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Revue des marchés - 14 avril 26

14 avril 2026,

Météo – Amérique Sud

  • World Weather prévoit, à plus ou moins long terme, une alternance de pluie et d’ensoleillement dans une bonne partie des régions de production de l’Ouest et du Sud du Brésil.
  • Globalement, les conditions météorologiques continuent de s’améliorer dans plusieurs régions du Brésil. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather), illustrées jusqu’au 3e jour, indique surtout des possibilités d’assèchement, bénéfiques pour la plupart des secteurs de production. Toutefois, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre, une sécheresse dévastatrice persistera probablement dans certains secteurs du Sud et du Sud-Est, notamment autour du Mato Grosso do Sul et plus à l’est du São Paulo, jusqu’au Rio Grande do Sul.

 

  • Essentiellement, les conditions météorologiques demeurent à surveiller à court terme en Argentine. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather), tracées jusqu’au 3e jour, révèle des possibilités de pluies très abondantes dans une bonne partie du nord-est du pays (voir notamment la carte de demain ci-contre). Dans ce secteur, des inondations localisées pourraient survenir par endroits. Ailleurs, le temps sec pourrait se poursuivre. Mais bien que l’humidité des sols puisse être adéquate à plusieurs endroits, des risques de stress hydrique persisteront probablement dans certaines régions, notamment dans le sud.

 

Météo – États-Unis

  • La NOAA prévoit toujours un temps sec dans le sud-est des États-Unis. Ailleurs, toutefois, dans le bas et le centre du Midwest, des précipitations plus ou moins abondantes pourraient survenir au cours de la semaine prochaine, particulièrement dans la région des Grands Lacs. Pendant cette même période, l’essentiel des Grandes Plaines pourrait cependant connaître des conditions plus sèches. 

De son côté, World Weather mentionne que les conditions de semis sont actuellement excellentes dans les secteurs situés dans le delta du Mississippi et plus au nord, dans le bassin de la rivière Tennessee. Par contre, l’organisme souligne également que la sécheresse dans ces secteurs complique l’émergence et l’établissement des cultures. Ailleurs dans le Midwest, les averses récentes ralentissent la progression des semis à plusieurs endroits. 

  • De manière générale, les conditions météorologiques demeurent correctes dans la plupart des régions des États-Unis. L’analyse des cartes GFS (World Ag Weather), dessinées jusqu’au 3e jour, montre encore des possibilités de pluies parfois abondantes, de la région des Grands Lacs jusqu’au sud-ouest, vers le Texas, en passant par l’Iowa et le Missouri. Par la suite, un temps plus ensoleillé et bénéfique pourrait toutefois s’installer, comme l’indique la carte du 3e jour ci-contre.

 

 

Maïs

Le contrat de maïs américain mai 26 a clôturé à 4,4300 $ (+ 2 ¾ cents). Celui juillet 26 a fermé à 4,3525 $ (+ 1 ½ cent). Celui septembre 26 a terminé à 4,5550 $ (0,0).

  • Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes privées à l’exportation de 316,000 t de maïs américain à destination du Mexique. Du total, 65,000 t devraient être livrées en 2025/26, 139,000 t en 2026/27 et le reste en 2027/28. Par ailleurs, l’organisme a également annoncé d'autres ventes privées à l’exportation de maïs américain, soit de 120,000 t. Les destinations étaient inconnues et les livraisons sont prévues en 2025/26.
  • Toujours aux États-Unis, l’indice des prix à la production (IPP) pour le mois de mars dernier a été publié. Il s’avère qu’il a augmenté de 4,6 % par rapport à l’an dernier. 
  • Hier, à Fox News, le vice-président JD Vance a mentionné que son gouvernement envisageait de nouvelles négociations avec les Iraniens. Cette nouvelle a poussé la valeur du pétrole brut à la baisse, soit à environ 91,74 USD le baril pour le WTI et 94,99 USD pour le Brent. 
  • Aujourd’hui, au Brésil, la Conab présentait son rapport mensuel. L’organisme a relevé son estimation de la production de maïs safrinha, de 108,43 à 109,12 Mt. Par ailleurs, il a également augmenté sa prévision de la production totale de maïs de 1,3 Mt, à 139,57 Mt. Les analystes s’attendaient plutôt à une baisse, à 139,30 Mt.
  • Toujours au Brésil, les autorités mentionnent que le mélange d’éthanol pourrait augmenter de 35 % d’ici la fin de l’année.
  • Dans sa lettre hebdomadaire, Michael Cordonnier (Soybean & Corn Advisor) a augmenté sa projection de la production de maïs brésilien de 2 Mt, à 134 Mt. Il maintient également une tendance neutre pour l’avenir. Pour l’Argentine, il a laissé inchangée son anticipation de la production de maïs à 54,0 Mt et maintient une tendance neutre à légèrement haussière pour l’avenir.
  • Rabobank avance que la demande brésilienne de fertilisants en 2026 pourrait reculer de 49,1 à 47,2 Mt.

