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Le Marché Québécois

Le maïs-grain

La production

De loin la principale grande culture au Québec, la production de maïs grain a pris son essor au début des années 1970. En 2013, il s’est produit 3,8 millions de tonnes de maïs-grain au Québec, la deuxième plus importante récolte de tous les temps, après l’année record de 2007.

Évolution de la production de maïs-grain, Québec, 1973 à 2013

Source : Statistique Canada.

Au dernier recensement de l’agriculture en 2011, on dénombrait 6160 fermes qui cultivaient du maïs-grain sur une superficie totale de 402 000 hectares. La superficie cultivée en maïs-grain est assez stable depuis les dix dernières années et, bien que la zone de production du maïs-grain se soit étendue au fil du temps avec le développement de nouveaux cultivars, elle reste pour l’essentiel concentrée dans les régions plus au sud.

Répartition régionale de la production de maïs-grain, Québec, 2013

Source : Institut de la statistique du Québec.

Le Québec est la deuxième province productrice au Canada, avec 27 % de la production de maïs-grain du pays, derrière l’Ontario, qui compte pour 63 %. En 2013, la production canadienne représentait 4 % de la production des États-Unis. Le Québec reste donc un bien petit joueur sur le marché nord-américain.

Le rendement

Les rendements du maïs-grain au Québec ont grandement évolué au cours des dernières décennies. Alors qu’au début des années 1970 le rendement moyen se situait autour de 4,5 à 5,5 tonnes à l’hectare, il atteint aujourd’hui plus de 9,0 tonnes à l’hectare. Malgré des conditions plus nordiques, le Québec fait assez bonne figure par rapport à l’Ontario et aux États-Unis, dont les rendements moyens se situent autour de 10 tonnes à l’hectare.

Évolution du rendement du maïs-grain, Québec, 1973 à 2013

Source : Statistique Canada.

Les marchés

S’il a tout d’abord été cultivé sur les fermes du Québec à des fins presque exclusivement d’auto-approvisionnement, la majorité de la récolte est aujourd’hui transigée sur le marché. Principal grain utilisé dans l’alimentation animale au Québec, c’est aussi là son plus important marché. Le maïs-grain produit au Québec est en grande majorité consommé dans la province, bien qu’une partie de la récolte soit exportée vers d’autres provinces, les États-Unis ou d’autres pays. Historiquement, le Québec a toujours été importateur net de maïs-grain. Toutefois, depuis le début des années 2000, le Québec s’est retrouvé en situation d’exportateur net près d’une année sur deux et la balance commerciale du Québec en matière de maïs-grain est demeurée positive depuis 2010.

Écoulement du maïs-grain, Québec, moyenne 2009-2012

*Inclut la production d’éthanol.

Source : Statistique Canada et FPCCQ.

 

Importations, exportations et balance commerciale du maïs-grain,
Québec, 1996 à 20121

1 Inclut les importations et exportations interprovinciales.

Source : Statistique Canada.

 

Le soya

 

La production

La soya est une production relativement jeune si on la compare au maïs-grain ou à l’avoine. Si quelques pionniers le cultivaient déjà dans les années 1960, la culture du soya s’est véritablement déployée au cours des années 1990. En 2013, le Québec a produit près de 850 milliers de tonnes de soya, la plus importante récolte de son histoire. Reconnu pour ses grandes qualités nutritionnelles, notamment pour sa haute teneur en protéines, le soya est utilisé dans une multitude de produits d’alimentation humaine et animale. 

Évolution de la production de soya, Québec, 1986 à 2013

Source : Statistique Canada.

Au dernier recensement de l’agriculture en 2011, on comptait tout près de 6000 fermes cultivant du soya sur une superficie de 277 000 hectares. Les superficies cultivées en soya ont presque doublé en dix ans. Les régions productrices de soya sont principalement celles situées au sud de la province, mais les zones de culture sont plus étendues que pour le maïs-grain.

Répartition régionale de la production de soya, Québec, 2013

Source : Institut de la statistique du Québec.

