-ouest, dans les environs du Missouri et de l’Arkansas.
Par la suite, dans les jours suivants, un temps plus sec pourrait s’installer dans l’ensemble du Midwest et du reste des Plaines américaines (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre). Il faut noter, toutefois, que les conditions demeurent plus sèches dans le nord des Grandes Plaines.
Maïs
Le contrat de maïs américain mai 26 a clôturé à 4,4875 $ (+ ¼ cent). Celui de juillet 26 a fermé à 4,5750 $ (- ¼ cent). Celui de septembre 26 a terminé à 4,6125 $ (+ ¼ cent).
- Hier, le président Donald Trump a avancé qu’il avait bon espoir qu’un cessez-le-feu permanent puisse intervenir entre les États-Unis et l’Iran. Il s’est dit très satisfait du déroulement des négociations entre les deux parties. Il croit qu’une entente pourrait être finalisée avant la date butoir de la trêve de deux semaines. D’après Bloomberg, Trump a expliqué que les négociations entre Washington et Téhéran pourraient reprendre ce week-end.
Il a précisé que les Iraniens étaient d’accord pour abandonner leurs ambitions nucléaires. Ils auraient également accepté de remettre les matières nucléaires aux autorités américaines. En ce qui concerne le détroit d’Ormuz, les Iraniens seraient aussi d’accord pour le rouvrir à la navigation. Sur ce point, le ministre des Affaires étrangères iranien a mentionné que le détroit était rouvert, à la suite du cessez-le-feu au Liban (dans ce secteur, un cessez-le-feu de dix jours a été convenu avec les Israéliens).
Dans les faits, le président Donald Trump s’attend à prolonger la trêve avec l'Iran de deux semaines supplémentaires. C’est que, de leur côté, les Iraniens n’ont toujours pas confirmé officiellement ces concessions.
La situation a quand même fait reculer significativement le prix du pétrole brut. Cet après-midi, le Brent s’échangeait à environ 91,869 USD et le WTI à 85,594 USD le baril.
- Les autorités américaines ont pressé les membres du G20, le FMI et la Banque mondiale de trouver rapidement des solutions pour assurer l’approvisionnement mondial en fertilisants. Autrement, des crises alimentaires pourraient survenir à certains endroits.
- En Argentine, le Buenos Aires Grain Exchange (BAGE) a relevé son estimation de la production de maïs argentin de 57 Mt à un record de 61 Mt. Il évoque notamment une hausse des superficies ensemencées. De son côté, le Rosario Grain Exchange croit plutôt que la production pourrait atteindre 67 Mt.
- En Ukraine, ASAP-AGRI estime que la production de maïs pourrait reculer de 30,7 Mt à 29,5 Mt.
Analyse sommaire – Maïs
- Le peu de variation observé aujourd’hui dans les prix du maïs suggère que la séance a surtout été consacrée à des manœuvres techniques, principalement des achats.
- La fin de semaine et le début du week-end ont également donné l’occasion à des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
- L’idée que les Argentins puissent dégager une récolte record de maïs a agi comme un facteur de résistance à la hausse des cours.
- La baisse des prix du pétrole brut, influencée par les espoirs d’une paix rapide en Iran, aurait encouragé les acheteurs de grain, y compris de maïs américain.
Soya
Le contrat de soya américain mai 26 a clôturé à 11,6725 $ (+ 3 ½ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 11,8300 $ (+ 2 ½ cents). Celui d’août 26 a terminé à 11,7650 $ (+ 1 ½ cent).
Quant au tourteau de soya, le contrat mai 26 a fini à 331,80 $/tonne (-90 cents/tonne). Celui de juillet 26 a clôturé à 327,20 $/tonne (-90 cents/tonne). Celui d’août 26 a fermé à 322,00 $/tonne (0,0).
Du côté de l’huile de soya, le contrat mai 26 a terminé à 68,16 $ (-117 points). Celui de juillet 26 a fini à 67,91 $ (-114 points).
- Le BAGE mentionne qu’actuellement, la récolte de soya argentin est complétée à 6,2 % dans le centre du pays. Rappelons qu’ailleurs, notamment au Brésil, la récolte de soya est maintenant terminée.
Analyse sommaire – Soya
- Comme dans le maïs, les prix du soya américain et de ses produits dérivés ont été influencés par des manœuvres techniques.
- Hier, Abiove annonçait que les exportations de soya brésilien pourraient augmenter de 2,1 Mt, pour atteindre près de 113 Mt cette année. La nouvelle a encouragé les vendeurs de contrats américains.
- La fin de semaine et le début du week-end ont permis à des spéculateurs d’ajuster ou de fermer des positions, soit en vendant, soit en achetant.
- La baisse de la valeur du pétrole brut a sans doute stimulé les achats de contrats de soya américain et de ses produits dérivés.

Blé
À Chicago, le contrat de blé mai 26 a clôturé à 5,9125 $ (- 7 ¼ cents). Celui de juillet 26 a fermé à 5,9925 $ (- 7 ¼ cents). Celui de septembre 26 a terminé à 6,1175 $ (- 6 ½ cents).