Analyse sommaire – Maïs

  • La séance, dans le maïs américain comme dans les autres secteurs du grain américain, a été marquée par des manœuvres techniques, apparemment provoquées par la baisse des prix du pétrole brut liée à la possibilité de nouvelles négociations entre les Américains et les Iraniens.
  • Les nouvelles données sur la progression des semis de maïs américain, présentées hier après la fermeture des marchés, sont demeurées sans effet. Complétées à 5 %, elles ne représentent qu’une avance d’un point par rapport à l’an passé et à la moyenne des quatre dernières années.
  • Parallèlement, l’idée persiste que les conditions pluvieuses dans le secteur des Grands Lacs, et même plus au sud, limitent encore la progression des ensemencements de maïs. Ce facteur a agi comme une résistance à la hausse des cours.
  • L’idée que les Brésiliens puissent obtenir une récolte de maïs élevée, comme le montrent les derniers résultats du rapport de la Conab, a également constitué une résistance à la hausse des cours. 
  • Les ventes privées à l’exportation annoncées ce matin ont toutefois encouragé les acheteurs de contrats de maïs américain.

 

Soya

Le contrat de soya mai 26 a clôturé à 11,5800 $ (- 4 ¼ cents). Celui juillet 26 a fermé à 11,7275 $ (- 4 ¾ cents). Celui août 26 a terminé à 11,6600 $ (- 4 ¾ cents).

Quant au tourteau de soya américain, le contrat mai 26 a fini à 329,70 $/tonne (- 2,20 $/tonne). Celui juillet 26 a clôturé à 327,30 $/tonne (- 1,60 $/tonne). Celui août 26 a fermé à 322,40 $/tonne (- 1,60 $/tonne).

Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat mai 26 a terminé à 66,44 $ (- 6 points). Celui juillet 26 a fini à 66,22 $ (- 14 points).

  • D’après Bloomberg, ce matin à Pékin, le président chinois Xi Jinping a mentionné au premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, que : « l’ordre international s’effondre et sombre dans le désarroi ». Il signifiait par là un chaos et une décadence morale. Il a toutefois précisé que la Chine devrait continuer de jouer un rôle constructif au Moyen-Orient, du moins en promouvant la paix et le dialogue. 
  • Toujours selon Bloomberg, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que les principaux producteurs de pétrole du golfe Persique pourraient remettre en production la moitié des gisements fermés, à leur niveau d’avant-guerre, d’ici deux semaines, mais seulement une fois que le détroit d’Ormuz sera entièrement rouvert.

La reprise pourrait atteindre 80 % d’ici la fin du mois. Par contre, l’agence avance que la remise en service des 20 % restants pourrait être plus complexe, en raison notamment du mode d’extraction utilisé.

  • La Conab a augmenté son estimation de la production de soya brésilien de 177,85 à 179,15 Mt. Les analystes anticipaient une hausse moins marquée, à 179,00 Mt. 
  • Michael Cordonnier a laissé inchangée son anticipation de la production de soya brésilien, à 179 Mt. Dans le cas de l’Argentine, il a également laissé inchangée sa projection de la production de soya, à 48,0 Mt. Dans les deux cas, il maintient une tendance neutre à la hausse pour l’avenir.
  • En Argentine, les autorités ont annoncé des exemptions de taxes à l’exportation pour le soya, ce qui devrait stimuler les exportations de cette denrée tout en limitant la disponibilité du soya pour les triturateurs argentins.
  • D’après les douanes chinoises, les Chinois auraient augmenté leurs importations de soya de 14,9 % au cours du mois de mars dernier, ce qui demeure bien inférieur à ce que les analystes prévoyaient. Cette situation s’expliquerait par des retards de chargement liés à des changements dans les réglementations sanitaires.
  • Le président Donald Trump a menacé les Chinois d’augmenter de 50 % les droits de douane sur les importations de produits chinois, si leurs autorités persistent à permettre la vente d’armes aux Iraniens.
  • Demain, la NOPA devrait présenter son rapport mensuel sur la trituration effectuée par ses membres. Selon Reuters, les analystes interrogés pensent que ses membres ont trituré 229,98 millions de boisseaux de soya américain au cours du mois dernier. Par ailleurs, sans plus de détails, les analystes croient que les stocks d’huile de soya pourraient atteindre un sommet des 13 dernières années, soit une hausse de 10,8 % par rapport au mois de février dernier.

Analyse sommaire – Soya

  • La baisse des cours du soya américain et de ses produits dérivés s’expliquerait apparemment par le recul de la valeur du pétrole brut, lui-même provoqué par d’éventuelles reprises des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
  • Le facteur météorologique, c’est-à-dire les conditions pluvieuses persistantes dans le secteur des Grands Lacs, et même plus au sud, a limité le potentiel de hausse du secteur du soya américain et de ses produits dérivés.

Néanmoins, les données du rapport d’hier sur la progression des cultures suggèrent que les semis de soya avancent à bon rythme, au point de dépasser ceux de l’an passé et même la moyenne des quatre dernières années.

  • Les chiffres de production avancés par la Conab ont été négatifs : proches à un sommet de 180 Mt, ils ont exercé une résistance à la hausse des cours au marché du soya américain.