Le Québec est la troisième province productrice de soya au Canada, loin derrière l’Ontario qui produit à elle seule plus de la moitié du soya canadien (59 % en 2013). Le Manitoba arrive second, avec un peu plus d’un million de tonnes produites en 2013.

 

Le rendement

Le rendement moyen du soya au Québec est resté plutôt stable depuis les 20 dernières années. En 2013, il a atteint 2,9 tonnes à l’hectare, une valeur proche du rendement record de 2010 (3,1 tonnes à l’hectare). Bien que l’Ontario présente un plus long historique de production de soya que le Québec, les rendements du Québec sont comparables, et parfois mêmes supérieurs.

Évolution du rendement du soya, Québec, 1986 à 2013

Source : Statistique Canada.

Les marchés

Le soya est destiné à de nombreux usages en alimentation humaine et animale et est également utilisé pour la production d’énergie (biodiesel). La plus grande part du soya est destinée à la trituration et transformé en huile et en tourteau, ainsi qu’en une multitude de sous-produits. Le tourteau est un ingrédient important en alimentation animale alors que l’huile est plutôt destinée à l’alimentation humaine et à la production de biodiesel. Au Québec, près de 80 % du soya est exporté, principalement vers le Japon, les Pays-Bas et la Chine.

Écoulement du soya, Québec, moyenne 2009-2012

Source : FPCCQ.

 

Le blé

 

La production

Le blé est la cinquième culture en importance au Québec, basé sur les volumes produits. En 2013, la production de blé a atteint 183 milliers de tonnes, une année record. La culture du blé s’est rapidement développée au cours des années 1970 mais a connu un développement en dents de scie avec des variations importantes au cours des décennies, tant en terme de rendement qu’en terme de superficies ensemencées. Les conditions climatiques humides du Québec constituent sans contredit un défi pour la production de cette céréale davantage adaptée à des climats secs et très sensible à certaines maladies, notamment à la fusariose.

Évolution de la production de blé, Québec, 1973 à 2013

Source : Statistique Canada.

En 2011, le recensement de l’agriculture dénombrait 1672 producteurs de blé au Québec et une superficie cultivée de 42 500 hectares. Contrairement aux productions de maïs-grain et de soya qui sont fortement concentrées dans quelques régions, la production de blé est davantage répartie sur le territoire.

Répartition régionale de la production de blé, Québec, 2013

Source : Institut de la statistique du Québec.

Le Québec est un très petit joueur dans la production de blé, avec moins de 1 % de la production canadienne. Les grandes provinces céréalières que sont la Saskatchewan et l’Alberta ont produit respectivement 49 % et 30 % du blé à l’échelle du pays en 2013 et l’Ontario 6 %.

 

Le rendement

Le rendement moyen du blé au Québec se compare à celui du reste du Canada. Depuis le début des années 1980, il se maintient entre 2,5 et 3,5 tonnes à l’hectare. L’Ontario affiche un rendement bien au-dessus de la moyenne canadienne, avec 5,3 tonnes à l’hectare en 2013. Ceci s’explique en bonne partie par le fait qu’on y cultive principalement du blé d’hiver, qui présente un rendement plus élevé que le blé de printemps, cultivé dans l’Ouest et au Québec.

Évolution du rendement du blé, Québec, 1973 à 2013

Source : Statistique Canada.

Les marchés

La grande majorité du blé produit au Québec est vendu sur le marché de l’alimentation animale. La demande québécoise en blé d’alimentation humaine est en très grande partie comblée par les importations en provenance de l’Ouest canadien. Ainsi, malgré le fait que les superficies en blé d’alimentation humaine soient importantes au Québec, les critères de qualité élevés, notamment à l’égard de la présence de fusariose, font que, certaines années, une grande partie de la récolte se trouve déclassée vers le marché de l’alimentation animale. Cela dit, de plus en plus de minoteries et de boulangeries du Québec choisissent de s’approvisionner en blé local. Cette demande contribue à stimuler le développement de la production de blé humain ainsi que de l’expertise et des activités de recherche en appui à la production. 