À Kansas, le contrat de blé dur rouge d’hiver mai 26 a fini à 6,3675 $ (- 6,00 $). Celui de juillet 26 a clôturé à 6,5000 $ (- 5,00 $). Celui de septembre 26 a fermé à 6,6175 $ (- 4 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps mai 26 a terminé à 6,5325 $ (+ 1 ½ cent). Celui de juillet 26 a fini à 6,7025 $ (+ 3 ¼ cents). Celui de septembre 26 a clôturé à 6,8550 $ (+ 3 ¾ cents).
- Bloomberg rapporte qu’en Australie, les surfaces allouées à la culture du blé en 2026/27 pourraient reculer à un creux des sept dernières années, en raison notamment de la faiblesse des prix et du manque de fertilisants. Des analyses prévoient un recul de 7,5 % par rapport à l’année précédente, pour une superficie de 11,5 millions d’hectares. Ce calcul signifie que la production de blé pourrait s’élever à 29,8 Mt.
- Cette situation s’explique en grande partie par les effets rapides des conflits au Moyen-Orient (Iran et régions voisines). Bloomberg rapporte également que des riziculteurs de plusieurs pays d’Asie du Sud-Est envisagent eux aussi de réduire leur production, en raison notamment du manque de fertilisants.
Des difficultés similaires ont également été observées en Argentine, où les producteurs de blé pourraient réduire leurs semis, notamment à cause du manque d’urée, un fertilisant lui aussi devenu trop coûteux. Par conséquent, ils pourraient se tourner vers des cultures plus rentables, comme le maïs ou le soya.
Analyse sommaire – Blé
- Comme le maïs et le soya américains, les cours du blé américain ont été influencés par des manœuvres techniques. Dans ce cas-ci, la chute des prix du pétrole brut et ce qui la cause a sans doute attiré les acheteurs de contrats de blé. Les pays du Moyen-Orient sont généralement de gros consommateurs de blé (l’Égypte, par exemple). Des baisses des frais de transport et la paix sont toujours les bienvenues, notamment en ce qui concerne le golfe Persique.
- La fin de semaine et le début du week-end ont donné l’occasion à des spéculateurs d’ajuster des positions, soit en vendant, soit en achetant des contrats.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain juin 26 a clôturé à 247,35 $ (-28 cents). Celui d’août 26 a fermé à 242,83 $ (-25 cents). Celui d’octobre 26 a terminé à 238,10 $ (-23 cents).
Quant au veau américain, le contrat mai 26 a fini à 365,28 $ (-1,83 $). Celui d’août 26 a clôturé à 365,68 $ (-2,85 $). Celui de septembre 26 a fermé à 363,60 $ (-2,83 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en baisse de 1,42 $ (377,67 $).
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange a tenu deux encans en ligne aux États-Unis.
Séquence 1 : il n’a pas réussi à vendre les 1,222 têtes présentées en ligne. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve variaient entre 248,00 $ et 249,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 $ à 247,00 $.
Séquence 2 : il a vendu 571 têtes (305 génisses et 266 bouvillons) des 1,222 offertes en ligne. Les prix moyens des ventes étaient de 248,00 $. Les secteurs concernés par ces ventes étaient : le TX/OK/NM, le KS et l’IA. Les prix de réserve étaient de 248,00 $ et les offres maximales allaient de 0,00 $ à 248,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé reculait, avec un écart Ch/Se élargi à 4,46 $. La découpe « Choice » a régressé de 0,51 $ à 381,06 $, tandis que la « Select » a perdu 1,88 $ à 376,60 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 77,000 têtes (+ 6,000 comparativement à la semaine précédente; -13,821 par rapport à l’an dernier).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 506,000 têtes (-2,000 comparativement à la semaine précédente; + 61,107 par rapport à l’an passé).

Porc
Le contrat de porc américain mai 26 a clôturé à 93,40 $ (-65 cents). Celui de juin 26 a fermé à 101,05 $ (-63 cents). Celui de juillet 26 a terminé à 103,68 $ (-68 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index était en hausse de 0,06 $ à 90,66 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse augmentait de 0,12 $ à 90,28 $. Quant à celui du vivant, il progressait de 1,63 $ à 69,48 $.
- La valeur moyenne des découpes gagnait 2,52 $ à 99,20 $. Dans le détail : longe + 3,60 $ (90,55 $); fesse + 7,10 $ (121,19 $); épaule + 1,50 $ (71,80 $); côte + 2,15 $ (170,67 $); jambon + 0,03 $ (90,42 $); flanc + 3,70 $ (139,43 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 457,000 têtes (-27,000 comparativement à la semaine précédente; + 65,520 par rapport à l’an passé).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 2,502 millions de têtes (+ 30,000 comparativement à la semaine précédente; + 134,777 par rapport à l’an dernier).
Dollar canadien