 

Blé

À Chicago, le contrat de blé mai 26 a clôturé à 5,9200 $ (+ 9 ¾ cents). Celui juillet 26 a fermé à 6,0125 $ (+ 10 cents). Celui septembre 26 a terminé à 6,1300 $ (+ 10 cents).

À Kansas, le contrat de blé dur rouge d’hiver mai 26 a fini à 6,2275 $ (+ 19 ½ cents). Celui juillet 26 a clôturé à 6,3625 $ (+ 19 ¾ cents). Celui septembre 26 a fermé à 6,4900 $ (+ 20 ¼ cents).

À Minneapolis, le contrat de blé de printemps mai 26 a terminé à 6,3925 $ (+ 14 ¾ cents). Celui juillet 26 a fini à 6,5325 $ (+ 14 cents). Celui septembre 26 a clôturé à 6,6825 $ (+ 12 ¾ cents).

  • Bloomberg mentionne que l’administration Trump demande des informations auprès des agriculteurs dans le cadre d’une enquête du département de la Justice américain concernant les coûts élevés des engrais, de la machinerie agricole et d’autres intrants. Le département cherche à savoir si des producteurs d’engrais, entre autres, se sont entendus pour faire grimper leurs prix de vente. 
  • En Ukraine, le service météorologique étatique soutient que la plupart des cultures de blé d’hiver sont en bonnes conditions. Il mentionne toutefois que, dans le centre du pays, des dommages causés par des ravageurs et les travaux d’entretien ont tout de même été répertoriés. 
  • APK-Inform prévoit une production de blé ukrainien de 19,9 Mt en 2026. Dans le rapport WASDE du mois, l’USDA anticipait plutôt une production de blé ukrainien à 24 Mt.

Analyse sommaire – Blé

  • La perspective d’une reprise des négociations entre les Américains et les Iraniens aurait encouragé la hausse des cours du blé américain, d’autant plus que la valeur du pétrole brut est en nette baisse.
  • Par ailleurs, les données sur les conditions de culture du blé d’hiver, présentées hier, suggèrent que la sécheresse dans une bonne partie des Grandes Plaines affecte de nombreuses cultures, notamment en aggravant leur stress hydrique.

Rappelons que, dans le rapport, les conditions de culture du blé d’hiver américain étaient passées, dimanche dernier, de 35 % à 34 % dans les catégories « bon à excellent ».

Il reste que 11 % des cultures étaient en épiaison, soit une avance de 4 % par rapport à la moyenne des quatre dernières années. Cet élément a été bien perçu par les analystes et les spéculateurs : il a encouragé les acheteurs de contrats.

Du même coup, les résultats du rapport sur la progression des cultures, présentés hier, ne suggèrent pas de problème majeur concernant les semis de blé de printemps, qui se feraient essentiellement à bon rythme. Ce facteur aurait donc été plutôt positif pour le secteur du blé américain.

 

Bœuf

Le contrat de bœuf américain juin 26 a clôturé à 251,43 $ (+ 2,90 $). Celui août 26 a fermé à 246,53 $ (+ 2,08 $). Celui octobre 26 a terminé à 242,03 $ (+ 1,23 $).

Quant au veau américain, le contrat mai 26 a fini à 374,85 $ (+ 2,03 $). Celui août 26 a clôturé à 375,83 $ (+ 2,50 $). Celui septembre 26 a fermé à 373,95 $ (+ 2,35 $).

  • À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index était en hausse de 7,27 $ à 300,74 $.
  • Cet après-midi, la valeur du surgelé affichait une progression contrastée, avec un écart Ch/Se élargi à 3,40 $. La découpe « Choice » a gagné 1,28 $ à 383,20 $, tandis que la « Select » reculait de 3,84 $ à 379,80 $.
  • Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 112,000 têtes (-1,000 comparativement à la semaine précédente; -9,032 par rapport à l’an dernier).
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 216,000 têtes (+5,000 comparativement à la semaine précédente; -17,545 par rapport à l’an passé).

 

Porc

Le contrat de porc américain mai 26 a clôturé à 94,23 $ (- 63 cents). Celui juin 26 a fermé à 102,45 $ (- 6 ¾ cents). Celui juillet 26 a terminé à 105,35 $ (- 7 ¼ cents).

  • À la clôture, le CME Lean Hog Index reculait de 0,01 $ à 90,27 $.
  • Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse augmentait de 1,73 $ à 90,77 $. Quant à celui du vivant, il progressait de 0,45 $ à 70,24 $.
  • La valeur moyenne des découpes cédait 0,50 $ à 98,64 $. Dans le détail : longe -2,67 $ (89,89 $); fesse -0,97 $ (113,05 $); épaule +0,71 $ (74,50 $); côte +5,02 $ (171,58 $); jambon +3,29 $ (88,25 $); flanc -6,23 $ (142,55 $).
  • Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 491,000 têtes (-6,000 têtes comparativement à la semaine précédente et +4,965 par rapport à l’an passé). 
  • Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 983,000 têtes (+119,000 comparativement à la semaine précédente; -12,299 par rapport à l’an dernier).

 

Dollar canadien


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