Écoulement du blé, Québec, moyenne 2009-2012

Source : Statistique Canada et FPCCQ.

 

Le porc

 

La production

Le porc québécois est reconnu pour sa qualité partout dans le monde. En 2013, il s’est produit 7,5 millions de porcs au Québec. Avec 15 % des recettes agricoles en 2012, la production porcine est la troisième production agricole en importance au Québec après le lait et les grandes cultures. 

Évolution de la production de porcs d’abattage, Québec, 2001 à 2013

Source : Statistique Canada, Écoulement des porcs. CANSIM 003-0102.

Selon le recensement de l’agriculture 2011, le Québec comptait tout près de 2000 fermes possédant des porcs en 2011, dont les trois quarts sont des entreprises spécialisées, c’est-à-tirant 50 % et plus de leurs revenus de la production porcine. Longtemps pratiquée comme une production secondaire sur les fermes du Québec, la production porcine est aujourd’hui plus spécialisée que jamais.

Répartition régionale des fermes porcines spécialisées, Québec, 2011

Source : Recensement de l’agriculture, 2011.

Selon le Conseil canadien du porc, le Québec a produit 27 % des porcs canadiens en 2012, juste derrière le Manitoba et devant l’Ontario qui ont produit respectivement 29 % et 22 % des porcs. Pourtant, en quantité de viande produite, le Québec arrive au premier rang parmi les provinces canadiennes. Ceci s’explique par le fait que les porcs nés au Québec sont élevés et abattus dans la province alors qu’au Manitoba on produit bon nombre de porcelets qui sont ensuite dirigés vers les États-Unis pour y être engraissés et abattus.

Les marchés

L’industrie du porc est tournée vers le marché d’exportation : en effet, plus de 65 % de la production québécoise sur retrouve sur les marchés étrangers[1]. En 2012, les États-Unis, la Russie et le Japon ont été les principales destinations de la viande de porc du Québec. Les exportations se font surtout sous forme de coupes de viande congelées, notamment vers le Japon et la Russie. La viande fraîche est quant à elle surtout destinée au marché américain.

Le Québec compte une dizaine d’abattoirs sous inspection fédérale spécialisés dans le porc et une quinzaine d’autres abattoirs habilités à abattre des porcs.

 

Le bœuf

 

La production

La filière bovine du Québec est divisée en deux grands sous-secteurs : l’élevage du bœuf et l’élevage du veau. Le premier canal est constitué d’abord de la production de veaux de boucherie, destinés à être engraissés jusqu’à devenir des bouvillons ou des génisses d’abattage. Cette production est généralement réalisée en deux grandes étapes : la production de veaux d’embouches sur des fermes de vache-veau et l’engraissement des bouvillons d’abattage, le plus souvent en parcs d’engraissement. Certains parcs se spécialisent en semi-finition et en finition, divisant ainsi la finition en deux étapes.

Le deuxième sous-secteur, soit celui de l’élevage de veaux, tire sa source de l’élevage laitier. En effet, la production laitière fournit à la fois des génisses pour le remplacement des troupeaux laitiers mais également des veaux mâles, qui sont dirigés vers l’engraissement et la production de viande de veau. Les producteurs engagés dans cette production élèvent soit des veaux de grains, soit des veaux de lait.

Au Québec, on comptait 3154 fermes spécialisées[2] dans l’élevage du bovin de boucherie en 2011, incluant le vache-veau, le bouvillon d’abattage, le veau de grain et le veau de lait. Ces fermes sont réparties partout sur le territoire québécois mais plus fortement concentrées dans certaines régions.

Répartition régionale des fermes bovines spécialisées, Québec, 2011

Source : Recensement de l’agriculture, 2011.

 

Source : Recensement de l’agriculture, 2011.

 

[1] FPPQ, Rapport annuel 2012-2013.

[2] Exploitations qui tirent 50 % et plus de leurs revenus agricoles bruts de cette production.

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